Jeudi 7 avril 2011 4 07 /04 /Avr /2011 09:04

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Dans Le malade imaginaire, Toinette, qui joue à caricaturer les médecins de l’époque, n’a qu’un diagnostic à la bouche: «Ce sont tous des ignorants. C’est du poumon que vous êtes malade.» Argan peut bien énumérer ses multiples symptômes:


- «Je sens de temps en temps des douleurs de tête
- Justement, le poumon
- Il me semble parfois que j’ai un voile devant les yeux
- Le poumon
- J’ai quelquefois des maux de cœur
- Le poumon!»

Qu’importe la question. La réponse est toujours la même.


Molière pousse encore plus loin la satire. Ne peut-on être malade à son insu? À l’hypocondriaque, il suffit de suggérer d’autres maux, dont il ignorait encore souffrir. Le plus inquiétant, c’est de bien se porter.
«Vous avez appétit à ce que vous mangez? Vous aimez à boire un peu de vin? Il vous prend un petit sommeil après le repas, et vous êtes bien aise de dormir?»  Il n’est nullement besoin qu’un problème existe pour lui trouver une solution. «Le poumon, le poumon, vous dis-je.»

Aujourd’hui, ce sont les médecins de Molière qui nous gouvernent: une même réponse à tous les problèmes. Le niveau de vie recule? L’insécurité s’installe? L’incertitude monte sur la scène internationale? L’islam.
Le Front national gagne du terrain, en même temps que l’islamophobie? L’islam, vous dis-je. La loi de 2004 prétendait pourtant trancher une vieille question en interdisant le voile à l’école. Mais ce n’était qu’un début: la laïcité est un puits sans fond. Ainsi, on apprit que la France souffrait, à son insu, d’une «burqite» aiguë. Une nouvelle loi bannit donc en 2010 le voile intégral dans l’espace public. Enfin, pensait-on, c’en était fini.

C’était sans compter la constance de l’UMP, qui organise le 5 avril un débat sur l’islam, ou la laïcité, on ne sait trop. Il paraîtrait en effet que des minarets défigurent notre paysage laïc et son manteau d’églises; que des musulmans occupent nos rues pour s’y adonner à la prière; que des femmes se couvrent les cheveux pour travailler dans des crèches, accompagner des sorties scolaires, ou se rendre dans les services publics, ou bien encore portent des jupes que d’aucuns jugent trop longues. On découvre que les imams ne s’expriment pas en latin, et que le Coran n’est pas écrit dans la langue de Molière. Bref, voilà un «problème» qui a de beaux jours devant lui: plus ça change, plus c’est la même chose.

Sans doute, comme le Sganarelle du Médecin malgré lui, les hiérarques du parti présidentiel rétorqueront-ils à ceux qui croient encore que «le cœur est du côté gauche, et le foie du côté droit»: «Oui, cela était autrefois ainsi, mais nous avons changé tout cela.» De fait, nos gouvernants disposent aujourd’hui, pour se donner de l’air, non plus d’un, mais de deux poumons: l’islam, bien sûr, mais aussi l’immigration. Chômage? Délinquance? L’immigration, ou l’islam, peu importe, vous dis-je. Lors du débat sur l’identité nationale, le président de la République n’opposait-il pas «ceux qui arrivent», les musulmans, à «ceux qui accueillent»?

Ainsi du football. Le 15 janvier 2010, évoquant la victoire algérienne face à l’Égypte, Jean-Claude Gaudin dérapait après tant d’autres: «Nous nous réjouissons que les musulmans soient heureux du match, sauf que quand après ils déferlent à 15 ou à 20.000 sur la Canebière, il n’y a que le drapeau algérien et il n’y a pas le drapeau français, cela ne nous plaît pas». Plutôt que d’étrangers ou d’immigrés, le maire UMP de Marseille parlait de «musulmans»: c’était renouer avec un langage colonial. Venu animer le débat sur l’identité nationale, Éric Besson préférait alors y voir un simple «lapsus».

Le 27 février 2011, interrogé sur l’opportunité d’un débat autour de l’islam (France Inter / Le Monde / i-Télé), le même déclarait: «Je souscris à ce qu’a dit Alain Juppé. ‘Faisons attention à ce que les musulmans ne se sentent pas mis en cause par un débat sur la laïcité.’» Il ajoutait toutefois: «Bien sûr, mais nul ne suggère de le faire.» Or il enchaînait aussitôt sur une «difficulté d’intégration»: «Quand, après le match Algérie - Égypte, où la France n’est même pas concernée, vingt mille jeunes Marseillais, étrangers, Français d’origine étrangère, vont sur la Canebière brûler les drapeaux français, n’est-ce pas l’indice d’une difficulté?»

Éric Besson va beaucoup plus loin que Jean-Claude Gaudin, puisqu’il invente un incident imaginaire: on aurait brûlé des drapeaux français sur la Canebière! La ficelle est grosse. Loin de faire scandale, elle passe pourtant inaperçue: nul journaliste ne s’en étonne, aucun ne rectifie. C’est que le problème a fini par s’imposer comme une évidence. Qu’importe alors la vérité? Les médecins de la Sarkozye ont donc réussi: le diagnostic est accepté. Pourtant, ils ont échoué: le traitement ne leur rapporte rien. Les sondages convergent tous: pour nos gouvernants, la démagogie xénophobe ou islamophobe ne paie plus. C’est Marine Le Pen qui en bénéficie. Nul ne l’ignore. La preuve? On s’entretue à l’UMP.

Alors, pourquoi persévérer, en dépit des revers? Les révolutions arabes inspirent une réponse paradoxale. Les espoirs démocratiques qu’elles suscitent devraient logiquement condamner le «conflit des civilisations» aux poubelles de l’histoire. Dès lors, pourquoi relancer aujourd’hui l’islamophobie? Le retournement libyen ne suffira pas à le faire oublier, la France a soutenu les dictatures arabes jusqu’au bout, pour mieux nous protéger de l’islamisme: le poumon. Ensuite, elle s’est inquiétée de leur effondrement, censé nous menacer d’un déferlement d’immigration. Le poumon, vous dis-je.

