Mysoginie, quand tu nous tiens...

Publié le par Ali





En France, le droit de vote aux femmes, promis en 1918 , ne fut effectif qu’en 1945. Si une femme, par sa majorité devenait capable juridiquement, cette capacité lui était retirée dès lors qu’elle contractait mariage. Jusqu’en 1973, son mari exerçait sur elle une quasi tutelle.
Le viol n'existait pas entre époux. Ce n'est que récemment que cette notion fut adoptée en droit pénal.
La misogynie, depuis la nuit des temps, est omniprésente en Occident et revêt une forme particulièrement brutale.
Quelques exemples :
Dans la Bible, on le sait, tous nos malheurs ont pour origine Eve qui, séduite par le serpent, désobéit à l’injonction divine. Tertullien le rappelle dans son pamphlet : « C’est toi qui a touché a l’arbre de Satan… »
Aristote qui n’a pas lu la Bible, qualifie la femme de « mâle mutilé », Bossuet qui l’a lue ajoute : « Adam diminué ».
Un moine du XIIem siècle, Bernard de Morlas, la qualifie de : « lionne de Satan ». Le grand Saint Bernard (celui de Cluny) en rajoute : « Vivre avec une femme sans danger est plus difficile que de ressusciter un mort ! »
Odon, abbé de Cluny, à sa suite, ne mâche pas ses mots : « Comment pouvons-nous désirer ce sac de fiente ? ». Il avait dû lire Saint Irénée de Lyon, Grec et Père de l’Eglise, qui – sauf votre respect- a écrit sans vergogne : « Combien fol est l’homme qui cherche l’extase entre un orifice qui… et un autre … »
Quelle élégance !
Et ce n’est pas tout !
Saint Thomas d’Aquin, dominicain, Espagnol et docteur de l’Eglise, la voit comme : « créature occasionnelle et accidentelle » et Lamennais (encore un écclésiastique) la traite de « statue vivante de la stupidité ».
La femme cherche sans cesse à rabaisser l’homme au niveau de la matière, elle le surpasse en sensualité, mensonge, frivolité et, comme dans son désir de vengeance elle manque de force physique, elle recherche l’alliance du Diable et dans les charmes à satisfaire, sa lubricité vindicative. C’est du moins ce que prétend un certain Sprenger pour lequel elle n’est qu’un « animal imparfait ».
Ce Sprenger y va de considérations anatomiques, dont je vous épargne les détails, mais qui toutes partent de cette fameuse côte d’Adam à partir de laquelle fut crée notre mère commune. Il ajoute :
« Femina » vient de « fe » (foi),  et de « mina » (moindre) ».
Michelet, notre grand historien, sauve l’honneur en qualifiant cette étymologie
d’ "ânerie de dominicain ".
Faut-il que je pousuive en faisant l’inventaire des qualificatifs dont est gratifié le sexe féminin. Oui ? … Autant en faire une liste non limitative :
Gouffre de Satan, sentier glissant, bouche de vices, « in vulva infernum », vagin castrateur…
On en restera là, mais libre à vous de poursuivre, il y a des bibliothèques qui vous attendent…
Alors, avant de traiter de machistes les autres, balayons devant notre porte…


 

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