Mardi 18 janvier 2011 2 18 /01 /Jan /2011 08:59

Nous ne connaissons pas plus que ça cette jeune femme qui, toute adolescente, prenait le taxi avec monsieur Jo... non ?

Alors quand nous apprenons qu'elle suscite l'ire d'association sionistes, parce qu'elle a décidé d'annuler un concert à Tel-Aviv, nous ne pouvons que la trouver quelque peu sympathique. On connait le poids de certains lobbies dans le milieu du spectacle et du cinéma, n'est-ce-pas, chère ?

Et nous la saluons avec sympathie.

Il est temps, plus que temps, que le grand public sache ce qui se passe dans cette entité sioniste qui occupe dans le feu et le sang la Palestine.
Boycottez les produist israéliens, renseignez-vous quand il s'agit d'oranges, de patates douces, d'avocats (pas ceux du Palais !)... ou de tout autre produit... faites-le, ce n'est pas grand chose, mais c'est toujours ça !
Comme cette chanteuse qui n'y va pas !

Aujourd'hui, à Paris, une conférence sur le boycott, qui réunissait un monsieur aussi honorable que Stéphane Hessel a dû être annulée à cause  des pressions sionistes.

 

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L'annulation d'un concert de Vanessa Paradis en Israël crée la polémique

La chanteuse, qui annule sa venue en Israël, est accusée d'avoir cédé aux pressions des pro-Palestiniens. Lire la suite l'article

Tout est brûlant quand il s'agit d'Israël. Après les machines à soda de France 3, c'est au tour de Vanessa Paradis de plonger dans la marmite du conflit. La semaine dernière, la chanteuse annonce l'annulation de son concert prévu à Tel-Aviv le 10 février prochain. Son tourneur, Auguri Productions, ainsi que Stern & Lights, l'organisateur du concert en Israël, précisent que cette annulation est due à des "impératifs professionnels de l'artiste". Explication jugée peu convaincante par le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) selon lequel, "de toute évidence", les producteurs ont cédé aux "menaces" des militants de la campagne internationale BDS (Boycott, désinvestissement, sanction), un mouvement pro-palestinien qui prône le boycott contre Israël comme une réponse aux colonies israéliennes en territoires occupés.

Les allégations du BNVCA se fondent sur le fait que, le samedi 15 janvier, alors que Vanessa Paradis donnait un concert à Conflans Sainte-Honorine, une manifestation du mouvement EuroPalestine, reprenant le mot d'ordre du BDS, appelait l'artiste à annuler son séjour en Israël. Des militants défilaient, avant le concert, en brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : "Vanessa, tu as entendu parler de la Palestine ?", "Vanessa, n'encourage pas les murs et les ghettos", "Vanessa, que vas-tu chanter aux enfants de Gaza ?"... En fin de soirée, c'est à la suite de ce concert que Vanessa Paradis a renoncé au voyage. Pure coïncidence, selon David Stern, interrogé par l'AFP le lendemain.

Première condamnation du boycott anti-israëlien

De son côté, le site d'EuroPalestine se félicite de la décision d... lire la suite de l'article sur Lepoint.fr

 

http://fr.news.yahoo.com/73/20110117/tmedia-l-annulation-d-un-concert-de-vanessa-ac9eae5_1.html

Par Le blog des amis d'Ali - Communauté : La Cyber-résistance
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Lundi 17 janvier 2011 1 17 /01 /Jan /2011 00:00

Bonjour à tous !

Mecanopolis nous rappelle à bon escient que DSK fut le chantre du régime de Ben Ali, qu'il félicitât à maintes reprise pour la bonne tenue de son économie. On a les amis qu'on a et qu'on mérite, n'est-ce pas ?
On reparlera de cette amitié particulière en temps voulu.

 

Nos amis "Les Intransigeants" fêtent leur troisième anniversaire. Bravo !
Si nos vues divergent parfois, c'est essentiellement sur la forme et des points de détails.
Hasta la victoria, companeros !

Quand Dominique Strauss-Kahn soutenait la politique de Ben Ali (vidéo)

Article placé le 15 jan 2011, par Mecanopolis

En visite le 18 novembre 2008 à Carthage, Dominique Strauss-Kahn, président du FMI, avait alors tenu à féliciter le président Zine El Abidine Ben Ali. Vidéo.


Quand DSK soutenait le régime de Ben Ali
envoyé par Mecanopolis.

 

 

Par Le blog des amis d'Ali - Communauté : Politique Directe
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Dimanche 16 janvier 2011 7 16 /01 /Jan /2011 10:33

 

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Ces braves gens qui se sont fait tirer dessus en Tunisie, sont-ils morts pour la « liberté » ? Leur révolte avait-elle seulement ce concept pour but ?

Bien sûr que non ! S'ils sont descendus dans les rues, c'est essentiellement pour leur survie, assurer leur pain quotidien et l'avenir; le leur et celui de leurs enfants..

Demain, si l'ont promet à tous les Français moins de libertés, mais un emploi assuré, un toit, la sécurité sociale et la licence de manger et...boire comme ils l'entendent, ils ne se révolteront pas.