Mais pourquoi s’entêter ainsi, à rebours de l’histoire? Si Nicolas Sarkozy continue, envers et contre tout, d’attiser son problème perpétuel, c’est faute de pouvoir offrir un problème alternatif. Mais il y a plus: y mettre un terme, ce serait reconnaître que sa présidence n’aura été gonflée que de faux problèmes. Certes, avec ses deux poumons, l’UMP ne manque pas d’air. Mais le régime que Nicolas Sarkozy impose au pays pourrait bien, à force de le soigner, tuer le patient. À moins que quelque Toinette ne fasse un sort à nos charlatans. De fait, il est grand temps d’en finir – pas avec l’islam, ni bien sûr avec la laïcité, mais avec ces médecins imaginaires, tellement moins cocasses que ceux de Molière.

Eric Fassin
Sociologue
01.04.11
Source: médiapart

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Mercredi 6 avril 2011 3 06 /04 /Avr /2011 08:33

C'est Mediapart, le journal en ligne qui le révèle aujourdh'ui, avec le Canard Enchaîné: DSK a joué un rôle dans le scandale d'Etat que deviendra le dédommagement versé à monsieru Tapie

 

 

 

corruption

 

 

Cette affaire Tapie fonctionne décidément comme une boîte à scandales. Plus on la fouille, plus on y découvre des faits nouveaux. Il y a d'abord le scandale d'Etat : l'intervention de Nicolas Sarkozy pour suspendre le cours de la justice ordinaire, qui tournait pourtant à l'avantage de l'Etat, et confier à un tribunal privé d'arbitres, le soin de juger le différend qui opposait de longue date Bernard Tapie au Consortium de réalisations (CDR, la structure publique de défaisance où ont été cantonnés en 1995 tous les actifs douteux de l'ex-Crédit lyonnais) au sujet de la vente du groupe de sports Adidas. Ce tribunal a finalement alloué 390 millions d'euros à l'ex-hommes d'affaires.

Mais, à côté de ce scandale principal, il y a aussi toute une série de scandales périphériques : le rôle des fameux arbitres qui ont enrichi Bernard Tapie ; les mensonges de la ministres des finances, Christine Lagarde... Et c'est ainsi qu'une autre affaire dans l'affaire vient d'apparaître.
Selon l'enquête de Mediapart – information également donnée par le Canard enchaîné –, il apparaît que Dominique Strauss-Kahn, à l'époque où il était ministre des finances, a pris une décision dans ce dossier qui était sans doute illégale, et sans laquelle l'Etat n'aurait pas eu à puiser 390 millions d'euros dans les fonds publics, dont 220 millions d'euros, en net, ont été empochés par Bernard Tapie.

La décision en cause date de 1999. A l'époque, Dominique Strauss-Kahn supervise la privatisation du Crédit lyonnais. Conduisant des cessions d'actifs publics à marche forcée – le gouvernement de Lionel Jospin établira en ce domaine un record par rapport aux gouvernements antérieurs qui embarrasse toujours aujourd'hui la gauche –, il veut vendre au privé la banque publique qui a été au centre de si nombreuses dérives à la fin des années 1980 et au début des années 1990.

Mais il le fait à sa manière – fortement empreinte de libéralisme : puisque les pertes ont été socialisées (en clair, endossées par l'Etat), il est possible désormais de privatiser les profits. Dans la procédure de privatisation qui a été retenue, le ministre des finances veut donc donner l'assurance aux futurs acquéreurs, en l'occurrence le Crédit agricole, qu'ils n'auront pas à l'avenir à payer les éventuelles nouvelles ardoises du Crédit lyonnais, mais que l'Etat se portera par avance garant de cela.

Dans une lettre en date du 17 mars 1999, adressée à Jean Peyrelevade, à l'époque président du Lyonnais (lettre de deux feuillets que l'on peut consulter ci-contre), Dominique Strauss-Kahn donne donc la garantie qu'un « certain nombre de risques contentieux » resteront à la charge du CDR, c'est-à-dire, en clair de l'Etat.

 

Un trait d'union entre Mitterrand et Sarkozy

 

Autrement dit, le ministre des finances élargit les garanties du CDR, telles qu'elles avaient été définies à sa création en 1995. Et au nombre de ces garanties nouvelles qui seront, quoi qu'il arrive à la charge du CDR, Dominique Strauss-Kahn mentionne « les conséquences financières éventuelles des actions engagées par les mandataires liquidateurs du groupe Tapie ». Autrement dit, lors de sa création, en 1995, le CDR couvrait certaines dettes du Crédit lyonnais, mais pas celle-là. Par sa lettre, le ministre des finances organise donc cette extension de garantie.

Cette lettre de Dominique Strauss-Kahn, qui est devenu depuis directeur général du Fonds monétaire international (FMI) et qui est aussi un candidat putatif aux primaires socialistes pour l'élection présidentielle de 2012, figure dans le dossier de la Cour des comptes, qui examine actuellement le dossier Tapie et pourrait prendre des sanctions. On sait ainsi dès à présent que Jean-François Rocchi, le patron du CDR qui accepté l'arbitrage en 2007, est mis en cause et pourrait être en particulier renvoyé devant la Cour de discipline budgétaire. La Cour lui reproche – ce qu'il conteste – d'avoir modifié le PV de son conseil d'administration qui a ratifié le recours à l'arbitrage.

Pour ce qui concerne “DSK”, il faut, certes, se garder de reconstruire l'histoire, en fonction de ce qu'elle est devenue ensuite. A l'époque, Bernard Tapie n'en a pas fini avec le volet pénal de toutes les poursuites qui sont engagées contre lui. Et le volet civil de l'affaire est ainsi au point mort. Dominique Strauss-Kahn ne peut donc pas savoir en 1999 les tours et les détours que prendra l'affaire : les 135 millions d'euros de condamnation qui seront infligés en appel au CDR en 2005, la cassation partielle de cet arrêt en 2006, et puis surtout cet hallucinant arbitrage privé au terme duquel Bernard Tapie se mettra dans la proche, en net, 220 millions d'euros.

