Carla Bruni à Londres, chez Quick...

Publié le par Ali

Aux enchères...
Cette photo de Madame Carla Bruni-Tedeschi, épouse Sarkozy de Nagy Bocsa, prise par Helmut Newton, était en vente, hier, à Londres.
Son mari ne fait pas partie du lot...
Il ne vaut rien !
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mais passons aux choses (trè
s) sérieuses
)

Ces "lieux saints" qui tuent la paix

 

 

      
Dans le journal de Tel Aviv, un article de Shlomo Sand, l'historien israélien, auteur de "Comment fut inventé le peuple juif" (Flammarion) et infatigable combattant pour la paix et la justice.

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Shlomo Sand    

Le Premier ministre Benyamin Nétanyahou a décidé d’inscrire le caveau des Patriarches situé à Hébron et le tombeau de Rachel à Bethléem sur la liste des sites du patrimoine national israélien.

En septembre 1996, le Premier ministre Benyamin Nétanyahou avait annoncé l’ouverture du tunnel du Mur des lamentations, sous le quartier musulman de la Vieille Ville de Jérusalem, arguant que visiter ce lieu nous permettrait de toucher aux “fondements de notre existence”. Lors des incidents qui ont suivi cette initiative politique pour le moins risquée, plus de 70 Palestiniens avaient été tués, ainsi que 17 soldats israéliens. Ce n’était hélas pas la première fois que des gens étaient offerts en sacrifice sur l’autel d’un passé mythique particulièrement confus. Hérode Ier le Grand, le souverain judéo-iduméen qui avait lancé la construction du Second Temple [en l’an 20 de l’ère chrétienne] et avait fait couler beaucoup de sang pour y parvenir, aurait exulté s’il avait connu les conséquences à long terme de son entreprise historique.

En 2010, le Premier ministre Benyamin Nétanyahou a décidé d’inscrire le caveau des Patriarches [à Hébron] et le tombeau de Rachel [à Bethléem] sur la liste des sites du patrimoine national [israélien] de façon à ne pas oublier notre histoire. Hélas, trois fois hélas, Nétanyahou n’a manifestement pas lu les conclusions des fouilles archéologiques les plus récentes, qui affirment qu’Abraham, Isaac et Jacob ne peuvent avoir vécu à l’époque décrite par l’imagination fertile des rédacteurs de la Bible.

Le Premier ministre actuel est le fils d’un historien [Benzion Nétanyahou, spécialiste de la Reconquista] qui, de façon injuste, a jadis été rejeté par la communauté universitaire israélienne et contraint de s’installer à l’étranger avec toute sa famille. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que Nétanyahou ait soudain décidé de consacrer un budget de 500 millions de shekels [132 millions d’euros] à la conservation de sites historiques sur le territoire israélien. Certes, au lieu de cela, il aurait pu faire bénéficier de cet argent les lycées publics ou les universités pour y financer des cours d’histoire, qui vont à vau-l’eau. Seulement, pour produire et reproduire une mémoire nationale inamovible et hermétique, des lieux de culte en pierre seront manifestement toujours plus efficaces que des débats universitaires ouverts à la critique. Seuls des événements son et lumière projetés sur des murailles muettes pourront résister aux flots de la mondialisation culturelle et à la profusion de sites Internet qui inondent les jeunes cerveaux [israéliens] et risquent d’en faire des êtres de plus en plus cosmopolites.

Outre l’aspect idéologique, il y a un problème politique dans la localisation des deux sites historiques qui viennent d’être ajoutés à la liste du patrimoine national. Le caveau des Patriarches et le tombeau de Rachel ne se trouvent pas sur le territoire juridictionnel de l’Etat d’Israël [mais en Cisjordanie palestinienne]. Mais, étant donné que le gouvernement israélien continue de financer l’implantation de citoyens israéliens dans des Territoires [palestiniens] que ce même gouvernement refuse obstinément de placer sous sa souveraineté, on ne voit pas pourquoi il ne financerait pas non plus des sites mémoriels qui ne se trouvent pas en territoire israélien.