Les Allemands sous Hitler, n'avaient pas de liberté, mais une exaltation nationale, ils ne se sont pas révoltés malgré l'horreur des bombardements et la disette.

Les peuples dominés par l'empire ottoman sont restés cois durant près de quatre siècles, preuve que le peu de liberté que l'empire leur concédait, suffisait à maintenir l'ordre.

C'est donc avec un sourire condescendant que nous accueillons les commentaires toujours très « avisés » de ces journalistes qui parlent de « combat pour la liberté ».

La liberté, au bout de la course vers le pain et le vin, est un luxe, un concept à propos duquel l'on pourra disputer le ventre repu et la couche prête pour un repos mérité.

Si on l'analyse, la liberté n'est-elle pas que dans la mesure où l'on est libre de la sacrifier ?
Elle est choix d'engagement, c'est-à-dire de mise en gage.

On est toujours libre de sacrifier sa liberté, rien de plus.

Mais revenons à la Tunisie qui illustre parfaitement l'hypocrisie des gouvernements français face à ce régime de Ben Ali .

Pour contrer un islamisme qui, somme toute, ne les concerne pas, ils ont, sans réserve aucune, adoubé le régime corrompu et brutal de Ben Ali lequel, paré de toutes les qualités morales et démocratiques possibles, fut reçu, choyé, loué et donné en exemple aux autres pays de la région.

Il y a quelques jours à peine, Madame le ministre de l'Intérieur proposait, sans plus, d'envoyer des gendarmes français « instruire » leurs homologues tunisiens pour assurer l'ordre dans le pays.

Monsieur Frédéric Mitterrand déclarait : dire que le régime est dictatorial est exagéré.

Et tout cela pour faire marche arrière vendredi soir en déclarant que la France n'était pas prête à recevoir Ben Ali. Trop dangereux paraît-il...

Pour qui ?

Pour les « amis » français du régime, reçus en grande pompe à Tunis et jouissant ad libitum aux joies, parfois particulières, des soirées « tunisiennes » de la bande à Ali ?

Acceptant cadeaux, prébendes, avantages divers et variés...

Ah, les amis sont parfois si ingrats !

En attendant, la France s'est déshonorée , vous nous rétorquerez que, depuis le temps, on en a l'habitude. Et la courte assurance contre cet islamisme que représentait le joug de fer du dictateur, la voici qu'elle vole en éclat sous les coups de butoirs des Tunisiens eux-mêmes, qui seront, désormais, libres de concevoir leur politique en dehors des desiderata sécuritaires des Français en particulier et des occidentaux en général.

Les Tunisiens nous donnent aussi une remarquable leçon. La preuve qu'un peuple désarmé, mais soudé, peut, face aux forces de répression, accomplir des miracles et déloger les les prévaricateurs.

En France, en Europe, ces derniers attaquent nos emplois, notre monnaie, pourrissent notre vie au travail, rabotent nos retraites, menacent la sécurité sociale.

Ils sont responsables de la spéculation sur les logements, laissent faire certaines industries pharmaceutiques cupides et criminelles, assiègent les médias, sont complices et laquais du grand capital.

Faut-il que nous mourrions d'angoisse et de faim pour descendre dans la rue, les déloger et les mettre là où est leur place ?

Ou n'avons-nous plus de courage et de dignité pour nous révolter ?

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Samedi 15 janvier 2011 6 15 /01 /Jan /2011 12:09

L'évêque Seraphim du Pirée (Grèce).L'évêque Seraphim du Pirée (Grèce).

Le sionisme responsable de la crise en Grèce, selon un évêque grec


Le 20 décembre dernier, le métropolite (synonyme d'évêque grec) Seraphim du Pirée a déclaré que les problèmes que traverse actuellement la Grèce étaient « dus au sionisme international et à ses banquiers ». Cette déclaration a bien entendu  « indigné » les sionistes et ceux qui sont à leur service. Certains parmi les antisionistes se sont au contraire réjouis de cette déclaration, émanant d’un prélat officiant dans un pays ancien et respecté, et ne semblant pas se trouver en première ligne vis-à-vis du sionisme.

Pourtant, il faut croire que notre métropolite était bien informé de ce qui se préparait. On a en effet appris, par la suite, que la Grèce et « Israël » allaient créer un « Conseil ministériel commun de coopération ». Il est facile d’imaginer le scénario ayant abouti à cela : les grandes banques internationales ont surendetté la Grèce (avec la complicité des dirigeants locaux), puis les marchés (devinez qui est derrière…) ont attaqué la Grèce, et enfin Dominique Strauss-Kahn (le directeur du FMI, qui se demande chaque matin ce qu’il peut faire pour Israël…) est intervenu et a mis tout le peuple grec à la diète !  C’est en quelque sorte le docteur qui tue le malade pour mieux le sauver…

Aujourd'hui donc, comme par hasard, « Israël » arrive et un accord de « coopération » est signé !  Cet accord a été officialisé par un communiqué précédant la visite en Grèce du raciste Avigdor Lieberman. Notons que ce dernier souhaite ouvertement expulser la population arabe d’ « Israël », ce qui ne l’a jamais empêché d’être reçu avec tous les égards par les « démocrates » qui gouvernent l’Union européenne… On devine aisément que ce n’est pas Athènes qui donnera des ordres à Tel Aviv, mais bien le contraire. En résumé, il y a donc eu mise en faillite d’une nation, traitement de choc du FMI, puis soumission à Tel Aviv…

