Extension du domaine de l'antisémitisme.

Publié le par Ali

Ils y arriveront petit à petit: si le Tribunal conteste l'amalgame antisionisme = antisémitsme, le fait de traiter d'antisémite un antisioniste relève de la joute politique ordinaire... 
Dénoncer le racisme de "l'Etat juif", condamner les exactions de toutes sortes qu'il fait subir aux Palestiniens, et se faire traiter d'antisémite au bout du compte, le Tribunal estime que cela n'est pas une injure, mais participe au jeu normal de la contestation politique ...
Et demain de la joute politique exceptionnelle...
Et après-demain ?

flag-ani


http://fr.altermedia.info/general/contentieux-lcrcrif-la-confusion-entre-antisemitisme-et-antisionisme-commence-a-etre-reconnue-par-les-tribunaux_16900.html

 

Le bâillonnement selon la technique du voleur… chinois

L’ancien président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Roger Cukierman, a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris, devant lequel il était poursuivi pour injure par la LCR.
Il avait dénoncé “l’antisionisme” de partis révolutionnaires tels la LCR. “Cette alliance brun-vert-rouge donne le frisson”avait-il notamment déclaré.
Une décision en faveur de la liberté du débat..
La 17e chambre a reconnu jeudi “le caractère contestable et contesté d’un tel amalgame”. Toutefois, a-t-elle jugé, les propos de Roger Cukierman “se situent bien dans le cadre d’un débat de nature politique, les relations entre antisémitisme et antisionisme figurant au cœur de cette confrontation d’idées et d’opinions”.

…pour mieux l’interdire

Cette décision pourrait s’interpréter comme une décision en faveur de la liberté du débat politique, ce qui serait en soi une bonne chose. Encore faudrait-il que cette logique de liberté du débat puisse s’appliquer à tous les sujets. Mais surtout, cette première décision ouvre la voie à une évolution juridique -puis n’en doutons pas judiciaire- qui interdira carrément toute discussion sur le sujet.

Dans un premier temps, les “antisionistes” ou même les adversaires plus factuels de la politique israélienne doivent, en effet, s’apprêter à être traités publiquement et systématiquement “d’antisémites”. Quand ce mot d’ordre sera bien assimilé par l’opinion publique moutonnière, la critique de tout ce qui est israélien relèvera des tribunaux. C’est effectivement le risque lorsqu’une position politique est progressivement assimilée à un délit. Cette décision revient en fait à étendre la définition de “l’antisémitisme”.

Au final, il n’est pas sûr que cette décision en faveur du libre débat serve la liberté d’expression dans notre pays.


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