Il n'empêche ! Dans son principe, la décision que l'Etat paiera éventuellement la facture, c'est Dominique Strauss-Kahn qui la prend. La décision est non seulement grave, mais de surcroît, elle pourrait être... illégale ! C'est ce qui transparaît de la lettre que le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, a adressée le 3 février dernier à François Fillon, et que l'on peut consulter sur le site Mediapart

 

Déjà connue, cette lettre comprend en effet un commentaire que nul n'avait relevé mais qui se décrypte mieux, à la lumière des faits que nous venons d'évoquer. Dans ce document, Didier Migaud fait en effet le commentaire suivant : « Le champ de garantie du CDR envers le Crédit lyonnais reste source de contestations, ce qui a déjà conduit la Cour à exprimer des réserves à l'issue de son précédent contrôle. La Cour considère que le CDR s'est substituté à la responsabilité du Crédit lyonnais dans le dossier Adidas-Tapie au delà de ce que pouvait autoriser le protocole [conclu à la création du CDR]. La lettre du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie du 17 mars 1999 ne peut être considérée comme simplement interprétative. La Cour recommande donc de préciser les contours de cette garantie par un avenant au protocole, ratifié en loi de finances sur le fondement de l'article 34 de la Lolf [loi organique relative aux lois de finances] compte tenu de l'incidence pour le budget de l'Etat. »

Traduction : comme la mesure de Dominique Strauss-Kahn risquait d'avoir une conséquence budgétaire – et on sait maintenant que la conséquence a été... ruineuse pour les finances publiques! –, une simple lettre du ministre ne suffisait pas. Il fallait une délibération du Parlement. En bref, Dominique Strauss-Kahn a lui aussi rendu un fier service à Bernard Tapie, même s'il n'est certes pas de même nature que celui rendu par Nicolas Sarkozy.

Il n'empêche ! Le rôle joué par Dominique Strauss-Kahn vient rappeler une évidence parfois oubliée : Bernard Tapie est une sorte de trait d'union entre les pages sombres du mitterrandisme et l'affairisme des années Sarkozy. Choyé par la gauche à la fin des années 1980, à l'époque des « années fric », il est ensuite devenu un proche de Brice Hortefeux puis de Nicolas Sarkozy.

L'épine Tapie, Dominique Strauss-Kahn risque donc de la sentir dans les mois qui viennent. Surtout si l'envie lui vient de quitter Washington et de concourir pour 2012.

 

http://www.mediapart.fr/journal/france/050411/affaire-tapie-le-coup-de-pouce-de-strauss-kahn?page_article=2

 

 

 

 

 


 

 


 



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Mardi 5 avril 2011 2 05 /04 /Avr /2011 09:30

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Monsieur Claude Guéant est ministre de l'intérieur, chargé du culte. C'est un acteur important dans l'exécutif de notre République.

Or voilà que cet homme, qui a notre sécurité dans ses pouvoirs, se permet de déclarer: « la hausse du nombre de musulmans pose problème ».

Qu'il y ait des problèmes en France, nul ne le contestera. Mais est-ce à un ministre de diagnostiquer que ces problèmes sont liés à la religion d'un certain nombre de nos compatriotes ?

Monsieur Guéant, ministre de la République dont l'article 1 de la Constitution stipule clairement que « la République est laïque » verse, par ses propos, dans un communautarisme que, précisément, notre Constitution prohibe.

Il n'y a en France que des Français, tous laïques, tant il est vrai que nous ne reconnaissons que des citoyens vivant en tant que tels dans nos cités, indépendamment de leur religion, philosophie ou origines sociales et ethniques.

Ce disant, monsieur le Ministre contrevient au principe de laïcité qui gouverne notre État et dont il devrait être le garant.

Si ces propos avaient été tenus par le premier ministre du Royaume-Uni, pays qui ne s’embarrasse

guère de laïcité, eut été compréhensible, mais cela ne s'est jamais produit.

Monsieur Guéant a en charge notre sécurité. Que cette dernière soit menacée par de la racaille, des bandits, des escrocs, des psychopathes est une constante qu'il importe, pour chaque ministre en charge, de prendre en compte en tant que telle. Il n'y a pas de délinquance spécifiquement musulmane, il n'y a que de la racaille, avec ou sans col blanc. Point !

Reste le problème du culte musulman qui s'est développé en France à la suite du nombre croissant d'immigrés qui, à notre propre demande, sont venus s'y installer pour travailler.

Que la loi de 1905 n'ait pas pris en compte les musulmans, est normal, il n'y en avait pas ou si peu. Dès lors, il faut revoir la loi de manière à ce que ce culte soit pleinement intégré dans nos institutions, et cela ne peut se faire qu'en retoquant la copie initiale; il n'y a aucun sacrilège à le faire, la loi de 1905 n'est pas un dogme quand même, elle est comme tous les textes législatifs révisable ad nutum.

Ce que monsieur le ministre ne semble pas vouloir comprendre, ou plutôt feint de ne le vouloir.

Car, avant d'être ministre, monsieur Guéant est un aboyeur du Président Sarkozy, il dit tout haut ce que son maître pense tout bas, et si ce dernier pense, ce n'est pas pour l'émulation de sa fonction, mais la préparation de sa réélection. Et cette dernière le pousse à rejoindre les thèmes les plus extrêmes qui plaisent, croit-il, au plus grand nombre, celles de la xénophobie primaire, de l'islamophobie, du rejet et de l'exclusion..

Un ministre de l'Intérieur est garant de notre sécurité, pense-t-il vraiment la garantir de cette manière, ne trahit-il pas sa fonction ? Ne jette-t-il pas de l'huile sur le feu ?

Un ministre qui trahit sa fonction, cela s'appelle, en droit, la forfaiture !

Avec de pareils propos, l'amalgame est vite fait entre insécurité et musulmans et permet, ce faisant, au ministre de se dédouaner: l'insécurité est le fait d'une communauté religieuse, point final !

Mais monsieur Guéant, ne nous y trompons pas, n'est que ministre pour la forme. C'est un exécuteur, avec ce fond cruel, vexatoire et réducteur: le musulman est le problème.

Comme le juif l'était avant la guerre.

Monsieur Guéant a un problème avec les musulmans.

La France a un problème avec lui !