Quel est l’intérêt d’ « Israël » ?  Contrer la Turquie qui s’est détachée de l’entité sioniste, en utilisant la Grèce en Méditerranée Orientale. Il n’est pas exclu que la question de Chypre (pomme de discorde entre la Grèce et la Turquie) revienne prochainement sur le tapis. Ce serait un moyen de pression et de diversion à l’encontre de la Turquie. D’autres raisons entrent également en ligne de compte, comme la tentative de rallier les Chrétiens orthodoxes, russes, grecs, etc. à la politique du sionisme. Il faut méditer le processus grec, qui ne pourra que s’amplifier. C’est le destin qui risque de frapper toutes les Nations européennes. Le sionisme vit et se nourrit de la crise des autres peuples qu’il cherche à dominer.

Et nous en France, aura-t-on bientôt une structure officielle franco-israélienne comme les Grecs ? Quoi qu'il en soit, les innombrables accords de coopération entre le CRIF (Conseil Représentatif d'Israël en France) et l’administration française (police, magistrature, éducation [dite encore nationale], etc.) remplissent déjà amplement cette fonction. Et c’est sans parler de la politique étrangère de la France, qui doit avoir comme priorité, selon Nicolas Sarkozy, la sécurité d’ « Israël » !  D'ailleurs, en cas de doute lors d’une décision à prendre, il suffit de joindre le président du CRIF et les ordres ne tardent jamais à arriver !

Pour notre part, nous aimerions qu’un évêque français, du rang du métropolite du Pirée, dénonce aussi clairement les responsabilités du sionisme. Cela nous changerait de la langue de bois et du robinet d’eau tiède qu’ils ont pour habitude d’utiliser quand il s’agit de l’entité sioniste. Mais patience !  Leurs frères évêques du Moyen-Orient, réunis récemment en synode autours du Pape, ont indiqué le chemin en condamnant « Israël »…

 

www.partiantisioniste.com


Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste

 
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Vendredi 14 janvier 2011 5 14 /01 /Jan /2011 11:01

 

 

Bloc-notes N°56

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par Alain Soral

Qui veut une nouvelle guerre des religions ?

Deux camps pour se haïr, mais un même sponsor…

Quand l’argent organise le chaos

Comprendre et prévenir ne suffit pas pour empêcher les choses d’advenir quand on n’a pas l’argent ; ce pouvoir de l’argent qui commande aux politiques et aux médias. L’association Égalité & Réconciliation que je préside fut créée en partie pour prévenir ce danger : la guerre civile interethnique et interreligieuse qui menace ; cette guerre civile qui fit éclater le Liban, avant que le général chrétien Michel Aoun et le patron du Hezbollah, le musulman chiite Asan Nasrallah ne se décident, après trente ans de chaos et de sang, à la réconciliation nationale. Cette guerre civile programmée qui, plus proche de nous encore, a détruit la Yougoslavie et réduit la Serbie.

Médias et sionistes contre l’islamisation

Mais malgré mes efforts et ceux de mes camarades d’E&R et de Flash, je dois bien admettre que les “Assises sur l’islamisation” du 18 décembre dernier, à l’espace Charenton en plein Paris, ont été un succès : “Une organisation exceptionnelle, un lieu sécurisé par un service d’ordre efficace. 1 053 entrées payantes, des vidéos vues en direct, puis en différé, par plus de 500 000 personnes durant tout le week-end…” pour reprendre les roucoulades du site Riposte laïque, coorganisateur de l’évènement avec les Identitaires.

Succès aidé, voulu par le Système, mais succès quand même, bien sécurisé, malgré l’environnement hostile, par la police et la Ligue de défense juive souvent associées quand le pouvoir, discrètement, prête la main.

Des assises sur l’islamisation qui étaient, ne nous voilons pas la face comme une Gauloise fraîchement convertie, une véritable déclaration de guerre à l’islam. Un anti-islamisme radical qui valait, il y a encore cinq ans, des scores de 2 % à Philippe de Villiers, mais qui tend aujourd’hui à devenir un courant de masse à force de manipulations politiques et de matraquage médiatique :

À droite l’intellectuel réactionnaire et talmudique Finkielkraut, relayé par le journaliste Zemmour.

Pour la culture, Michel Houellebecq et ses déclarations sur l’islam décrété “religion la plus con du monde” (déclaration qui lui aurait valu sa mise au ban s’il n’avait ajouté, dans la foulée, que “les Juifs sont plus intelligents et plus intéressants que la moyenne.”)

À gauche, la laïcité, dans laquelle se loge surtout le clergé maçonnique du Grand Orient et l’internationale socialiste, mère, ne l’oublions pas, de la colonisation et de la violence anti-maghrébine depuis Jules Ferry (voir mon Bloc-notes du Flash N°55).

Et même à l’extrême gauche le NPA de Besancenot, enfant, via la LCR, de Hachomer Hatzaïr, déclarant récemment, faute de ne plus pouvoir contrôler les banlieues, le “foulard incompatible avec la lutte anticapitaliste”.

