L'echec d'Israël à Gaza

Publié le par Ali


A quoi aura servi l’agression de Gaza par les forces sionistes ?

D’abord à en finir avec « l’honorabilité » internationale d’Israël.

Cette dernière, déjà lourdement entamée en 2006 lors de son agression brutale au Liban, est désormais mise en pièces. De toute part, à commencer dans les rangs des juifs humanistes, Israël est dénoncé dans les termes les plus explicites.

Israël, « l’unique démocratie du Proche-Orient » a perdu sa crédibilité et n’est plus, au moment où j’écris ces lignes, qu’une entité brutale, agressive, arrogante, insouciante du droit international et des conventions sur le respect dû aux populations civiles et à l’emploi des armes en temps de guerre.

Quelle suite sera réservée à ces violations ? On peut rester dubitatif face à une réaction qui, dans le cas de la Serbie, ne s’est pas faite attendre.

Israël voulait éradiquer le Hamas de la bande de Gaza, ce sont ses propres termes. Le résultat est le renforcement de ce dernier et, en corrolaire, celui de l’Iran qui s’affirme, de plus en plus, comme le partenaire avec qui il faudra, vollens nollens, prendre bouche, pour arriver à une normalisation de la situation. 
Ce sera le moindre des réalisme politique !

Le Hamas, ce n’est pas une armée, ce ne sont pas des chars ni des bombes, c’est une espérance, une espérance ne s’écrase pas à coup de bombes au phosphore ou à l’uranium appauvri !

Ce que le Hamas comptait d’opposants ou d’indifférents à Gaza est désormais du passé. Les gens ont compris que cette organisation est la seule encore crédible face au rouleau compresseur sioniste.

Ce qui s’est passé à ouvert les yeux, dans le monde, à des tas de gens qui regardaient le conflit du Proche-Orient de loin et uniquement à travers la lorgnette des medias occidentaux.
Aujourd’hui, la vérité cruelle se fait jour et elle n’est pas belle à voir et entendre !
Et les gens n’ont plus peur de l’amalgame scandaleux entre antisémitisme et antisionisme. L’antisionisme, c’est un humanisme pour que cesse l’injustice insupportable qui pèse, depuis soixante ans et dans l'indifférence occidentale, sur les épaules des Palestiniens.
J’en ai vu des juifs paisibles se sentir deshonorés par les exactions des sionistes. Ce n’est pas pour ça que mes parents sont morts en déportation, ont-ils dit à la presse. L’Union des juifs pour la paix voit ses rangs grossir de juifs qui se détachent totalement de la propagande de ce conseil pseudo représentatif des juifs de France.

Le cessez-le feu unilatéral que va sans doute décréter l’entité sioniste, ne cache qu’une chose : son impuissance à pénétrer dans Gaza et a y imposer sa loi sans massacrer froidement toute la population. Elle l’aurait sans doute fait si les yeux du monde entier n’étaient braqués sur ce conflit asymétrique, les nazis l’avaient fait à Léningrad, aujourd’hui il n’est plus possible de massacrer indéfiniment en « off ». 
Elle doit le regretter !

Les gouvernements arabes se sont déconsidérés en se taisant ou en protestant mollement. Ils devront maintenant faire face à la colère populaire, celle qui sait combien ils sont corrompus par l’Occident. La rue, au Caire, à Amman, à Bahrein et ailleurs regarde du côté de Téhéran.

Si on veut une paix, rien ne sert de discuter avec Le Caire ou Ramallah. Elle passe par l’Iran.

C’est ce qu’Obama semble avoir compris.

Aura-t-il le courage d’entreprendre ce chemin qui, aujourd’hui encore, ne sera pas celui de Canossa.

 

 

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