Afghanistan, Iran: mêmes défaites

Publié le par Ali

Stanley McChrystal


Le Wall Street journal, lundi dernier, avait de quoi flanquer le blues à ses lecteurs: « Les Talibans sont en train de gagner », après ça, si on n'avale pas ses muffins de travers...

Le général, reponsable de ce titre s'appelle McChrystal et il est commandant en chef des troupes de l'OTAN.
Un général ne raconte pas des trucs de cette nature sans avoir réfléchi. Peut-être veut-il se couvrir pour l'avenir, dénoncer, par cette interview, le manque de moyens et que sais-je encore, mais les faits sont là, le général voit l'avenir morose et sans gloire, ce qui n'est pas la tasse de thé des militaires.

J'ai déjà écrit que la guerre en Afghanistan, comme celle en Irak, ne pouvait être gagnée parce que c'est une guerre coloniale et que ces dernières, l'occident les a toutes perdues.
On ne gagne pas une guerre coloniale car, en face, il n'y a pas de soldats « ennemis », mais un peuple qui résiste. Un peuple qui est agriculteur, mécanicien, fonctionnaire, interprète, le jour et guerillero la nuit ou les week-end. Un peuple qui va, qui vient, qui est insaisissable, un adversaire qui n'a pas de visage et tous les visages à la fois.
Et les occidentaux dans ce guêpier sont tout juste bons à se terrer dans leur forteresse et à en sortir à leurs risques et grands périls.
Il serait temps, plus que temps, que l'on laisse le peuple afghan (en fait, un conglomérat de tribus plus ou moins antagonistes) décider de son avenir tout seul. Que les occidentaux s'en aille, ce n'est pas la peine que des gamins de vingt ans se fassent trucider pour le plus grand profit de Total, Exxon ou Royal Dutch !

 

Mlle Reiss


En Iran, une jeune française est en prison. Elle a participé aux manifestations qui ont suivi l'élection de M. Ahmadinejad, et, circonstance aggravante, remis des rapports à l'ambassade de France, soit – tout le monde l'aura compris – aux services secrets français.
Pour ces derniers, il est toujours intéressant de savoir qu'une Française enseigne sa langue dans une université iranienne de province et que parlant parfaitement le farsi, elle est intégrée dans le milieu étudiant qu'elle peut à loisir observer.
Je dénonce ici la main mise des services secrets occidentaux qui forcent souvent la main de chercheurs nationaux sur place pour les inciter à leur communiquer des informations. Souvent ces jeunes universitaires sont inconscients du rôle qu'on les fait jouer, n'imaginent pas un instant transmettre des données sensibles pour la sécurité du pays hôte et ne se doutent pas qu'en fait ils sont manipulés.

Je souhaite que cette jeune femme soit libérée le plus tôt possible et que l'opprobre soit sur le ministère des affaires étrangères et son ridicule pantin: Kouchner Bernard !

 

 


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