Shoah: le Vatican contre-attaque

Publié le par Ali


Pie XII


Le  Vatican en a marre. Marre d’être la cible d’adversaires de tout bord qui l’accusent depuis des lustres de n’avoir rien fait, rien dit, tout occulté de la « Shoah » [1]
Pie XII aurait dû parler, disent-ils. Il aurait dû dénoncer les déportations, les interdire, excommunier ceux qui s’y livraient, faire obligation pour les catholiques de protéger les juifs etc… Vite dit que tout cela, surtout soixante ans après la guerre quand le principal intéressé n’est plus là pour se défendre.

Alors le Vatican contre-attaque : ceux qui savaient tout ce qui se passait et dans les détails, c’étaient les alliés, accuse-t-il. Ils avaient les moyens de savoir, d’évaluer, de contrôler et même de contrer les déportations. Or, non seulement ils n’ont rien dit, mais, en plus, ils n’ont rien fait !

Ils auraient pu bombarder les complexes industriels qui jouxtaient les camps (les camps « de la mort » étaient en réalité des camps de travail forcé), ils les ont laissés en l’état, peut-être sur injonction de Staline qui voulait s’emparer des usines intactes.
Ils savaient, continue le Vatican, que les nazis projetaient de déporter tous les juifs qu’ils pourraient pour les mettre au travail. Alors qu’ils auraient pu détruire encore davantage la machine industrielle allemande en sabotant les voies de la déportation, en incitant par radio les juifs à se cacher, ils ne l’ont pas fait. Pourquoi ?

Et le siège apostolique va plus loin : il brandit les carnets de M. Morgenthau, secrétaire US au Trésor durant la guerre qui accuse son pays d’avoir tu certaines informations cruciales, fait pression sur des témoins et pratiqué la politique de l’autruche. Grave !

Dans ces conditions, comment un Pie XII, privé de services secrets, aurait-il pu en savoir plus que les autres qui, eux, savaient et n’ont rien dit ? Pie XII, dans un style ampoulé certes, et avec toutes les précautions oratoires possibles et imaginables, avait dénoncé les persécutions que certains subissaient en raison de leur race ou de leur religion.
C’était pas grand chose, mais c’était dit ! Rien de pareil chez Churchill, Roosevelt et Staline.

La déportation forcée des juifs (et des tziganes, homosexuels, témoins de Jéhovah…) était-elle considérée comme une péripétie par ces derniers, un dégât collatéral de la guerre, un « détail » ? On pourrait se poser la question.

Et il nous semble qu’il serait temps que les historiens puissent librement faire leur travail et, sans pression aucune,  reconstituer ce que fut vraiment la déportation, le massacre des uns et des autres, son ampleur véritable et les responsables de ces atrocités.

 

 



[1] Je mets « Shoah » entre guillemets car le terme est impropre. Il y eut un holocauste (Shoah en hébreu), celui d’Isaac par son père Abraham, vous connaissez  la suite… « L’holocauste » des juifs durant la dernière guerre mondiale est, en fait, un massacre. Pourquoi cette obstination à taxer d’holocauste un crime crapuleux ? Pour faire oublier l’holocauste de Jésus ?





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