Immigration: quelques chiffres

Publié le par Ali




 

Avant de parler immigration au Café du Commerce, il serait bon de retenir quelques chiffres.

Tous ces chiffres sont aisément vérifiables et particulièrement éloquents.
En 2040, en Europe occidentale (Allemagne, Benelux, France, Grande-Bretagne, Italie et Espagne), cinquante pour cent des habitants seront des Européens de souche non-européenne.

Ces Européens auront comme origines les pays du Maghreb, la Turquie, l’Afrique noire et l’Amérique du Sud.  
Ces chiffres s’expliquent par le flux migratoire, mais aussi par le faible taux de natalité chez les femmes européennes de souche européenne, soit 1,70 enfant par femme contre 2,3 chez la femme européenne de souche non-européenne.
Ce taux de 50 % grimpera sans doute vers les 55% d’ici la fin du siècle. Le taux de natalité chez la femme européenne de souche non-européenne baissera
  pour atteindre 2.1 ou 2.0 % à la fin du siècle.
Aux Etats-Unis, en 2040 les Etats-uniens d’origine hispanique représenteront la moitié des habitants de ce pays.

En 2030 en Israël, un Israëlien sur deux sera Arabe (musulman ou chrétien). Israël ne sera donc plus un Etat purement « hébreu ».

A la fin du siècle, l’Europe des 27 aura perdu cent millions d’habitants. Les Etats-Unis, par contre, auront gagné cent millions d’habitants (grâce au taux de fécondité de la femme hispanique).
La Turquie, elle, comptera, en 2100, cent millions d’habitants. (Cela pourrait expliquer le souhait de certains fonctionnaires européens de Bruxelles de la voir intégrer l’Union qui compenserait, ainsi, son déficit démographique).

Il y a plus !  En Europe, ces populations de souche non-européenne seront nettement plus jeunes ques celles de souche européenne. C’est chez ces dernières que l’on comptera un nombre appréciable de retraités et d’inactifs. Ces jeunes populations seront, dans une large majorité, l’avenir du continent.
Quand on vous parle d’immigration zéro, sachez-le, c’est impossible. Impossible car il y a un besoin d’apport démographique neuf. Que ce soit dans les B.T.P (Bâtiments et Travaux Publics), dans l’agriculture et ailleurs, dans des branches jusque là non concernées comme le personnel médical et les ingénieurs et techniciens.
En France et en Grande-Bretagne, les hopitaux publics fonctionnent
  grâce à la présence de plusieurs médecins ayant un diplôme étranger, la pénurie d’infimiers des deux sexes est criante. 
En France, 70% des ouvriers agricoles sont de souche immigrée. La France est la grande puissance agro-alimentaire de l’Europe.
Il y a pénurie d’informaticiens. La France autorise et encourage l’immigration d’ingénieurs et de techniciens Indiens et autres.
Et je pourrais multiplier les exemples.
Ces Européens de souche non-européenne seront, il ne faut pas se le cacher, dans leur grande majorité d’origine et de culture musulmane. L’Islam qui est déjà la deuxièume religion dominante en Europe sera, dès lors, confirmée dans cette place.
La question qui se pose est celle de l’intégration de ces populations dans le corpus européen classique.
A cette question, il ne peut y avoir qu’une réponse : il nous faut accepter, pleinement et sans réserve, ces nouveaux Européens.

Mais toute intégration suppose un double mouvement : celui de l’immigré vers sa terre d’accueil et celui du pays d’accueil vers le nouvel arrivant. 
Et cette intégration doit être réussie. L’Europe a besoin de ces nouveaux arrivants, elle n’a pas le choix, son avenir en dépend.
Toute politique qui ne tiendrait pas compte de ces données est vouée à l’échec.

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