 

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Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 09:04

Nous sommes de ceux qui pensent qu'à défaut de l'Iran, l'occident - ou plutôt, comme l'écrivent si bien nos amis du parti antisioniste - USraël s'est rabattu sur la Libye. L'Iran, c'était trop risqué, trop aléatoire dans la conjoncture actuelle. Alors, des grives plutôt que des merles, c'est toujours ça !.
Nous le savons tous aujourd'hui, les troubles qui secouent la Libye étaient préparés de longue date depuis Londres et Washington avec la complicité de Libyens hostiles au régime de Khadafi, et que la "spontanéité populaire" n'a été, en somme, qu'une provocation dirigée depuis l'étranger.
Ce qui s'est passé en Libye n'a que peu de choses à voir avec les soulèvements tunisiens et égyptiens. Là aussi, le terrain avait été préparé, mais le peuple dans son immense majorité souhaitait un changement de régime et le départ de dirigeants corrompus jusqu'à la moëlle. En Libye, pays beaucoup plus africain qu'arabe, on peut parler de rivalités tribales, d'opposition séculaire entre Tripoli et Benghazi, sur fond de pétrole, d'agents secrets et de fric, beaucoup de fric...
Toujours est-il qe nous pensons bien qu'au terme de ces "révolutions" si peu populaires, c'est le tandem USraël et les pétroliers occidentaux qui vont rafler la mise. Quant à la Tunisie et l'Egypte, qui croyez-vous prendra le pouvoir sans l'aval des capitales occidentales ?
Personne !
Et nous ne prédisons pas des jours calmes et sereins pour 'lIran. Là aussi, les tentations sont immenses de mettre le pays à feu et à sang !

 

 

Mahmoud Ahmadinejad présente ses vœux à l’occasion de la fête Norouz, symbole de la nouvelle année.Mahmoud Ahmadinejad présente ses vœux à l’occasion de la fête Norouz, symbole de la nouvelle année.

Ahmadinejad : « Les USA et l’Occident cherchent à défendre leurs intérêts illégitimes »


Lors d'une cérémonie organisée à Téhéran pour fêter Norouz et en présence des présidents irakien, afghan, tadjik, turkmène et arménien, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a critiqué, dimanche 27 mars, les Etats-Unis et les pays occidentaux pour leur intervention en Libye. Présentant Norouz, qui marque le passage de l'hiver au printemps, comme un « message mondial de paix et de justice dans le monde », le président Ahmadinejad a critiqué les Etats-Unis et les pays occidentaux, « qui cherchent seulement à défendre leurs intérêts illégitimes ».

« Les gouvernements oppresseurs, en dépit des leçons que leur ont donné les peuples irakien et afghan et la haine des opinions publiques, répètent leurs erreurs et, sous divers prétextes, bombardent les civils innocents et détruisent les infrastructures des autres pays pour les dominer », a-t-il affirmé. Il a accusé les Occidentaux de chercher à « s'assurer de l'énergie bon marché » et à « lancer des guerres pour sortir de la crise économique ». « Les avions de guerre, les missiles et les bombes sont les symboles des Etats-Unis et de leurs alliés », a-t-il insisté.
 
Le président du Parlement du Pakistan, les vice-premiers ministres turc et azéri et les ministres des Affaires étrangères du Liban et d'Oman se trouvaient également à Téhéran, pour participer aux cérémonies de Norouz. Ce jour marque le nouvel An en Iran et en Afghanistan et est célébré par quelques 300 millions de personnes dans les pays de la région. C'est la deuxième année consécutive que l'Iran accueille les dirigeants des pays de la région pour célébrer le nouvel An.


Source :7sur7.be

 

http://www.partiantisioniste.com/actualites/ahmadinejad-les-usa-et-l-occident-cherchent-a-defendre-leurs-interets-illegitimes-0665.html

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Dimanche 3 avril 2011 7 03 /04 /Avr /2011 09:10

Ce n'est pas étonnant ce que nous apprenons sur les agissements de cette bande de demeurés que sont ces évangéliques primaires, incultes et assassins qui, aux Etats-Unis et ailleurs, appellent à la guerre sainte contre tout ce qui n'est pas eux, comprendre: musulmans, catholiques, athées, gauchistes, altermondialistes, écologistes, ou tout simplement cultivés, humanistes, critiques et compassionnels.
Et qui, pour ce faire, brûlent en public un Coran.
Histoire de montrer de quel bois, de quel bûcher, ils se chauffent, les crétins !
Résultat: l'Afghanistan en ébullition, sept morts !
Pour commencer...
Ils attendent quoi, les Américains, pour le foutre en taule cette canaille ?
Que faire avec cette bande d'enfoirés aux pulsions criminelles pour qui tout est bon pour que soit instaurés, par la force s'il le faut, leur foi de pacotille à la sauce ketch-up sur fond Disneyland ?

 

Afghanistan. Un Coran brûlé enflamme le pays

Le QG de l'ONU à Mazar-i-Sharif, violemment attaqué. Photo AFP
Le QG de l'ONU à Mazar-i-Sharif, violemment attaqué. Photo AFP
Le QG de l'ONU à Mazar-i-Sharif, violemment attaqué. Photo AFP

En enflammant un exemplaire du Coran dimanche dernier, le pasteur pyromane Terry Jones a mis le feu à l'Afghanistan. Vendredi, à Mazar-I-Sharif, une grande ville du nord du pays, quatre Népalais et trois Européens employés de l'ONU ont été tués dans l'attaque des bureaux de la Mission de l'ONU en Afghanistan (Unama). L'attaque a eu lieu après une manifestation contre l'autodafé du pasteur américain, rassemblant plusieurs milliers de personnes. Selon le gouverneur de la province de Balkh, cette attaque est à mettre sur le compte d'activistes islamistes qui s'étaient infiltrés dans cette manifestation. Samedi, un nouveau rassemblement à Kandahar s'est terminé dans le sang. Dix personnes ont été tuées et 83 autres blessées par balles ou par des jets de pierres. Violences également à Kaboul où, dans la matinée, deux hommes avaient attaqué au fusil d'assaut et au lance-roquettes un camp de la force de l'Otan en Afghanistan (Isaf), à Kaboul, blessant légèrement trois militaires avant d'être abattus. Le même jour, des milliers de Pakistanais sont descendus dans les rues brûler des drapeaux américains et crier leur haine du pasteur intégriste. De son côté, Terry Jones, à déclarer ne pas se sentir « responsable » des violences engendrées par son autodafé.

