Deux mots à un sioniste compulsif

Publié le par Ali


Je constate, une fois de plus, qu’il est mythes, des dogmes, qu’il vaut mieux ne pas bousculer. Celui du « peuple juif « en est un

J'ai publié ici, comme sur un de mes blogs (en l'occurence http:// candide-exocet.skynetblogs.be) les commentaires et résumé du livre de M. Shlomo Sand, Israëlien, juif et professeur d’Histoire à l’Université de Tel-Aviv. Cela m'a valu d'être traité de "connard de nazillon" par un lecteur qui, par la suite m'a harcelé de littérature pro-sioniste.
M. Sand, très honnêtement, met sur papier le résultats de ses investigations. Elles sont pour le moins décapantes et « provocatrices » comme les qualifie un quotidien de Tel-Aviv. Son livre « Comment le peuple juif fut inventé » est publié chez Fayard.

Ainsi donc, la déportation des juifs en 72 après J.C, n’est qu’une histoire mise en scène par les chrétiens pour faire croire à une vengeance divine du « déïcide » des juifs. Titus a rasé le Temple, réduit en esclavage des milliers de juifs, mais jamais, au grand jamais, il n’a déporté ce peuple. L’aurait-il voulu qu’il n’en avait pas les moyens. N’est pas nazi qui veut !

Les juifs, rappelle M. Sand, ont pratiqué le prosélytisme tout au long de l’Antiquité. C’est le christianisme, devenu religion d’Etat dans l’Empire romain, qui y a mis un terme. Tous les historiens de l’Antiquité  le confirment. Il y a donc eu des juifs greco-romains et puis, en Afrique du Nord, des Berbères convertis, ancêtres des juifs dits « sépharades ».

En Palestine, après la destruction du Temple, les juifs sont restés et, au cours des siècles suivants, se sont convertis au christianisme et à l’islam. Les juifs de la Torah et de l’Evangile, conclut notre historien, sont les pères des Palestiniens d’aujourd’hui.

On comprend que ce genre de thèse ne plaise pas aux sionistes purs et durs pour qui le « peuple juif » est un dogme sacré et indiscutable.

Quant aux « azkhenazes », ces juifs d’Europe centale si différents des autres, M. Shlomo reprend la thèse de l’origine Khazars de cette ethnie. Les Khazars, un peuple turco-caucasien, qui s’est en masse converti au judaïsme au neuvième siècle de notre ère, pour ensuite se répandre en Europe centrale où il s'est mélangé aux slaves. Encore une thèse tabou.

Tabou, parce que le mythe, l’invention du peuple juif, ne date que d’un siècle environ, poursuite M. Sand. Il a fallu développer ce mythe pour conforter les thèses sionistes du retour dans la matérialité de la Terre Sainte. Auparavant, les juifs, Azkhenases ou Sépharades, se considéraient comme les « habitants » de la Torah. Leur « terre » était, est encore, la Torah.

Le commentateur compulsif qui, aujourd’hui, a inondé mon blog de considérations spécieuses, m’accuse d’être, sous couvert d’antisionisme, un antisémite. La ficelle est grosse et éculée. Pas touche au sionisme, sans quoi l'accusation de racisme anti-juif fuse. Allons ! Il existe des hommes, des juifs, qui sont d’authentiques anti-sionistes, Noam Chomsky par exemple et tous ces rabbins orthodoxes pour qui l’existence d’Israël est une insulte à l’esprit de la Torah. Il y a en Israël même des milliers de militants du mouvement « La Paix maintenant » qui sauvent l’honneur des juifs. Il y a des centaines de milliers de juifs à travers le monde qui sont indifférents au sort d’Israël, simplement parce qu’ils se considèrent d’abord comme Européens ou Américains.

Etre juif, c’est pratiquer la religion mosaïque. Rien de plus, rien de moins. Celui qui ne la pratique pas, n’appartient pas à cette communauté religieuse, encore moins à un peuple, tout au plus peut-il se rattacher à une origine religieuse ancêstrale. Ce fut le cas de gens comme Freud ou Einstein.

Il est absolument scandaleux et illogique que, sous prétexte d’être circonsis, tout un chacun, né à Brooklyn, Paris ou Varsovie, peut se rendre à Hébron et proclamer haut et fort : ceci est ma terre.

Le sionisme c’est le vol des terres, la déportations de populations indigènes, le renouveau de « bantoustans » si décriés dans l’Afrique du Sud de l’apartheid. C’est le règne de la force brutale, de l’assassinat ciblé et revendiqué comme tel, celui du mensonge et de la provocation.

