Non, ce n'était pas un lapsus !

Publié le par Ali




Non ce n'était pas un lapsus, c'est la nature profonde de Nicolas Sarkozy ! Une nature qui s'affirme brutalement au bout de prurits de l'ego.

Son « coupables », c'était voulu, c'était un signe, il savait qu'il y aurait tollé mais il aime ça, au moins on parlera encore un peu plus de lui. Et dans les replis de son esprit, il n'y a pas de doute, il sait qui sont les coupables. Pourquoi les juger, sinon pour sacrifier à un rituel de circonstance pour lequel ses juges sont payés ? Après, ce sera le crochet de « boucher », comme il dit, et comme a dit, avant lui, ce bon monsieur Hitler.

Au lieu de ne pas répondre à (l'intelligente) provocation d'Ahmadinejad – vous auriez imaginé De Gaulle dans un sous-rôle de cette espèce ? - eh bien non, il tombe dans le panneau, en remet une louche, et la victime collatérale sera cette jeune Clotilde Reiss assignée, par Sarkozy, à résidence forcée dans l'ambassade de France à Téhéran. Cela peut durer des années !

Comme juriste (après tout, il est avocat...), il ne fait pas dans la dentelle et confond allégrement « revenu » et « indemnité ». Si un salarié tombe malade, il n'y a pas pour lui de dommage « extérieur » à sa personne; il perçoit un revenu et est imposé. S'il y a accident du travail, il est victime d'un fait extérieur qui lui cause un dommage. Il y a donc indemnité qui n'était pas imposée jusqu'à présent. Mais Sarkozy s'en fout et, à l''aide d'un de ces sophismes qu'il manipule en virtuose, soumet ces malheureux à l'impôt sur le revenu. C'est plus facile que de taxer de richissimes amis.

Je passe sur sa phrase « il veut rayer Israël de la carte, c'est monstrueux ! » à propos du président iranien. Occasion de se rappeler aux prières de ses bons amis juifs et de leurs réseaux, mais cette dernière me permet d'enchaîner sur la « rafle de Calais », comme on l'appellera plus tard,

Pour un président philosémite qui connaît ses classiques, et la rafle du Vel d'Hiv en est une, il récidive dans le genre glauque et lâche qui fait la chasse aux plus pauvres, aux plus démunis pour les marquer un peu plus des stigmates de la vie.
Pour ce faire, il a son homme lige, ce sicaire froid comme un poisson sur l'étal: Eric Besson, celui à côté duquel les tueurs florentins étaient de joyeux bougres. Ah, il ne tue pas de ses mains, ce ministre, il annihile l'espoir et c'est plus grave ! Il passera dans l'Histoire, celui-là, mais dans les marges, les bas de pages, ces culs de basses fosses où s'exhibent les turpitudes des obligés.

Il ne rêve pas à un second mandat dit notre président... quel menteur ! Cet type de créature ne vit que pour et par l'ivresse vulgaire du pouvoir. Ce pouvoir qui permet l'assouvissement de toutes les passions, l'outrance de l'ego et la jouissance de se montrer tel quel, sans pudeur, sans vergogne, sans honneur.

Et de passer outre les lapsus !


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Schlabaya 24/09/2009 15:50


Nous sommes bien d'accord sur le personnage... Je suis franchement inquiète à l'idée qu'on risque encore de se le fader pour cinq ans.