Un consensus politico-médiatique et une nouvelle alliance – qui a beaucoup à voir avec l’ancienne – unissant sans vergogne racialistes, francs-maçons, sionistes et féministes avec, en vedette américaine, le Suisse Oskar Freysinger auréolé des récentes victoires de l’UDC sur les minarets, et représentant fort bien cette nouvelle extrême droite qu’on laisse à nouveau monter partout en Europe, à condition qu’elle soit anti-musulmane, pas trop antilibérale et défenderesse inconditionnelle de l’État d’Israël…

Une véritable machine de guerre de religions à côté de laquelle la petite union sacrée organisée autour de Dieudonné et de sa “liste antisioniste” ne pèse pas bien lourd ; d’autant plus que cette union sacrée, du fait de la stupidité ethno-gauchiste de son entourage, ne se prolongea pas au-delà d’une campagne où les coups furent partagés, mais pas les bénéfices.

Musulmans du quotidien, laïcards de tous bords et salafistes sponsorisés

Face à cette provocation, cet appel à la discrimination et à la haine, étonnamment, nulle masse musulmane.

Les musulmans du quotidien ne voyant sans doute pas le rapport entre eux et le soi-disant complot salafiste – pas plus que le petit peuple juif allemand des années 30 ne voyait probablement de lien entre leur présence au sein du Reich et les vociférations d’Hitler contre le Capital apatride de Wall Street.

En fait, les seuls contributeurs volontaires à cette stratégie de la tension, auront été, comme toujours, les idiots utiles de l’antiracisme gauchiste : SOS-Racisme, Indigènes de la République, deux cents personnes selon l’AFP, cinquante selon la police, au point que Caroline Fourest, d’ordinaire mandatée pour taper sur les musulmans, via Tariq Ramadan, sera cette fois réquisitionnée pour apporter un peu de crédibilité people au côté d’Houria Bouteldja, elle-même salariée de Dominique Baudis. La seule composante islamique censée incarner la menace jihadiste dans cet attelage de bras cassés se réduisant finalement à une vingtaine d’islamo-racailles sur le modèle Four lions du dernier cinéma comique anglais !

La véritable guerre civile et ses victimes

Au même moment, une étude sérieuse, sortie sans faire de bruit de la Fondation Res Publica présidée par Jean-Pierre Chevènement : “Classes populaires : pour sortir des mythes” nous démontrait, chiffres à l’appui, qu’une autre guerre civile a lieu, économique celle-là et entre Blancs judéo-chrétiens, à la manière de celle que l’oligarchie impériale britannique a toujours su mener contre ses propres sujets, notamment Irlandais. Une étude démontrant que, contrairement aux idées reçues, la pire misère et le pire abandon ne touchent pas la population immigrée des banlieues, en permanence sous les projecteurs, mais celle des petits Blancs, ouvriers, classe moyenne déclassée, survivant de plus en plus loin des zones urbaines, dans le silence pudique des campagnes et l’indifférence générale. Une guerre civile menée sans jihad à coups de désindustrialisation, de chômage de masse et de destruction des services publics. D’un côté l’immigration voulue, assistée et bientôt transformée, comme un animal d’élevage, en danger islamique par ceux-là mêmes qui l’ont organisée pour peser à la baisse sur les salaires, avant de s’en faire un bouclier face à la montée de la colère française ; de l’autre la misère blanche due au Nouvel ordre mondial et à la finance de Wall Street, pas du tout islamique…

Danger de l’islam ou danger du mondialisme ?

Marine Le Pen qui monte dans les sondages et dont le Système nous dit qu’elle est bien plus dangereuse que Bruno Gollnisch, tout en l’aidant à gagner la course à la présidence du FN ; Marine Le Pen à propos de laquelle les médias parlent déjà d’un possible 21 avril à l’envers, comme s’ils le souhaitaient… pour faire gagner Strauss-Kahn ? Marine Le Pen, qui surfe justement sur ces deux thèmes : danger de l’islamisme et violence du mondialisme économique, se voit étrangement cooptée par toute la classe politico-médiatique pour ce qu’on aurait appelé hier encore son racisme, tandis que cette même classe politico-médiatique moque unanimement sa ligne économique, pourtant parfaitement conforme aux critères de la gauche sociale. D’un côté une menace en grande partie fantasmée, et de toute façon pure conséquence de l’immigration, de l’autre un chaos organisé par les puissances économiques et habillé d’un voile de religion : la stratégie de l’Empire s’éloigne de plus en plus des droits de l’homme et du “doux commerce”…

Malheureusement, il ne suffit pas de comprendre et de prévenir, il faut aussi l’argent qui fait la politique et les médias.

Et cet argent, qui l’a ?

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Jeudi 13 janvier 2011 4 13 /01 /Jan /2011 12:11

Ah, les hypocrites ! A Paris on soutient que le régime de M. Ben Ali ne peut être qualifié de "dictatorial".
Ces grands démocrates soutiennent ceux qui leur lèchent les bottes, qui les confortent dans leurs certitudes, et tant pis si le peuple trinque !
Mais tout passe... et il arrive que les peuples se réveillent. Aujourd'hui au Maghreb, deamin chez nous, Inch Allah, comme ils disent...

