Pourquoi sont-ils si malades ?

Publié le par Ali




En occident, le cancer chez les enfants de moins de douze ans augmente de dix pour cent chaque année. C’est énorme ! Les spécialistes mettent en cause l’alimentation, les pesticides et « autre chose », mais ils ne se prononcent pas. Chez les adultes, le cancer des voies digestives est, lui aussi, en augmentation de cinq pour cent par an. Il est, dans quatre-vingt pour cent des cas, incurable. En cause, l’alimentation, l’obésité et les pesticides. Les tumeurs cancéreuses au cerveau accusent une courbe acendante elles ausi, elles tuent à coup sûr.

L’obésité, morbide ou non, est devenue un problème prioritaire. Les affections cardiaques de même. La recherche piétine dans bien des secteurs. L’espérance de vie en cas de rémission d’un cancer du poumon a augmenté de un mois en dix ans. C’est toujours ça !

Les maladies nerveuses ne sont pas en reste : la dépression est une affection généralisée en occident. En France, pays le plus alcoolisé du monde, l’anti-dépresseur est aussi populaire   qu’un canon avalé en vitesse au zinc. La caricature du Français contemporain est celle d’un homme (ou d’une femme) la baguette sous le bras, le verre de pinard à la main droite et le Lexomil (ou Xanax) dans la gauche ;  tout un programme !

On rétorquera que ces maladies en hausse le sont  parce que l’espérance de vie l’est aussi. C’est partiellement vrai mais n’explique pas tout.
La mauvaise alimentation, celle que l’on prend sur le pouce, que l’on achète toute préparée dans les grandes surfaces ou que l’on mange dans les cantines est, à long terme, facteur de troubles et de maladies. C’est un fait. L’alcoolisme n’est pas à dédaigner : de plus en plus de femmes et de jeunes s’y mettent. Les affections du foie sont là qui dressent un constat clinique alarmant : cirrhoses et cancers rattrapent les imprudents. Les gouvernements font un foin de tous les diables pour contrer le tabagisme ou (plus stupidement) le cannabis, mais ne touchent pas aux intérêts vinicoles ou brassicoles. Dangereux !

Mais si les gens sont déprimés, pourquoi le sont-ils ?

Un colloque de psychiatrie tenu à Istanbul en avril 2008 a consacré une session entière à la question ; les conclusions en sont, peu ou prou, les suivantes :

La déprime qui accompagne l’angoisse dérive d’un sentiment de solitude subie. L’homme, dans la société occidentale, est de plus en plus seul. Il n’a plus le sentiment d’appartenir à une maison, un feu, une tribu, religion, ethnie, nation, race etc… Il se sent seul et ne l’a pas voulu. S’ajoute à cela la décomposition des familles, leur recomposition (parfois très malheureuse) qui achève de le désorienter.
L’absence de croyance religieuse est aussi un facteur déstabilisant : l’homme n’ayant plus peur de Dieu a peur du néant (l’angoisse est une peur sans objet). Quand il avait peur de Dieu, il pouvaits’adresse à Lui et espérer Sa clémence. Aujourd’hui Dieu est absent et l’homme est un être au bord du néant.

Jadis, l’homme travaillait et pouvait voir le résultat de son travail, il se sentait impliqué dans ce qu’il faisait. C’est de moins en moins le cas de nos jours. L’ouvrier appuie sur un bouton, effectue une manœuvre, toujours la même, et se sent de moins en moins concerné par la finalité de son geste. L’empoyé de base sert un ordinateur et non l’inverse. Il est réifié comme l’est l’ouvier.

Seul, l’homme se pose la question : qui suis-je ? Et la pub est là pour répondre à sa place : il est mince, beau, charmeur, pratique le jogging et la musculation, roule dans une voiture à la mode, s’habille chez x, y ou z, boit du Pepsi et copule avec protection…

L’ennui, c’est que la réalité est différente : plus il se pose la question, moins la réponse le satisfait, d’où la schizophrénie diffuse et la déprime rampante qu’accompagnent allègrement l’hystérisation et la paranoïa. Cocktail mortel qui explique les taux de suicides dans les pays riches.

En un mot comme en cent, l’homme en occident est seul et malheureux.

Et il l’est d’autant plus que cette chose anonyme qui l’entoure et que l’on appelle » société » n’inclut son « moi » que dans la mesure où ce dernier est conforme. C’est-à-dire « formaté », dès lors qu’il ne répond plus aux critères il est marginalisé, exclut, ostracisé.

Alors que faire ?
Dans le cadre de ce papier, ce serait trop long de détailler les remèdes, contentons-nous de souligner le principal : affirmez vous tel que vous êtes ! N’ayez pas peur d’être en marge, de ne pas suivre le courant, de dériver loin des bornes imposées. Vous, c’est vous, eux, c’est eux.
Ne jouez plus le jeu ! Mettez-vous en grève. En grève de toute sociabilité imposée. Soyez sélectif, fuyez leurs mondanités de circonstances et intéressées. Sabotez tout ce que vous pouvez saboter. Ne soyez pas complices de leur entreprise de sujétion, cassez leurs espérances, décevez leurs ambitions, pareil au grain de sable qui fait hoqueter la plus sophistiquée des machines, freinez le rythme qu’ils vous imposent, trompez-les et saisissez toutes les occasions qui soient pour amplifier votre refus.

Ayez pour eux le mépris de celui qui sait leurs turpitudes, l’assurance du clinicien dont le diagnostic est le vrai.

Attendez votre heure, elle viendra.
Mieux même, devancez-la !

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plume de cib 17/08/2009 12:40

Bonjour,Pour étayer cet article, hier dimanche, j'ai vu à la télé un reportage sur les "touristes japonais qui pêtent les plombs lors de leur séjour à Paris". J'avoue que j'ai voulu regarder ce reportage, le sourire aux lèvres, la moquerie toute prête... Mais, mais, mais... Il s'avère que les japonais à qui on vend un Paris de papier glacé, débarquent dans la capitale avec des papillons dans les yeux... Et ils sont tout à coup plongés dans une faune hystérique où les valeurs ne sont plus que de vagues souvenirs. Certaines touristes japonais doivent être conduits en hôpital psychiatrique tant l'agression est violente. Et pourtant, ce qu'ils évoquent peut nous sembler anodin. Ainsi lorsqu'ils s'installent à la terrasse d'un café, le garçon passe 100 fois devant eux sans paraître les voir. Au Japon, on est tout de suite accueillis même si le serveur vient vous souhaiter le bonjour et vous prévenir qu'il est très occupé mais qu'il pense à vous. Lorsqu'un taxi arrive à sa station à Paris, il n'est pas rare que quelqu'un arrive du trottoir d'en face en courant et gratte la place, s'engouffrant dans le taxi devant une file d'attente éberluée. Mais le taxi démarre avec les resquilleur ! Au Japon, le chauffeur aurait fait sortir le type de son taxi... Il y a eu les japonais dans le métro, à l'hôtel etc.... Voilà, nous sommes en permanence plongés dans cette furie où l'humain n'est plus respecté, ne se respecte plus... De là à ce qu'il devienne "a poor alone man" il n'y a qu'une goutte d'eau.... A bientôt