Sarkozy jusqu'à la lie !

Publié le par Ali




Sarkozy (que son nom soit maudit !) parade au Brésil. Il vend des avions, il est content. Il étreint dans ses bras un chef syndicaliste devenu Président de la République. Tout le monde n’est pas fils d’hobereau hongrois, n’est-ce-pas ?

Sa justice maintient en prison, sur requête de sa ministre Alliot-Marie, un type sur lequel ne pèsent que des soupçons ténus, nullement corroborés par des preuves. Un de ceux qui ne le suivent pas dans ses discours mégalomaniaques, un qui réfléchit, se pose des questions. Un type comme moi en quelque sorte, plus jeune, plus engagé, plus courageux…

Lui veut mettre le Parlement à sa botte, comme il l’a fait avec ses ministres. Un parlement où bientôt le droit à l’amendement sera solidement encadré. Ils s’imaginent quoi, ces parlementaires qui lui doivent tout ? Qu’on discute les ordres du monarque, qu’on les critique, qu’on ose leur proposer un additif, une correction, qu’on les snobe ?

Allons, doit-il se dire, finissons-en avec tous ces rituels désuets et d’un autre âge !  Décrétons sans discussion et sous les applaudissemnts unanimes de nos laquais reconnaissants.

La démocratie, c’est Athènes au Vem siècle. C’est l’agora où les hommes libres et athéniens discutent de ce que leurs élus vont exécuter. C’est la société des citoyens de cette « polis » qui est la leur et pour laquelle ils se réunissent. Les uns proposent, tous délibèrent et  ordonnent aux édiles d’exécuter. Voilà, c’est très simple. Trop simple pour un Sarkozy.

La monarchie, sytème de gouvernement où « un seul »  exerce le pouvoir, est passée de mode, d’où la tentation de la maquiller en « consensus démocratique » qui n’en demeure pas moins une compromission infâme.

Il manipule les médias, les écrase sous sa morgue, en fait des domestiques zélés à sa dévotion.

Il s’agite, roule des mécaniques, prend à témoin et aligne les banalités comme autant de messages précieux dispensés à un aéropage choisi !

S’épuise en redites, en tics, en oximores d’anthologie et s’en va content.

Pauvre France qui voit ce petit bonhomme s’épuiser en gesticulations vaines et grotesques.

Les monarques de jadis avaient leurs bouffons, leurs nains, leurs pitres.

Aujourd’hui les rôles sont inversés.

Et cela ne fait plus rire personne.

Et nous écoeure jusqu'à la lie ! 

 

 

 

 

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