 


Quand les démocraties européennes s'entêtent à soutenir une dictature mafieuse

par Moncef Marzouki

 


 



Dans les révélations de Wikileaks sur la Tunisie, on lit sous la plume des diplomates américains en poste à Tunis que le régime est « quasi mafieux », la femme du président  détestée et corrompue, que le régime est policier, qu’il n’écoute aucun conseil venu de l’intérieur ou de l’extérieur et que l’appui des gouvernements français, italien et espagnol à ce régime est étonnant.

Pour les démocrates tunisiens, cet appui est surtout particulièrement incongru, incompréhensible, pour ne pas dire scandaleux. Depuis 20 ans, le régime tunisien a essayé de faire croire à deux mensonges. Le premier est celui d’un régime prédémocratique qui engage le pays dans un processus démocratique, certes lent, mais allant de l’avant pour faire de la Tunisie un partenaire digne et respectable de l’Union Européenne. Or, Ben Ali a engagé, au vu et au su de tous, un processus dictatorial qui a vu disparaître inexorablement le peu de libertés et de droits que les tunisiens avaient acquis sous Bourguiba.

Le deuxième mensonge, à savoir le miracle économique, n’est pas moins grossier.  Des statistiques trafiquées, une corruption endémique sévissant au plus haut sommet de l’Etat et impliquant la famille de Ben Ali, une répartition extrêmement inégalitaire de la richesse nationale, l’effondrement de la classe moyenne, le chômage massif parmi les jeunes diplômés, la plongée dans la misère de toutes les régions de l’intérieur du pays : tel est le vrai tableau du soi-disant miracle économique tunisien. Avec les événements qui ont lieu en Tunisie depuis deux semaines, c’est ce dernier mensonge qui s’effondre, laissant le roi nu.

Il est cependant important de souligner que ces manifestations tunisiennes sont spontanées et que les islamistes n’y jouent strictement aucun rôle, contrairement aux fantasmes répandus par le régime et avalés par les occidentaux sur le soi-disant danger islamiste au Maghreb et que les mots d’ordre de ces manifestations ont été et restent des plus laïcs : revendication de dignité, de fin de la corruption, de justice  sociale et de plus de libertés.

Qu’est-ce qui explique que des démocraties occidentales, surtout européennes, appuient un tel régime dont la nature mafieuse et corrompue et l’échec économique sont patents ?

Cinq raisons peuvent être avancées :

1.      le régime s’est présenté comme un rempart contre l’islamisme

2.      il a joué le rôle de supplétif fidèle dans ce que l’Occident appelle « la lutte contre le terrorisme »

3.      il s’est soumis à toutes les règles et à tous les dogmes de la sainte église néolibérale

4.      il entretient avec l’état d’Israël les meilleures relations

5.      il joue un rôle important dans la protection des frontières sud de l’Europe en barrant la route à l’exode de la misère des africains subsahariens.

Il est évident que, dans ces conditions, les libertés et les droits des tunisiens ne pèsent pas lourd dans le choix stratégique des états européens.

Le problème est que ces états, en faisant un tel choix, ne bafouent pas seulement leurs valeurs mais aussi leurs intérêts à moyen et à long terme. Ce sont les dictateurs du genre de Ben Ali qui, par leur corruption et leur brutalité, ont toujours fait et feront encore plus le terreau de l’islamisme le plus radical et seront responsables de l’accroissement du flot migratoire venu du sud de la Méditerranée, dû à la misère économique et à la répression politique.

De toutes façons, les gains à court terme représentés par ce régime vont bientôt prendre fin puisque ce régime lui-même, comme l’ensemble des dictatures arabes, est sur le déclin. Dans le Guardian du 29 décembre 2010, le journaliste britannique Brian Whitaker pose la question : « Ben Ali va-t-il connaître le sort de Ceausescu ? ». Espérons que non, qu’il pourra s’en aller vivre où il voudra, que le sang ne coulera pas et que la transition vers la démocratie se fera de la façon la plus pacifique possible.

Les états européens, qui ont fermé les yeux si longtemps sur les turpitudes de ce régime, vont-ils prendre le train en marche, participer à la réalisation de cette transition pacifique et accepter de travailler avec des hommes politiques qui seront leurs partenaires pour une union méditerranéenne démocratique, pacifique et prospère et non des clients douteux chargés de faire la police des frontières ?

Moncef MARZOUKI, médecin, écrivain, opposant tunisien. Auteur avec Vincent GEISSER  de « Dictateurs en sursis », éditions de l’atelier, 2009.

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Jeudi 13 janvier 2011 4 13 /01 /Jan /2011 08:58
"C'est toujours quand ils sont au seuil de la mort que les politiques deviennent honnêtes et courageux !
Dommage que ce ne soit jamais avant..."
(Alain Soral)

 

 

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Mercredi 12 janvier 2011 3 12 /01 /Jan /2011 09:34

Nous respectons M. Stéphane Hessel. Et, suivant son injonction, nous nous indignons qu'il soutienne un personnage aux antipodes de ses convictions comme ce M. Strauss-Kahn...

