Le temps des certitudes

Publié le par Ali




Une mobilisation sociale sans précédent, des centaine de milliers de gens dans la rue qui crient leur angoisse face à un avenir dont le Fonds Monétaire International dresse un tableau aux antipodes des lénifiantes déclarations du gouvernement en général et de Madame Lagarde en particulier. Arrogantes certitudes d’une part, désespoir de l’autre.

Pousser les gens à bout peut conduire à deux réactions. Le découragement qui conduit à l’acceptation passive d’un état de fait et à la recherche égoïste d’une solution personnelle aux problèmes quotidiens. Ou bien la révolte qui jette les gens dans la rue, mais pour ne pas qu’y crier des slogans. Le gouvernement miserait-t-il sur la première de ces hypothèses, qu’il ne s’y prendait pas autrement ; après tout les affamés pourraient bien se soumettre doit-il penser, à l’instar de ces dirigeants de la Société Générale qui préparent leur avenir en s’octroyant des stocks options pour les jours meilleurs.

Certitude ou pari ?

En Israël, nous apprenons, par le courageux journal Haaretz, que les massacres dans la bande de Gaza perpétrés par des militaires de Tsahal étaient bien véridiques. Ces soldats lit-on, avaient reçu comme consignes de tirer sur tout ce qui bouge, femme, enfant, vieillard, d’ouvrir les portes des maisons civiles, de tirer avant de contrôler qui s’y trouvait derrière et, une fois rentré, de tout balancer par les fenêtres : frigidaires, meubles, cuisinières. De déchirer, cracher ou déféquer sur les photos de famille, bref d’exprimer au plus haut point sa haine des Gazaouis.
Ce sont, paraît-il, des rabbins militaires qui auraient légitimé à l’avance ces exactions sous le prétexte que cette guerre était sainte et qu’ils fallait que ces garçons exterminent ceux qui les empêchent d’occuper la « terre sainte » !

Sacrée certitude !

Quel media mettra ces crimes en première de page ? Je me pose la question. Ils sont bien plus occupés à tourner le Pape en bourrique pour ses déclarations africaines sur le préservatif, qui n’ont pas l’heur de plaire…aux seuls occidentaux, ignorants de la réalité locale, que de fustiger, comme ils se doit, des crimes lâches et cruels.

Mais vaut critiquer un Pape qu’un sioniste. C’est facile et ça rapporte plus gros !

Certitude !

A l’opposé, notons le discours de Barack Obama dans lequel ce dernier s’adresse directement aux dirigeants et au peuple d’Iran, pays avec lequel les Etats-Unis n’entretiennent  plus de relations diplomatiques depuis trente ans. C’est un geste courtois, reçu comme tel à Téhéran, c’est une rupture avec l’ancienne arrogance etats-unienne, ce n’est pas encore une main tendue, mais la reconnaissance d’un passé qui n’aurait pas dû être ce qu’il a été, et c’est déjà très bien comme ça.

Allons, au moins une certitude !

 

 

 

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