L’antisionisme, c’est un humanisme pour qui le rétablissement de la vérité et de la justice prime sur toutes les autres considérations. C’est la défense des opprimés, des plus faibles et des spoliés.
Quant à cette  obsession à vouloir trouver un peuple juif là où il n'y en a pas, je constate qu'elle était partagée jadis par...les nazis !

Israël, qu’on le veuille ou non, finira par disparaïtre. En 2030, il y aura autant de juifs israëliens que d’arabes. Israël ne sera plus, de facto un Etat juif. La démographie galopante dans les territoires occupés sera une pression insoutenable pour ce pays empêtré dans ses contradictions internes.

Alors, avant que l’irréparable n’arrive avec son cortège de malheurs, il serait bon que les juifs dans le monde se ressaisisent et oeuvrent pour que la Palestine soit reconnue en tant que telle, soit un seul pays pour les deux communautés.

Il est encore temps, mais il n'y en a plus à perdre !

MeaSharim-Message

Photo: sur un mur du quartier juif orthodoxe de Mea-Sharim à Tel-Aviv

 


 

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Unique 16/11/2008 00:53

tu n'es pas assez intelligent pour me clouer le bec. Je confirme, tu es un con, ce n'est pas une insulte mis plutôt un diagnostique.
il ne te reste que la censure pour servir de cache misère(intellectuelle).

Ali 16/11/2008 09:52


Unique, tu m'insultes, je m'en fous ! La preuve, je ne t'efface pas. Mais mon blog n'est pas, même à la faveur de commentaires, une tribune sioniste. Si tu veux défendre tes positions autrement
qu'en injuriant tes opposants, tu sais ce qui te reste à faire...


rachid 13/11/2008 07:16

J’ai fait un rêve….
Si Obama pouvait l’égaler !

Il ne suffit pas d’être noir ou arrière-petit-fils d’esclave ou d’engager pour être meilleur - ou pire. C’est cela aussi le métissage. La comparaison avec l’homme posant le pied sur la lune peut aussi être faite. « C’est un petit pas pour un homme, mais un bond de géant pour l’humanité », avait dit Neil Armstrong le 21 juillet 1969. Depuis, l’homme n’est pas allé plus loin. Ni l’humanité, qui continue de se foutre sur la gueule à cœur joie pour l’enrichissement des plus gras. Souhaitons au nouveau président de confirmer ici bas, avec les armes de paix de sa profession de foi, la promesse folle des astronautes américains.

Belafonte vit dans le proche entourage de Martin Luther King. Miriam Makeba, elle, se sépare d'Hugh Makesela, trompettiste sud-africain encore en activité, pour épouser un des leaders des Black Panthers, Stokely Carmichael, en 1969. Sans doute étaient-ils, Belafonte et elle, au courant des rencontres secrètes de Martin Luther King et Malcolm X, accords dont le danger n'échappe pas au pouvoir. On sait la suite. Tous deux sont assassinés et les leaders des Black Panthers exécutés un à un.
Les poursuites recommencent. Miriam Makeba s'exile en Guinée, pays dont elle prend la nationalité. D'un autre côté, ce retour en Afrique est vécu comme un symbole puissant autant qu'une promesse pour le continent. Elle circule, s'installe en Europe, obtient - elle qui était réputée "citoyenne du monde" - un titre de citoyenneté honoraire dans dix pays, dont la France.
En 1985, le ministre de la culture, Jack Lang, lui remet les insignes de chevalier des Arts et des lettres.

Suit une impressionnante série d'honneurs et de titres honorifiques : "Femme du siècle", pour le Bedford Stuyversant Comunity de New York, Polar Music Prize (2002), discours aux Nations unies.
Ses triomphes, ses fatigues, ses troublantes alternances de succès et de douleurs, cette involontaire voix universelle de l'Afrique qu'elle avait fini par porter dans le monde, ont un sens qui touche à l'essentiel. D'autant qu'elle n'a jamais fait parade de son combat ni mystère de son talent : "Je n'ai jamais chanté la politique, seulement la vérité..."

Anakyne 11/11/2008 10:13

Bonjour,
j'adhère totalement à votre conclusion. Il serait temps que le peuple juif mette un terme à ces revendications stupides à mes yeux. Mais avec le soutien des USA le problème n'est pas prêt d'être réglé. De surcroit la menace qui pèse actuellement avec l'Iran ne va pas dans le sens de la reconnaissance et de la paix.
Nous avons tous les ingrédients d'un conflit qui risquera de déborder bien au-delà des frontières palestiniennes et israélienne.
Pour le reste il ne faut pas s'inquiéter, les gens qui ne sont pas capables de comprendre des avis qui divergent des leurs ne sont pas dignes d'un quelconque intérêt.
Bon dimanche.