Ce que suggère la démarche du fils de l’historien, au cas où ne nous l’aurions pas compris, c’est que les palabres autour de la paix et de la reconnaissance d’un Etat palestinien n’ont pour but que de plaire à un président américain indécis. Le caveau des Patriarches, à Hébron, le tombeau de Rachel, à Bethléem (et pourquoi pas le tombeau de Joseph, à Naplouse ?), resteront placés sous l’autorité du tout-puissant Etat d’Israël. Sans doute cela empêchera-t-il, paradoxalement, la création d’une deuxième réserve indienne [les Palestiniens en Cisjordanie] aux côtés de celle qui existe déjà à Gaza. Mais, qui sait, peut-être notre Premier ministre s’imagine-t-il que l’onde de choc d’une guerre totale avec l’Iran nous permettra d’annexer ces lieux manifestement si chers à la mémoire de notre nation victorieuse ? Dans les communications de notre gouvernement, il est également dit qu’Abraham, Isaac et Jacob sont les “pères de la nation”. Naïvement, j’avais toujours cru qu’il s’agissait plutôt de Théodore Herzl, Max Nordau ou Vladimir Jabotinsky. Dieu merci, je me suis trompé. Sinon, Nétanyahou aurait fait inscrire le site du casino de Bâle (où fut organisé le premier Congrès sioniste), en Suisse, sur la liste du patrimoine historique israélien.

Source: YediotAharonot

 

 

 

Le français aux Français !

À part ça, la politique de l’autruche, chez Saint-Capital, c’est l’arrogance à court terme : nous proposer un Gracq numérique, un Michaux numérique, pour nous qui les utilisons tous les jours, pour nous-mêmes ou nos étudiants – ah non, commercialement ce n’est pas la peine. Ni René Char, ni Breton.

Alors évidemment, chaque année, on recompte qui tombe dans le domaine public au continent du copyright. Valéry, Éluard, Reverdy... Il y avait eu Proust, Kafka, ils nous semblaient lointains... Et le domaine public leur a fait du bien, à Proust et à Kafka : tout le monde y a gagné, aussi bien les lecteurs que les éditeurs. Multiplication des traductions pour Kafka, multiplication des propositions éditoriales pour Proust. Le chiffre d’affaire Proust de Gallimard est-il moindre depuis que Marcel public ? Je suis prêt aux paris que non.

Et se profilent Giraudoux, Artaud...

À qui s’en prend Gallimard : à Wikisource. Croyez-vous que ce soit en tentant de placer l’échange sur le terrain de la responsabilité ? Ou tout simplement, dire : Valéry et Éluard librement accessibles sur le continent américain, ça veut dire qu’on va en profiter pour raviver la lecture, s’appuyer sur la disponibilité numérique pour donner le goût des livres ?

Est-ce que c’est le même Gallimard qui, ces dernières semaines, mettait en ligne en numérique les archives de la revue NRF, démarche exemplaire ?

Non : « Les contenus en français sont destinés à un public français. » Et donc c’est la loi française qui doit s’appliquer au nuage où est le serveur Wikisource.

Paradoxe évidemment : puisqu’ils ne développent pas de vraie offre éditoriale, ne raisonnent qu’en best-sellers et DRM, un marché de l’échange des textes numérisés se développe à toute allure, de la main à la main. Contenu supprimé, voilà qui leur convient mieux.

Il y a des tas et des tas de problèmes strictement juridiques qui sont des chantiers de recherche passionnants : les droits concernant les accès abonnements des bibliothèques, la rémunération de la propriété artistique selon recette et non pas prix de vente, la possibilité, dans un cabinet de lecture comme publie.net, de proposer une oeuvre pour un temps limité et la retirer ensuite, etc, etc – ou tout simplement une vraie rémunération des auteurs dans la diffusion numérique... Mais pas cette mesquinerie à l’encontre d’une plateforme comme Wikisource [2] Et encore moins quand on est convaincu du contraire : que Michaux accessible sur Internet, Gallimard multiplierait ses ventes de Michaux papier, et moi qui ai payé 3 fois 60 euros pour mon Michaux Pléiade je serais encore heureux de payer la même somme pour un Michaux sur mon ordi, avec recherche plein texte...