 

Les annonces de Toulouse

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Samedi 2 avril 2011 6 02 /04 /Avr /2011 12:25

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Cet article a été publié dans Le Nouvel Observateur du jeudi 31 mars, sous le titre: "Dans les filets de Marine?"

 

Qu'arrive-t-il au petit père des reporters ? Agité des justes causes, agent provocateur des droits de l'homme, Robert Ménard s'était hissé au top de la notoriété en défendant la liberté de la presse sur tous les fronts. Il a tiré sa révérence de Reporters sans Frontières à 55 ans, pour ne pas finir comme retraité de son ONG. Deux années, presque trois ont passé et ses amis de gauche ne reconnaissent plus « Bob ». Bien sûr, ils savent son goût pour les saillies, ses réflexes dogmatiques, son côté anar despotique, ils l'ont éprouvé à RSF, mais l'entendre, lui, se faire l'avocat de la peine de mort, souhaiter que ses enfants ne soient pas homosexuels et, au lendemain du premier tour des cantonales sur RTL, « approuver» les électeurs du Front national, ils en sont restés bouche bée. L'impétueux n'en avait pas fini : « Quand on a vu l'affaire MAM à droite et Guérini, le conseiller général des Bouches-du-Rhône, à gauche, on peut se poser des questions sur cette classe politique-là. »

Hé, Bob, où vas-tu ? Serais-tu de ces passeurs d'idées tombés dans les filets de Marine ? Ce n'est pas le petit pamphlet - une vingtaine de pages - qu'il met actuellement sous presse dans sa maison d'édition Mordicus qui va les rassurer. Le titre en est : « Vive Le Pen ! », sortie prévue le 5 mai. Ainsi, il aurait abjuré, se demande la bobosphère médiatique. A moins qu'il ne se soit joué d'eux. Ou de lui-même.

"Tout m'exaspère !"


«Ecoutez-moi avant de vous faire une idée », a-t-il demandé. On le retrouve donc à i>Télé, où il officie désormais dans « l'Info sans interdit », le JT de fin de journée. Autrefois, il livrait un émetteur en pièces détachées aux journalistes bosniaques muselés par les Serbes pendant le siège meurtrier de Sarajevo, aujourd'hui il émet ses opinions. Il scande les reportages et titres successifs, à l'invitation du présentateur. Pour donner « un ton ». Comme un jingle. «Alors, Robert, ces soldats français tués en Afghanistan ? - La présence de la France en Afghanistan, ça oui, c'est une erreur !» Alors, Robert, le match décisif de ce soir, l'islam en France, la déclaration du pape... Et le super-gros lot du Loto, Robert ? «Je n'ai pas joué, mais ma femme a joué. »

Il y a du Colombo chez cet homme. Dégaine froissée, regard en veilleuse sous les paupières. Sauf que là où l'inspecteur se taisait pour trouver la solution, Ménard déborde de mots pour dire son indignation. Dans la ouate d'un bar qui jouxte la chaîne, il lance haut et fort : « Tout m'exaspère !», avant même la première question et son premier Orangina ; Eva Joly « la vengeresse », Jean- François Copé «ce pingouin », tous ces ducs et duchesses de la classe politique et de l'élite médiatique qui « traitent les électeurs du FN comme des crétins égarés ». Il se fait fort, tous ces grands du pays, de les déchiqueter. Journaliste en forme de procureur ou procureur en habit de journaliste, il les reçoit dans son « Interview sans interdit » sur i>Télé, les commente chez Christophe Honde latte dans « On refait le monde » sur RTL (l'émission lui a décerné l'année dernière la récompense enviée de « langue de vipère ») ou sur toute autre onde qui voudrait de ses services. «Mais je dis des bêtises aussi. »

Alors, chaque soir, sitôt sorti d'un studio, il téléphone à sa femme et à sa mère pour connaître le verdict. «Ma femme m'a dit tu n'aurais pas dû dire ça sur les électeurs FN. » Emmanuelle, 15 ans de moins que lui et 10 centimètres de plus, est rédactrice en chef de la revue trimestrielle « Médias », qu'il a rachetée avec quelques soutiens, comme celui sonnant et trébuchant de Stéphane Courbit. Roberte, 88 ans, veuve de son Emile depuis trente ans, lui dit, de Béziers, que son langage manque de tenue. « Quand un type est un gros con et vous donne envie de gerber, vous le dites », réplique le fils, qui se sait à l'avance pardonné. « C'est le Midi, ça ! Il ne faut pas châtrer la langue. » Entend-elle, Roberte, la colère derrière l'accent de Robert ?

 

Globe-trotteur sur l'échiquier politique


Car, avant le Sud, il y a eu Oran. Et très vite la guerre et la fureur. Robert a 8 ans quand un homme vient livrer des cartons de papier carbone à son père dans l'imprimerie-papeterie qui assure la prospérité familiale. Sous les papiers, il voit des armes. Il y a aussi cet oncle habillé en prêtre alors qu'il ne fréquente pas l'église. Et ce code, frappé sur le toit de la maison, pour ceux qui devaient montrer patte blanche : trois coups pour O-A-S, suivi de deux coups pour ami. «On était chez nous, madame !», dit, solennel, Robert Ménard en reprenant un Orangina. Adieu Oran, la plage, l'écho des mitrailles, le cinéma, les morts, les bouffes à 10 heures du soir. Bonjour Brusque, commune de l'Aveyron, la bien-nommée dans les yeux de ces Français d'Algérie devenus des pieds-noirs en France. Emile vire catholique, relégué au fond de l'église. Robert, qui, petit, se voyait bien curé, s'enflamme pour Marx, Raoul Vaneigem et la philo, « un truc de glandeur qui permettait de la ramener devant les filles». Emile vit reclus, s'endette à vouloir élever abeilles, cochons et autres bêtes. Il faut taire son passé, assister à sa relégation sociale, grandir du côté des réprouvés, porter la honte. Robert veut en découdre. Ce sera la Ligue communiste révolutionnaire. « Quand je pense à la révolte de Kronstadt et Trotski qui disait : on les tirera comme des lapins ! Les conneries qu'on a pu dire !»

