Pour qui roule Pierre Lellouche ?

Publié le par Ali




Cet homme s'appelle Pierre Lellouche, il est avocat, il était député, il est aujourd'hui ministre des affaires européennes. Député, il était vice-président du groupe d'amitié France-Israël, président de l'assemblée parlementaire de l'OTAN jusqu'en 2006. Il fut ouvertement favorable à la guerre contre l'Irak et c'est un pro-israëlien pur et dur.

Il a accusé la gauche d'antisémitisme chaque fois qu'elle se permettait, la pauvre, de critiquer Israël. François Hollande, outré, qualifia ses propos « d'odieux » !

Si l'on en croit Paul-Eric Blanrue dans son ouvrage « Sarkozy, Israël et les juifs » (édition Oser Dire), Lellouche a pour amis des gens aussi pacifiques que Paul Wolfowitz et Richard Pearle pour qui un bon musulman est un musulman mort. Monsieur Mélenchon est allé plus loin: il s'est demandé si Lellouche n'était pas un agent au service des Etats-Unis. Lellouche, après l'avoir quasiment provoqué en duel, a violemment démenti.

En plus il est membre de la commission Trilatérale, une organisation privée de type mondialiste, crée à l'initiative du groupe Bilderberg qui prône une coopération dans les domaines économiques et politique dans les zones Europe occidentale, Amérique du nord et Asie Pacifique, tout un programme ! Bref, ce Monsieur qui a présenté Sarkozy au Président Bush et aux principales organisations sionistes des Etats-Unis, a de solides relations, toutes orientées dans le sens que vous devinez, cela va de soi.

En mars 2009, il s'est vu confier une mission de représentant spécial de la France pour l'Afghanistan et le Pakistan. Même si on ne se pose plus la question de savoir à quoi sert le ministère des Affaires Etrangères, on ne pouvait faire choix plus partial qui conduit la France à s'investir de plus en plus dans cette guerre.
M. Lellouche, suivant en cela la doctrine etats-unienne, est partisan de l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne. M. Sarkozy, officiellement du moins, est contre. Mais qu'importe, la Turquie rentrera dans l'Union, parce que les Etats-Unis le veulent. Ce sera dans dix, quinze ou vingt ans, mais le mariage se fera grâce à des gens comme Pierre Lellouche (et Nicolas Sarkozy, malgré ses dires...). A moins, bien sûr que l'Union n'ait volé en éclats d'ici là...

Et le voici mInistre avec en charge les affaires européennes.
Cela signifiera un alignement encore plus étroit avec la politique etats-unienne qui se matérialisera par la négociation de traités comme l'AMI (accord mutuel sur les investissements) et une kyrielle de dérégulations économico-financières qui dorment dans des tiroirs à Bruxelles et Washington et à côtés desquelles, une directive comme celle de Bolkestein est de la roupie de sansonnet.

Il est plus que temps d'être vigilant !

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