Un ketchup afghan

Publié le par Ali




« Ketchup » fête ses 140 ans. Ne me dites pas que vous ne connaissez pas cette bouteille rouge, je ne vous croirai pas. Ma grand-mère en faisait, figurez-vous, elle n'appelait pas cela « Ketchup » mais sauce tomate. Comme c'était une femme honnête qui trouvait que sa recette était toute banale elle n'a jamais songé à la commercialiser. Tout le monde n'eut pas ce genre de scrupule, et encore moins le très chrétien ana-baptiste Henry John Heinz !
Cet anniversaire illustre le gouffre qui sépare nos vieilles mentalités européennes de celles des pionniers du Nouveau Monde.
Nous, nous avons des manières, une vision des choses avec, en arrière-plan, toute notre civilisation passée. On fait du « ketchup » sans le savoir et en ne pensant même pas à le vendre. Eux écrasent les marguerites, décrètent que puisque tout s'achète, eh bien, tout se vend, même une sauce on ne peut plus banale.
En Afghanistan, ils ont acheté l'élection prévue de Hamid Karzaï. C'était bien la peine de pousser des cris d'orfraies après celle de M. Ahmadi Nejad en Iran. C'est tellement évident que même M. Karzaï, admet qu'il y a eu des fraudes... faute avouée...
Justement, rien ne va plus en Afghanistan, tout le monde en convient volontiers, on parle de plus en plus de défaite. Le ketchup, là-bas, a la couleur du sang, celle des 89 victimes d'une connerie de l'Otan, une de plus. Faut dire qu'avec eux c'est plus du ketchtup que de la dentelle. Quand ils s'agit de bombarder, ils font comme en 1940. Tout lâcher, Dieu reconnaîtra les siens.
Hier, un deuxième soldat français est mort des suites de ses blessures. Il n'est pas mort pour la France, ce pauvre type, mais pour l'Otan... nuance.
Hervé Morin, ministre de la Défense a eu cette phrase: « si on s'en va, les Talibans reviendront. »
Mais ils sont déjà là, banane !

Comment voulez-vous qu'avec des penseurs de cet acabit on meure dignement pour

son pays ?

« Libération » nous ouvre ce lundi les carnets du général Rondot, vous savez, cet officier qui est l'un des protagonistes de l'affaire « Clearstream» (1). On y apprend des choses ! Assassinats ciblés, protection de criminels ex-yougoslaves, tentative d'ex-filtration d'Irak de Tariq Aziz. On dirait l'armée sioniste ! Tous les ingrédients de notre sauce y son rassemblés, comme le sucre et le vinaigre, de quoi mélanger les genres et tromper le palais.
Laurent Joffrin en fait son éditorial dont la conclusions pourrait se résumer à: tuer, oui, mais avec des principes.

          Mais tout ça ne vaut pas la grippe.

          On vient de fermer une classe dans un Lycée.
          De  quoi faire la une des journaux télévisés durant le week-end.

          Des fois qu'il ne se serait rien passé...

          Pardon ! L'anniversaire de « Ketchup ».




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