Pour le contemporain vivant, on ira un peu plus chez UbuWeb, et les livres auront perdu un peu plus de terrain. Finalement, voyons le bon côté des choses : l’énergie que les rois du 6ème arrondissement mettent à clôturer, interdire, enjoindre, protéger, contrôler, pendant ce temps-là nous on avance.

Disons-le encore autrement : qu’ils se les gardent, Éluard [3] et Reverdy et Apollinaire, mais c’est la phrase, qui me fait mal, et qui est un peu même une insulte à ces trois-là : « les contenus en français sont destinés à un public français. »

Contraindre Wikisource à supprimer des contenus en français, parce qu’ils pourraient être lus par des Français, on en est là [4]. Ça sent un peu le moisi, le sûri. Pendant ce temps, il passe, le train numérique : sans eux.

© François Bon _ 17 mars 2010


[1] « Editions Gallimard’s claim that Wikisource content in the French language targets the French public, and therefore, under French conflict of laws principles, the copyright law of France applies to this content. »

[2] Sans compter les ennuis que ça va me procurer : il y a 3 semaines exactement, avec l’ami René Audet, nous proposions à un groupe d’étudiants de reprendre sur Wikisource les Etoiles peintes de Reverdy, en domaine public ici à Québec mais sous la coupe de l’injonction Gallimard, pour un exercice de mise en page écran multiple par groupes de trois, hypertexte, introduction aux métadonnées, il y avait 5 ou 6 portables d’ouverts, 1 Kindle et 2 Sony sur les tables, et au passage un petit peu d’admiration Reverdy : René, je t’ai entraîné dans une vie criminelle... Voilà en tout cas l’usage illégal qu’on fait de Wikisource.

[3] Ont été ainsi supprimés de Wikisource, à la requête Gallimard, les poèmes au titre suivant : Pour vivre ici, Le devoir et l’inquiétude, Poèmes pour la paix, Homme utile, Les nécessités de la vie, Vieillir, Air noir, L’Ombre aux soupirs, L’Impatient, La grande maison inhabitable, Raison de plus, Ce n’est pas la poésie qui..., Conseils d’ami, Allocution pour le retour des cendres de Robert Desnos, Rencontre de deux sourires, La Révolution d’abord et toujours et enfin Ne visitez pas l’exposition coloniale : on est rassurés, rassurés vraiment.

[4] Plus précisément donc : contenus légitimes là où ils sont proposés, ils deviendraient illégitimes selon tel lieu spatial précis de consultation possible. Comble, quand même, qu’Éluard et Reverdy servent de cas d’espèce (d’à vos cas d’espèce ?) dans exacte figure de contrôle local d’accès par l’État récepteur comme le voudraient l’Iran et la Chine. Si le web nous fait un peu plus ou un peu mieux citoyen du monde, est-ce que ce n’est pas justement le plus beau défi à relever, et d’autant plus si la littérature y compte – et notre langue ?

http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2081

 

Obama antisémite ?

Le beau-frère de Netanyahou accuse le président Obama d’antisémitisme
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=129898&language=fr  
 
  
Hagai Ben-Artzi, beau-frère du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a accusé Barack Obama d’antisémitisme lors d’une entrevue à la radio de l’armée israélienne. 
 
Ben-Artzi a déclaré :    «Ce n’est pas qu’Obama n’aime pas Bibi. Il n’aime pas la nation d’Israël.» (…)  «Quand il y a un président antisémite aux États-Unis, c’est un test pour nous et nous devons dire : nous ne reculerons pas. Nous sommes une nation vieille de quatre millénaires et vous, vous serez oublié dans une ou deux années. Qui se souviendra de vous? Mais Jérusalem vivra pour toujours.» 
 
Selon Ben-Artzi, Obama doit son antisémitisme à l’endoctrinement subi auprès de son ancien pasteur, Jeremiah Wright.
 
Le premier ministre Netanyahu s’est rapidement dissocié des propos de son beau-frère. Quoi qu’il en soit, un groupe de militants d’extrême droite s’apprête à placarder sur des murs en « Israël » l’affiche qui coiffe ce billet, sur laquelle on peut lire en hébreu : «Attention! Un agent de l’OLP à la Maison-Blanche!».

Et bon appétit !....quand même
quick

 

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olive 20/03/2010 16:01


Vous ne seriez pas obsédé par certaines partie du corps ?