Brian Joubert est un (z)éro...

Publié le par Ali

joubert.jpgAprès la douche...



Mais qu'est-ce que j'en ai marre de ces J.O d'hier (comme ceux d'été en passant), fidèles répliques du prurit capitaliste de la compétition, la concurrence et la victoire à tout prix.
Ceux d'hiver surtout, qui voient une humanité si blanche, propre, riche et techno compatible qu'elle m'apparaît comme désanimée, sans âme si vous préférez...
Voyez cette Lyndsey Vonn, grande fille proclamant haut et fort son désir de victoire et la conviction de son invincibilité, ou ce rouquin céleste sur son snow-board volant, provoquant ses adversaires à coup de ; « j'suis  le plus fort et pour cent ans  !»...
Alors, Brian Joubert et son « j'suis un petit con... » ?
Lamentable, n'est-ce-pas ? Il aurait pu tout simple nous dire, les yeux dans les yeux, qu'il en avait marre de l'entraînement à outrance, de cette mise en condition insupportable qui veut qu'il gagne à tous les coups et culpabilise dans le cas contraire. Qu'il n'était pas une machine à rapporter des médailles, mais un bave type qui aime patiner et faire de joli pirouettes sur la glace, que la vie ne se résume pas à une marche sur un podium, qu'il était, en fait amoureux de Lindsey Vonn et qu'il rêvait de l'emmener au 7em ciel au bout d'un triple salto, mais qu'elle lui préférait le rouquin et son snow-board ailé, et que tout cela lui avait cassé le moral, brisé les jambes et les chevilles  juqu'à ce qu'il en tombe sur le c...
Non, le brave garçon, bien repentant bat sa coulpe. Il revient dans les rangs. Obéira à son entraîneur, sera docile, réservé, poli. C'est vrai qu'il n'est qu'un « petit con », on l'est toujours quand on conteste ce grand frère qui vous veut du bien malgré vos rêves de Lindsey Vonn qui, à l'hôtel, vous attend,  nue dans le jacuzzi d'une une suite rose bonbon.
J'aurais préféré qu'il le envoie tous paître, ces obsédés de la performance, qu'il claque la porte, s'en aille faire un tour dans cette belle et sauvage nature de la Colombie Britannique, un des rares endroits dans le « monde civilisé » où l'on peut encore voir des choses splendides et rencontrer, en cherchant bien , des gens intéressants. Mais non, Brian Joubert en remet dans l'auto-flagellation.
C'est qu'à part son patinage, il n'a pas vu grand chose, le monde se résume à une grande patinoire avec des applaudissements ou des sifflets au bout.  L'être humain a des patins aux pieds et s'il n'a pas de médaille autour du cou, c'est qu'il est c...
Cela me rappelle Laure Manaudou. Avec elle, au moins, c'était clair et net. Un beau jour elle en a eu assez de son sturmbannführer d'entraîneur et de ses dix-sept kilomètres de nage par jour, elle a planté le tout pour s'envoyer au nirvana avec son fiancé. Tout le monde l'a vu !
Au bout du compte, elle n'était plus championne, mais libérée. Le prix de la liberté vaut bien une médaille tout juste en or plaqué. Vous frottez un bon coup, et le clinquant s'en va comme de la mauvaise poussière.
Alors, Joubert, encore un effort ! Plutôt que de pleurnicher sur ton sort, vit ta vie. Ouvre un bistrot, ces chef-d'oeuvres sont aujourd'hui en péril et nomme-le: « Au zéro »
Au moins tu ne seras pas pointé !
 

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