 

 

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Le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, ne cesse de préconiser des mesures à l’opposé du programme du Conseil National de la Résistance dont vous vous réclamez : démantèlement des services publics en Grèce et ailleurs. Des malades ne sont plus soignés, des jeunes sont privés d’avenir au nom de la préservation des profits des seigneurs du capital.

Stéphane Hessel, vous vous indignez tout en plaidant pour un Dominique Strauss-Kahn qui a voté, lui et son parti, pour le Traité Constitutionnel Européen. Un Traité dont l’article 127 autorise banquiers et marchés financiers à s’enrichir par l’endettement des états. Un Traité qui a trahi votre idéal de résistant. A la Libération, par la loi du 2 décembre 1945, le gouvernement français eut le courage d’interdire de telles pratiques. La Banque de France eut ordre de faire des prêts, à taux quasiment zéro, à l’Etat, au nom du développement des services publics. Pendant 28 ans, ni déficit, ni dette publique. Dans l’agriculture et l’industrie, les gens, remplacés par les machines, furent nombreux à devenir fonctionnaires au service de l’intérêt général, il n’y avait pas de chômage…La production des biens matériels étant assurée par un nombre décroissant de gens, le temps libéré par la technologie était massivement déversé dans le secteur des activités immatérielles au service de l’intérêt général (écoles, hôpitaux, dispensaires, médecine préventive, recherche, culture, transports …).

Pour la première fois, un gouvernement mettait en pratique la gratuité de l’argent créé par les banques. Une gratuité reconnue de fait par l’abandon de la parité-or au XXème par tous les états de la planète. Grâce aux prêts gratuits accordés par la Banque de France, les services publics pouvaient se développer en intégrant ceux qui dans l’industrie et l’agriculture avaient été remplacés par les machines. Le fonctionnaire ne perçoit pas un salaire mais un traitement. Le fonctionnaire n’est plus un salarié parce que son activité ne sert plus à l’enrichissement d’actionnaires qu’ils soient de la banque ou d’autres secteurs du privé. En ce sens, le service public est un sanctuaire qu’il nous faut défendre.

Mais, par la loi du 3 janvier 1973, Giscard et Pompidou, interdirent les prêts gratuits de la Banque de France à l’Etat, ce dernier fut contraint d’emprunter (en payant des intérêts) auprès des banques privées et des marchés. Ainsi commence l’endettement de l’Etat : démantèlement des services publics avec chômage croissant. Les cliniques privées se développèrent au détriment des hôpitaux… En introduisant cette loi dans le Traité Constitutionnel Européen, le rédacteur de ce traité, Giscard d’Estaing, soutenu par Dominique Strauss-Kahn et son parti, a généralisé l’endettement à toute l’Europe.

Les banquiers privés règnent en maîtres absolus. Ils font payer le crédit à l’Etat comme aux particuliers. Un véritable racket, quand on sait que l’argent « prêté », c’est 95% de monnaie électronique pour 5 % de billets et de pièces (papier et métal vulgaire de très faible valeur marchande…). Nous faire payer, pour un prêt à 5% sur quinze ans, deux fois le prix de la maison achetée, sous prétexte que l’argent coûte cher, c’est une escroquerie ! Quand on sait qu’aucune monnaie dans le monde n’est alignée sur l’or. La création monétaire est totalement dissociée de l’obligation pour les banquiers d’acheter des réserves d’or comme autrefois.

Stéphane Hessel, comment pouvez-vous vous faire l’avocat d’un Dominique Strauss-Kahn qui, décoré par le président Ben Ali, déclare « En Tunisie, la politique économique adoptée ici est une politique saine et constitue le meilleur modèle à suivre pour de nombreux pays émergents. » La Tunisie, un pays avec 45% des jeunes au chômage, où les opposants et les avocats sont jetés en prison et torturés. Un pays avec deux immolations par le feu et vingt morts en quelques jours de manifestations populaires…

Stéphane Hessel, comment pouvez-vous défendre la candidature à la présidentielle de 2012, d’un directeur général du FMI qui, depuis toujours, subordonne l’intérêt général aux seuls intérêts particuliers des seigneurs du capital, alors que vous vous prononcez pour « le retour à la nation des grands moyens monopolisés, fruit du travail commun, des richesses du sous-sol, des sources d’énergie, des compagnies d’assurance et des grandes banques… Pour une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général ».

Dans l’espoir que vous comprendrez mon indignation comme une nécessaire contribution au débat, je souhaite discuter avec vous, comme nous l’avions fait à Nantes en 2008, sur la base de ce que vous revendiquez au début de votre livre : « L’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ». Que le temps libéré par la machine ne soit plus gaspillé sur l’autel de la croissance dite « économique » qui n’est qu’un paravent masquant la seule croissance des profits des seigneurs du capital. Que le temps libéré par la machine serve à l’extension des services publics, facteurs premiers de la prospérité des peuples.

Solidairement vôtre pour résister à tous les exclueurs, responsables, conscients et bien vivants, de la misère du monde.

