Ne dites pas "Shoah".

Publié le par Ali


A
cte de barbarie !


Les juifs célébraient, il y a quelques jours, le souvenirs des leurs qui furent massacrés durant la dernière guerre.

Et j’ai eu une pensée pieuse pour ces pauvres gens arrêtés, déportés, soumis à des traitements odieux et qui sont morts dans des conditions épouvantables.

La plupart était originaire de l’Europe de l’Est, ils faisaient partie de ce « yiddishland » qui les regroupait au-delà des frontières politiques. Outre la religion, ils avaient en commun la langue, les coutumes, la cuisine, la musique et surtout, cet humour hors-pair qui survit, heureusement, aujourd’hui chez des réalisateurs américains, dont Woody Allen.

Ce « yiddishland » faisait partie du paysage européen, sa perte est un crime, un de plus !

Le souvenir de ces horreurs est œuvre pieuse.

Mais ne dites pas : « shoah »

Si « shoah » signifie « holocauste », n’utilisez pas ce terme.

« Holocauste », en français, signifie : « sacrifice sanglant où la victime était entièrement consummée par le feu. Sacrifice sanglant de caractère religieux » (Robert).

Un peu comme si Dieu, à l’instar d’Abraham à qui il avait demandé de lui immoler son fils unique, aurait récidivé quelques siècles après en exigeant le sacrifice de tous les juifs !

Le massacre des juifs durant la dernière guerre n’est pas un holocauste, c’est un massacre crapuleux.

Dieu n’a rien demandé de tout cela, je trouve même qu’il était étrangement absent durant toute cette tragédie.

Alors pourquoi parler d’holocauste ? Pourquoi ce glissement sémantique ?

Après tout, cela ne fait même pas vingt ans que ce terme « shoah » s’est imposé. Pourquoi ?

Dès lors, que la tragédie des juifs est le fondement unique de l’établissement d’Israël en Palestine, il est clair que ce fondement se doit d’être rappelé avec d’autant plus de force que, le temps aidant, les mémoires s’estompent, les enjeux diffèrent et les intérêts divergent.

Alors pourquoi ne pas « sacraliser » cet événement, se dirent certains ?

En le « sacralisant », le fait devient intouchable, d’où l’interdiction de tout négationisme ou révisionisme. Le fait devient aussi intemporel et a-spatial, il transcende la réalité et – danger ! – confine au mythe religieux.

La « Passion » des juifs en continuum de la Passion du Christ.

Mes amis, ce qui doit être sacré, dans ce cas comme dans tous les autres, c’est le devoir de mémoire, pas le massacre ! Le massacre, c’est de la haine, du sang, des larmes, de la barbarie, c’est le masque hideux de Satan.
La mémoire, c’est le recueillement intime, gage d’éternité.

« Sacraliser » un massacre, c’est l’élever à une dignité qu’il ne mérite pas.

Hélas, certains, qui ne doutent de rien comme ils ne respectent personne, ont instrumentalisé les souffrances de ces pauvres gens pour couvrir toutes leurs vilenies. C’est intolérable !

Les juifs de Pologne, d’Ukraine, de France et d’ailleurs ne sont pas morts pour que vive l’entité sioniste, mais pour vivre en paix sur ces terres où ils sont nés ; certains d’entre eux, comme le « Bund » en Lithuanie, étaient même franchement hostile au sionisme. Respecter leur mémoire c’est aussi respecter leurs convictions !

Mais comment exiger le respect à ceux qui ont du sang innocent sur leurs mains ?

 

 

 


 

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