Ce n'était que le début de ses aventures de globe-trotteur sur l'échiquier politique. Conquis par François Mitterrand dans les années 1980, il se convertit pour Nicolas Sarkozy vingt-cinq ans après. Et l'âge venant, à 58 ans, vire Marine ? Le pamphlet qu'il s'apprête à publier s'ouvre ainsi : « Oui, vive Le Pen ! Comme une bravade, comme un gant jeté au visage de ce monde de la presse qui joue les matamores face au Front national. (...) Il ne s'agit pas ici de défendre Le Pen, père ou fille, mais de dénoncer cette traque de tout ce qui est supposé exprimer sympathie ou même vague intérêt pour des idées, des analyses qu'il est si aisé de proscrire d'un retentissant «facho». » Robert Ménard s'est-il senti visé ? « Réac », reconnaît-il, « sur les questions de société », macho comme il faut, adepte du mariage, même s'il a vécu « dans le péché » avant de faire famille recomposée. Il vénère «la Marseillaise », emmène Clara, 9 ans, voir le défilé du 14-Juillet et espère qu'elle lui donnera des petits-enfants.

La naissance d'une fille sur le tard (il a un grand fils issu d'une autre union) l'a changé, la peur des pédophiles l'a saisi. «J'étais à Bruxelles avec la maman de Florence Aubenas, nous manifestions pour réclamer sa libération et celle de son guide Hussein Hannoun. Et puis on est venu me présenter la mère d'une des jeunes filles victimes de Dutroux. Eh bien moi, cet homme-là, ça ne me gênerait pas qu'il ne vive plus ! » Ménard, sur les ondes, popularise la peine de mort « dans certains cas ». Sa femme, Emmanuelle, une ancienne de la FIDH rencontrée voilà dix ans, cosigne « Vive Le Pen ! ». A ses côtés, il va à la messe. « Ma femme, je peux lui parler de tout. Elle m'a apporté quelque chose : je n'ai plus honte de ce que je pense. » Alors, sur le discrédit des politiques, la sécurité, l'immigration, il peut dire que le Front national a raison, il est un point sur lequel il ne transige pas : « l'insupportable, son attitude sur l'islam et la défiance vis-à-vis des musulmans ». C'est ce qui le sépare d'«Eric » (Zemmour), qui l'irrite. Mais «Eric » qu'il va défendre au tribunal, comme Dieudonné, un autre réprouvé. Notre homme applique avec esprit de système ce qu'il tient de Voltaire : «Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites mais je me battrai pour que vous puissiez le dire librement. »

Toutefois, quelque chose le tracasse. « Ce qui m'inquiète, c'est de m' être foutu dans un personnage. » Il ne faudrait pas qu'il mette en péril sa petite entreprise journalistique. Carte de presse numéro 46 243, il a ramé à ses débuts à Radio-France Montpellier. C'est au titre de Reporters sans Frontières qu'il l'a conservée. Il a pris des risques et il a adoré ses heures de gloire. Il a frémi de bonheur à la libération des journalistes retenus en otages en Irak, dans l'euphorie il a parlé des rançons au risque de faire monter la mise à prix. «Reporter sans cervelle», maugréa un patron de presse.

Le boycott des JO en Chine fut son apothéose internationale. Et puis après, comme un trou noir. «Je suis même a l l é pointer au chômage », quelques mois. Maintenant que la lumière est revenue sur lui, il ne voudrait pas se priver des chauds rayons de la reconnaissance. Avec des étoiles dans le regard, il raconte ce Noël où il a remplacé «Eric» (Zemmour) sur RTL : « I l était parti en vacances. RTL ! Il y a tellement de gens qui vous écoutent ! J'ai envie de faire passer des idées mais parfois je me dis : au nom de quoi tu dis ça ?» Des idées, il en a tout le temps. Comme de lancer une petite collection chez Mordicus en demandant à des gens célèbres : si vous deviez écrire votre dernier texte, que diriez- vous de votre vie ? Robert Ménard, lui, écrirait : « Ne jamais avoir honte de son père. » Comme un message à Clara.

Marie Guichoux

Article publié dans Le Nouvel Observateur du jeudi 31 mars, sous le titre: "Dans les filets de Marine ?"

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Samedi 2 avril 2011 6 02 /04 /Avr /2011 12:00

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En Libye, l'occident au grand cœur intervient pour « protéger les populations civiles »...

Bon Dieu, en voilà de la compassion ! Singulièrement absente à Gaza où d'autres civils sont bombardés à l'aide d'uranium appauvri, de mortiers, de missiles en tout genre et puissance depuis bientôt trois ans. Là, pas d'intervention, il est vrai que les massacreurs sont sionistes !

Quant à la Côte d'Ivoire, ils ont laissé les Africains se massacrer entre eux; après tout, des nègres, ont-ils dû se dire...Et puis, maintenant que le camp de l'un l'emporte sur l'autre, ils se préparent, à Paris, Washington et ailleurs, à tirer les marrons du feu. C'est moins cher qu'en Libye, il est vrai aussi que cela rapporte moins.

Mais, entre nous, vous ne pensez quand même pas que Gbagbo a été le seul à avoir triché lors de son élection et que ce monsieur Ouatara est un parangon d'intégrité ? Vous n'êtes pas naïf à ce point.

Car la vérité veut que l'un, Gbagbo, ait cessé de complaire à ses commanditaires occidentaux. Alors, on le remercie comme un vulgaire cadre vieillissant et il se voit remplacé par plus docile.

Combien de morts jusqu'à présent ? Un Français...c'est tout ce qui compte !

Mais revenons à la Libye où manifestement Khadafi a la dent dure. L'intervention des humanistes bombardiers ne suffit pas à écraser ses troupes au sol, ce qui fait que l'on se dirige tout droit vers une guerre civile longue et sanglante, et qui verra, peut-être, dans les semaines ou les mois qui viennent, les occidentaux participer à une intervention au sol. Irak et Afghanistan bis. Jamais deux sans trois. Il y en a qui, soit ne retiennent rien de l'Histoire, soit se foutent des peuples comme de leur première chemise pourvu que leur portefeuille soit garni. Et tant pis si les chairs putréfiées et les os carbonisés génèrent de l'argent, ce dernier, nous le savons, n'a pas d'odeur !