 

Alain Vidal, Nantes, le 10 janvier 2011

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Mardi 11 janvier 2011 2 11 /01 /Jan /2011 13:16

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Pour le premier procureur de France, Sarkozy et Hortefeux "avilissent" la justice !

Il ne les nomme pas mais le discours est parfaitement transparent : la plus haute hiérarchie de la justice française tonne sa révolte contre les dérives antirépublicaines du pouvoir sarkozyste.


 

 

Retentissante colère du premier procureur de France : comme l’écrit L’Obs.comJean-Louis Nadal « charge le gouvernement bille en tête » : « Visant implicitement Sarkozy et Hortefeux, Jean-Louis Nadal dénonce le « scandale » des « protestations politico-corporatistes relayées au plus haut niveau », et qui « blessent la République ». Du jamais vu !  Faut-il que la Sarkozie malmène la justice pour qu’un magistrat de ce niveau se départisse de l’habituelle réserve langagière du juriste pour illustrer concrètement l’appel lancé par un vieux résistant, Indignez-vous ! Nadal s’indigne en effet, et pas qu’un peu : « Inspirer à l’opinion des sentiments bas en instillant, de manière extravagante, la confusion entre la responsabilité du criminel et celle du juge dont on dénigre la décision (…), tout cela avilit l’institution et, en définitive, blesse la République. Le phénomène ne laisse pas d’inquiéter quand (…) les coups sont portés par ceux qui sont en charge de la faire respecter. » Les cibles du courroux du haut-magistrat sont clairement désignées : « Ces derniers mois, plusieurs décisions de justice ont valu aux magistrats des critiques de l’exécutif, résume sobrement L’Obs. En septembre 2010, Nicolas Sarkozy avait jugé « difficilement compréhensible » la remise en liberté sous contrôle judiciaire d’un homme soupçonné du braquage du casino d’Uriage-les-Bains (Isère). En décembre, Brice Hortefeux avait été critiqué pour avoir dit que la condamnation à de la prison ferme de sept policiers pouvait « légitimement apparaître, aux yeux des forces de sécurité, comme disproportionnée. » La séparation des pouvoirs, principe fondateur de l’Etat de droit, est foulée aux pieds par le pouvoir, qu’ils soient chaussés des talonnettes du président ou des rangers de ce soudard de Brice Hortefeux. Ça vaut bien un coup de gueule du premier proc’ de France !

Disons un mot du contexte, qui éclaire et justifie l’intervention de Nadal : « Le procureur général près la Cour de cassation s’exprimait à l’occasion de la rentrée solennelle de cette juridiction, et pour la dernière fois : âgé de 68 ans, Jean-Louis Nadal prendra sa retraite le 30 juin ». Le cadre de son allocution, en grand apparât républicain, rend plus frappant encore son caractère sans concession. Et comme il part en retraite, cette der des ders représente pour lui l’occasion de livrer son testament. Il profite sciemment des circonstances exceptionnelles pour donner le plus de retentissement possible à sa très ferme mise en garde contre les dérives antirépublicaines du pouvoir. Son collègue premier président de la Cour se joint à sa protestation, ce qui ressemble fort à une unanimité au plus haut sommet de la hiérarchie judiciaire contre les vélléités sarkozystes de piétiner l’indépendance de la justice : Vincent Lamanda a vigoureusement dénoncé « ceux qui croient pouvoir vilipender les jugements » et « sapent » ainsi « l’un des piliers de notre démocratie ». Ni Sarkozy ni Fillon, contrairement à l’usage, ne s’étaient risqués à assister à cette rentrée solennelle de la haute juridication. Mais leur absence physique ne les empêche pas de souffrir un cinglant camouflet.

Un autre a eu les oreilles qui sifflent, lorsque Nadal a accusé un parquet « maintenant proche d’un état de coma dépassé » : « Quand l’un d’entre nous ne voit pas ce qui dans ses actes fait naître, même à tort, le terrible soupçon d’atteinte à l’impartialité, quand il oppose en guise de pauvre réponse, qu’il est le seul juge de sa conscience (…) c’est tout le respect dû à la justice qui est compromis ». Philippe Courroye, pourquoi tu tousses ? Ultime message du premier procureur, alors qu’en 2010, la Cour européenne des droits de l’homme puis la Cour de cassation ont jugé que le parquet n’était pas une autorité judiciaire indépendante, ce qui niaient les sarkozystes : pour « extraire le venin de la suspicion » envers l’action de procureurs statutairement inféodés, il faut« Couper tout lien entre l’échelon politique et le parquet pour ce qui concerne les nominations ». Tout le contraire de la constante volonté des UMPistes de tenir en laisse la justice, pour mieux l’empêcher d’aller fouiner ses turpitudes. Tiens, là, c’est Eric Woerth qui tousse !

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Mardi 11 janvier 2011 2 11 /01 /Jan /2011 09:34

Gaz et pétrole. Nouveaux gisements marins
Les Arabes dehors, Tel Aviv revendique toutes les ressources

 

par Manlio Dinucci*

Depuis des années, diverses compagnies ont exploré les nappes d’hydrocarbures du Bassin du Levant. Le détail de leurs découvertes n’était connu que de quelques dirigeants économiques et politiques. Toutefois, les autorités israéliennes ont laissé la compagnie Noble Energy en révéler le volume, le 29 décembre dernier. Cette communication, qui annonce l’exploitation de gisements jusqu’ici gelés pour des raisons politiques, est couplée à une campagne diplomatique visant à permettre à Tel-Aviv de siphonner l’ensemble des réserves au détriment des autres riverains.
   

