"Sarkozy": est-ce injurieux ?

Publié le par Ali



Armoiries de la famille Sarkozy


« Sarkozy », est-ce une injure ? Je ne parle pas du patronyme, bien sûr, il vaut tous les patronymes du monde, ni en pire, ni en meilleur, que cela soit bien clair, Messieurs des Renseignements Généraux, qui me faites l'honneur de me lire et auxquels je souhaite le bonjour.

Avouez qu'il y a de quoi se poser des questions, à l'instar de ce juge marseillais qui va devoir décider si oui ou non « Sarkozy, je te vois », est constitutif de « tapage injurieux diurne ».
Car on en est arrivé là ! Le seul nom du premier magistrat de France, proféré de jour en public, pourrait être une injure entraînant des poursuites devant un tribunal de police.

On est où ?

Des enfants de six et dix ans arrêtés devant tout le monde, à la sortie de l'école, par des policiers et emmenés au commissariat pour une vol de vélo qui, au final, ne peut leur être imputé...
Un préfet muté disciplinairement parce que Monsieur le Président de la République a pu entendre des lazzis lors d'un de ses déplacements...

Un commissaire de police muté itou pour ne pas avoir embastillé des manifestants qui se promenaient sur la propriété corse d'un copain de notre Elu...

Une loi Hadopi, votée par des parlementaires aux ordres et sous la menace, une loi qui hypothèque nos libertés fondamentales en matière d'expression, de consultation, de partage...
On est où ?
Plus en République, mes amis, mais dans ce qui devient, petit à petit une satrapie à l'image d'un Président dont on a pu, à juste titre, écrire qu'il était un immigré hongrois, en route pour l'Amérique, et qui avait posé ses valises en France...

Vous savez, nous Français, on est pris dans une dichotomie à caractère schizophrénique;  d'un côté on atttache à l'Etat un prestige et une autorité quasi unique en Europe, de l'autre nous sommes rebelles à toute forme d'autorité étatique et le sport national est de la contrer et de la contester, surtout au Café du Commerce.

Sarkozy l'a parfaitement compris, lui qui ne partage pas ses traits si typiquement gaulois.
Il sait qu'en dehors de l'apéritif, la grogne sera virtuelle, que l'attrait des ors de la République et de ses privilèges en fera féal plus d'un.

Pourquoi décline-t-il à ce point le substantif « rupture », comme s'il fallait rompre un pacte qui fait de nous des Français et non pas des Moldo-slovaques ou des Américains ? Parce qu'il ne se reconnaît pas, M. Sarkozy de Nagocy Galpa ou quelque chose comme ça, dans ce qui est typique de l'âme française et dont Astérix est, sans doute aucun, l'image la plus emblématique.

Parce que nos coups de gueule, nos contestations, nos discussions, nos craintes, nos espoirs, nos joutes verbales, tout cela il l'appelle « débat franco-français » avec cette pointe de mépris qui suit ses haussements d'épaule !

Car, dans le fond, il nous méprise. Il doit nous prendre pour des ploucs, lui qui admire les gens qui bougent, se déplacent sur toute la planète, font du fric, posent leurs pions, se coltinent avec leurs homologues de l'international et dédaignent ces Français peinanrds qui osent encore rêver de la « doulce » France et qui vivent, comme disent les Allemands « Wie Got im Frankreich »...
Il préférerait sans doute que l'on vive comme aux Etats-Unis, son eldorado de référence, lui qui se fait appeler « l'Américain »...

Mais les Etats-Unis, il ne le sait pas encore, c'est, quand même, un pays de durs à cuire, qui ne permettront jamais, qu'un quidam quelconque décide, une fois pour toute, d'un haussement d'épaule que la République c'est fini et qu'à sa place on lui substitue une satrapie venue en droite ligne de la puszta austro-hongroise.
Et que les Habsbourg, c'était, jadis, dans la vieille Europe, et que s'il plaît aux Français de goûter aux joies séculaires d'une dynastie sarkozyenne, c'est leur afffaire et, peut-être, cela reste à prouver, leur plaisir...
Astérix, réveille-toi !















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