A moins que tout cela ne se termine par une partition du pays. Après tout, le pétrole se trouve à Benghazi, le reste du pays n'a qu'à retourner dans les sables du désert.

Décadence de l'occident, déliquescence des mœurs, corruption, cynisme, sophismes... la liste n'est pas limitative et ne nous incite guère à l'optimisme.

Sarkozy et sa bande auraient reçu de Khadafi quatre millions d'euros pour la campagne présidentielle du clown qui préside à nos destinées. C'est du moins ce qu'affirme Dieudonné (voir vidéo). Cela reste à prouver bien sûr... mais ne nous étonnerait pas outre mesure. Vous non plus, du reste !

Ce constat amer nous renforce dans notre conviction révolutionnaire d'en finir avec ce système et de créer sur ses ruines une société plus conforme à l'aspiration de ses composantes.

En finir avec le capitalisme mondialiste et réducteur, revenir aux fondamentaux qui sont la région où l'on vit, la démocratie directe des cantons et des communes. Brider la nation au profit d'un entité européenne plus homogène par l'Histoire et le substrat religieux que cette Tour de Babel des Vingt-Sept. Rendre au peuple ce qui lui revient, les flux d'argent (banques, assurances, caisses d'épargne) nationalisés, de même que l'énergie. L'eau, l'électricité, ne doivent pas appartenir à des privés !

Tout un programme, pour lequel nous vous appelons à vous soulever !

Car ils ne vous feront pas de cadeaux.

Les armes, ils n'hésiteront pas à s'en servir ici, chez vous. Ne vous faites pas d'illusions.

Mais ce sont des tigres de papier, des fauves émasculés.

Un longue marche nous s'ouvre devant nous !

 

 


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Vendredi 1 avril 2011 5 01 /04 /Avr /2011 21:07

L'Empire est à l'affût des moindres soubresauts qui peuvent aller dans son sens. Et s'il n'en trouve pas, il les provoque !

 

Hillary Clinton (« Face The Nation » , CBS)Hillary Clinton (« Face The Nation » , CBS)



Les périodes révolutionnaires sont propices à ceux qui cherchent à pêcher en eaux troubles. Les événements qui secouent le monde arabo-musulman ne font pas exception à cette règle, et la Syrie en est un exemple…

Ce pays a été agité, pendant quelques jours, par des manifestations ne touchant qu’une partie limitée de la population. Pourtant, les médias français et sionisés n’ont pas manqué d’amplifier ces événements. Sans doute pour compenser leur quasi silence sur la répression menée à Bahreïn par l’armée saoudienne, une armée étrangère. La Syrie reste une nation dont une partie du territoire national (dites, hauteurs du Golan) est encore occupée et colonisée par l’entité sioniste, depuis 1967. Si on ajoute à cela que le gouvernement syrien se tient fermement dans le camp de la Résistance face à l’Usraël, on comprend alors que ce pays est, de fait, un pays en guerre depuis longtemps. D’où l’état d’urgence que, d’ailleurs, le pouvoir à abrogé… suite aux manifestations. Curieuse « dictature » qui abroge l’état d’urgence quand le pouvoir « démocratique » de Bahreïn le proclame avant d’appeler des troupes étrangères ! De plus, des opposants ont été libérés, un nouveau gouvernement va être formé et le Président Bachir el-Assad va s’adresser au pays. On est loin d’un pays à feu et à sang !

Mais, il y a plus intéressant. Un ressortissant américain (un égyptien avec passeport américain) a été arrêté. Il se livrait à des actes de provocation et d’incitation à l’émeute. Dans une vidéo qui est passée à la télévision syrienne, ce curieux égypto-américain a reconnu s’être rendu en Israël… en passant par la Jordanie. Il en a profité pour visiter Jérusalem (Al Qods), qui est sous contrôle militaire sioniste. Quand on connaît l’action des services secrets israéliens dans la région, on peut penser que ce monsieur n’a pas fait que du tourisme. Par ailleurs, des bateaux chargés d’armes en provenance du Liban ont été interceptés par la marine syrienne. Nous avons là un schéma connu : provoquer une « révolution de couleur » comme la CIA et le financier sioniste George Soros savent si bien les organiser et, prétextant une répression, intervenir militairement. Le peuple syrien, qui non seulement est resté massivement à l’écart de ces provocations mais s’y est opposé, et les mesures intelligentes du gouvernement ont désamorcé cette tentative.

Est-ce par hasard si le quotidien israélien Yedioth Aharanot a publié, dimanche 27 mars, une déclaration de la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton faite pendant l'émission Face The Nation sur la CBS, disant que « les États-Unis n’avaient pas l’intention d’intervenir militairement en Syrie » ? C’est bien la preuve qu’une telle opération était programmée. Disons plutôt qu’une telle intervention est remise à plus tard… Nous remarquons que cette déclaration a été reprise par le site du CRIF. Ceci confirme une fois de plus que le CRIF n’est, à Paris, que le porte-parole de la politique de l’entité sioniste et non une association communautaire « française ».

Une agression contre la Syrie et contre le Liban (pour tenter de briser le Hezbollah) est toujours à l’ordre du jour de l’USraël. Elle s’inscrit dans le plan de remodelage du Moyen-Orient voulu par le sionisme. Dans le contexte actuel, ces agressions seraient présentées comme une « aide » aux « forces démocratiques », comme on le voit actuellement en Libye. Ainsi, la destruction du Front de la Résistance apparaîtrait comme un prolongement du « Printemps arabe ». Seule la cohésion du peuple syrien et l’intelligence politique de son gouvernement ont permis d’éviter le pire, pour l’instant.

La répression à Bahreïn et l’agression contre la Libye montrent bien la vraie nature du processus qui a commencé à Tunis. Il ne s’agit plus de simples réformes démocratiques, mais du combat contre l’USraël qui, de l’Afrique au Pakistan, veut maintenir et accentuer sa domination. La dureté et la duplicité de l’ennemi sont en proportion de l’enjeu : un changement radical dans l’équilibre mondial, la fin de toute une époque…


Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste

 
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Vendredi 1 avril 2011 5 01 /04 /Avr /2011 09:51

La domination par le langage.