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Carte de la zone géographique où se trouvent les gisements de gaz naturel et de pétrole, rédigée par U.S. Geological Survey. La plus grande partie des gisements de gaz, jusqu’ici assertés par USGS, se trouve dans les eaux territoriales et dans le territoire de Gaza

La compagnie états-unienne Noble Energy Inc. a annoncé il y a quelques jours avoir découvert un gros gisement de gaz naturel dans les fonds marins, à 130 kms du port israélien de Haïfa [1]. Il est estimé à 450 milliards de m3. Dans la zone, il devrait y avoir en tout environ 700 milliards de m3 de gaz. La prospection et l’exploitation de ce gisement sont confiés à un consortium international, formé de la société états-unienne Noble Energy, qui détient à présent le quota majoritaire des 40 %, et des entreprises israéliennes Delek, Avner et Ratio Oil Exploration [2]

Ceci n’est qu’une petite partie des réserves énergétiques présentes sur le Bassin du Levant, l’aire de la Méditerranée orientale comprenant Israël, les Territoires palestiniens, le Liban et leurs eaux territoriales. Ici, depuis quelques années l’U.S. Geological Survey, agence du gouvernement des USA, procède à des prospections. Elle estime que, dans le Bassin du Levant, il y a des réserves de gaz naturel se montant à environ 3 500 milliards de m3, et des réserves de pétrole d’un montant d’environ 1,7 milliards de barils.

Le gouvernement israélien, avec le soutien de Washington, considère que toutes les réserves énergétiques sont sa propriété. Les grands gisements de gaz naturel, a déclaré le premier ministre des infrastructures Uzi Landau, non seulement apporteront des bénéfices aux citoyens, mais permettront à Israël de devenir un fournisseur de gaz dans la région méditerranéenne. Israël, a objecté le président de l’Assemblée nationale libanaise Nabih Berri, ignore cependant le fait que, d’après les cartes, les gisements s’étendent dans les eaux libanaises. Selon la Convention des Nations Unies, un Etat côtier peut exploiter les réserves offshore de gaz et de pétrole dans une zone qui s’étend à 200 miles marins (370 kms) de la côte.

D’après ce même critère, les réserves appartiennent dans une mesure notable aussi à l’Autorité palestinienne. Selon la carte même établie par l’US Geological Survey, il s’avère que la majeure partie des gisements de gaz (60 % environ) se trouve dans les eaux territoriales et dans le territoire de Gaza. L’Autorité palestinienne en a confié l’exploitation à un consortium formé de British Gas et Consolidated Contractors (compagnie basée à Athènes, de propriété libanaise), dans laquelle l’Autorité détient un quota de 10 %.

Deux puits, Gaza Marine-1 et Gaza Marine-2, sont déjà prêts mais ne sont jamais entrés en fonction. Tel Aviv, en fait, a rejeté toutes les propositions, présentées par l’Autorité palestinienne et par le consortium, d’exporter le gaz en Israël et en Egypte. Les Palestiniens possèdent donc une grande richesse qu’ils ne peuvent cependant pas utiliser.

Pour s’emparer des réserves énergétiques de tout le Bassin du Levant, libanaises et palestiniennes comprises, Israël utilise la force militaire. Il y a deux jours, le ministre des Affaires étrangères libanais Ali al-Shami a demandé au Secrétaire général des Nations Unies d’empêcher qu’Israël n’exploite les réserves énergétiques offshore qui se trouvent dans les eaux libanaises. Le ministre Uzi Landau soutient au contraire que ces gisements se trouvent dans les eaux israéliennes et prévient qu’Israël n’hésitera pas à employer la force pour les protéger. Israël menace donc d’attaquer de nouveau le Liban, comme il le fit en 2006, avec l’intention aussi de lui enlever la possibilité d’exploiter les gisements offshore [3].

Pour la même raison Israël n’accepte pas l’Etat palestinien. Le reconnaître signifierait reconnaître la souveraineté palestinienne sur une grande part des réserves énergétiques, dont Israël veut s’approprier. C’est surtout à cette fin qu’a été lancée l’opération « Plomb durci » en 2008-2009 et Gaza prise ensuite dans la morsure de l’embargo. En même temps les navires de guerre israéliens contrôlent tout le Bassin du Levant, et donc les réserves offshore de gaz et pétrole, dans le cadre du « Dialogue méditerranéen », opération de l’OTAN —à laquelle participe aussi l’Italie— pour « contribuer à la sécurité et à la stabilité de la région ».



    Manlio Dinucci

Géographe et géopolitologue. Derniers ouvrages publiés : Geograficamente. Per la Scuola media (3 vol.), Zanichelli (2008) ; Escalation. Anatomia della guerra infinita, DeriveApprodi (2005).

 

depuis:  http://www.voltairenet.org/article168057.html

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