 

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Voici une video très intéressante: le langage est-il au service des puissants ou est-il source d'émancipation ? Le débat n'est pas clos, la définition des mots est toujours entre les mains de ceux qui "savent" ou croient savoir et imposent, par le langage, leur vision des gens et des choses...

 

 

 

 


Regardez votre vie! fin par nass1305

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Jeudi 31 mars 2011 4 31 /03 /Mars /2011 08:50


liberté

"La liberté éclairant le monde", oeuvre du Français Bartoldi.

 

 

 

Qu’on s’entende bien : haïr les États-Unis d’Amérique, ce n‘est pas haïr les habitants de ce pays. Ces derniers, pour autant qu’ils ne soient pas de cette « superclasse » si élitiste et étrangère au peuple, en sont, tout autant que les autres déshérites de la terre, les victimes. La crise financière c’est dans leur chair, eux aussi, qu’ils l’éprouvent.

Et puis, pourquoi haïr ? La haine est un sentiment violent, de la même essence que l’amour, réservons-le au Mal, à l’Injustice, au Mensonge, mais pas aux hommes. L’homme est un être mauvais parce que faible et timoré. La femme ne vaut pas mieux, mais tous deux méritent notre compassion.

Les États-Unis sont un pays d’incultes. Ainsi, Cuba est le pays américain le plus alphabétisé, la Libye l'est plus que les États-Unis !. Mais les États-Unis cultivent les contrastes ; pays d’analphabètes, mais qui compte les plus grands savants dans pratiquement tous les domaines, de la physique des neutrinos à la civilisation altaïque. Quelques universités, privées, tiennent le haut du pavé et sont reconnues mondialement. Les autres sont, plus ou moins, des écoles pour techniciens d'élite.

Les Américains ne lisent pas de journal. A la rigueur, la gazette locale qui est gratuite, ils regardent en majorité la télévision de proximité et ne lisent pratiquement pas de livres ! Les grands éditoriaux des quotidiens new-yorkais ou de la capitale ne touchent qu’une petite minorité de gens qui se connaissent, se fréquentent, se compliment, couchent entre eux et médisent à qui veut mieux. Ils n’ont aucune influence sur le peuple de Columbus, Ohio, ou de Boulder, Colorado.

La majorité des Américains, quoi qu’on en pense, ne voyage pas. Quand ils le font, c’est en vitesse et sans aucune curiosité pour la manière de vivre et de faire de l’autre. Ils ramènent tout à l’interrogation : comment peuvent-ils vivre autrement que nous ? Il y a des Français qui ne font pas mieux, mais ce n’est pas notre propos.

En fait, ils restent profondément isolationnistes. Les deux guerres mondiales, le peuple n’en voulait pas. De nos jours, il faut que l’État leur serine jour et nuit que c’est pour éviter le terrorisme dans leur village que l’armée campe en Irak et en Afghanistan, pour qu’ils souscrivent à ces expédions. Si Roosevelt avait procédé a un referendum avant de se lancer dans la guerre contre les Allemands, nous savons aujourd’hui qu’il eut été désavoué par le scrutin populaire. Les Américains n’aiment pas sortir de chez eux.

Paradoxe frappant que celui-là : une nation impérialiste non pas par le peuple qui cherche de nouveaux territoires, mais par les marchands qui veulent placer leur marchandise et qui, pour ce faire, entrainent la nation dans les plus risquées des aventures guerrières.

Alors, pourquoi, nous Européens, différons-nous tellement d’eux ?

Il faut chercher la différence dans l’absence de distinguo qu’ils font entre « personnalité » et « individualité ».

Je donne une courte explication. La personnalité vise à reconnaître l’habitant de la Cité en tant que tel, soit un homme intégré dans le corpus social avec une griffe qui lui est propre mais qui, en rien, ne s’oppose drastiquement au consensus général. La « personne » est un concept éminemment grec, celui de l’homme reconnu et intégré en tant que tel.

 

L’individu est celui qui se construit seul, sans le cadre social dans lequel il est supposé s’intégrer et, à la limite, en conflit avec ce dernier. Cette intégration est même absente de son esprit. Il s’affirme « en tant que tel », sans tenir compte de la configuration politique et sociale dans laquelle il évolue.

Construire la personne est le propre de l’humanisme cher aux Grecs et à leur zélateurs. L’individualisme n’est pas un humanisme, c’est une indifférence aux autres, voire un égoïsme exacerbé.

Cette dérive du personnalisme à l’individualisme a été favorisée par la doctrine protestante puritaine qui, en s’opposant à l’État et, a fortiori, à toute institution religieuse, place l’homme seul face à un Dieu auquel il doit rendre compte à l’exclusion de toute autorité humaine.

Ils occultent donc la « polis » des Grecs, l'ecclesia des Chrétiens et la « Oumma » des musulmans.

D’où leur croyance que l’humanité est divisée en deux : les bons, qui sont, bien entendu, ceux qui partagent cette vision et qui, d’avance sont « sauvés », et les autres qui eux, d’avance sont, « damnés ».

C’est avec une bonne foi désarmante et une naïveté d’enfant que l’Américain moyen analyse à l’aune de sa croyance le monde qui l’entoure. Et son jugement est sans appel.

Voyez l’inhumanité de leur régime répressif, leurs prisons destructrice de la personnalité du détenu (fait-on mieux en Europe aujourd’hui ?), leur attachement à la peine de mort et à la possession d’armes.

Ce qui précède ne serait qu’un constat géo-sociologique, s’il n’y avait dans les faits une « américanisation » rampante qui se traduit dans notre façon de vivre, de boire et de manger, de dévoyer nos relations sociales et d’estimer que ce qui se passe outre-Atlantique est le cours irréfutable de l’histoire.

Revenir à nos fondamentaux d’Européens, hériters de la vision grecque du vrai et du beau (kala te kagatha), n’est-ce-pas rester fidèles à ce que nous sommes et refuser de devenir ce que nous ne sommes pas ?

Et certainement pas des être haïssant !

 

 

 

 


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