Et si Sarkozy nous cachait quelque chose ?

Publié le par Le blog des amis d'Ali

 

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 Sarkozy quand il était ministre

 

 

Et voilà, c'est fait, le gouvernement est remanié, beaucoup de bruit pour rien...

Tous les commentateurs s'accordent pour dire que la montagne a accouché d'une souris, et que ce n'était pas la peine de faire lambiner le peuple français durant six mois pour un si pauvre résultat.

C'est vrai...

Donc, si j'analyse comme eux, je dirai qu'il y va d'un ressourcement vers l'UMP (ex-RPR), afin de renforcer la garde des précieux fidèles du Président et préparer 2012. Exeunt les Kouchner, Yade, Amara, Woerth le discrédité, et autres empêcheurs de tourner en rond.

Au prix de se faire quelques ennemis de plus: les Borloo, Morin...

Et si cela cachait quelque chose ?

Le résultat le plus flagrant de ce remaniement est l'influence diablement renforcée de François Fillon qui s'est pratiquement imposé comme Premier Ministre. Tout le monde s'accorde là-dessus et ajoute que Nicolas Sarkozy, dans ce duel, a dû céder.

Fillon a aussi une cote que n'a plus, et n'aura sans doute plus, l'actuel président.

Alors ?

Je suis quand même étonné que Sarkozy ait comme ça, cédé et permis à Fillon de jouer, enfin ! son rôle de Premier Ministre, à sortir de celui de laquais servile dans lequel il le maintenait et jouer en duo avec lui. C'est pas son genre.

Etrange...

Je propose une hypothèse, elle vaut ce qu'elle vaut, la voici:

Sarkozy en a marre. Cet homme orgueilleux, dominateur et sûr de lui, supporte de plus en plus mal les difficultés qui l'assaillent de toute part et le désamour flagrant que lui vouent (presque) tous les Français.

Il se voit mal, très mal, en perdant de l'élection de 2012. Un peu comme un Giscard bis sonné après la victoire de Mitterand...

Alors, en douce, il a décidé, à la grande joie de Carlita, de ne pas se présenter. De laisser filer les choses et de permettre à Fillon de se placer en position de favori le jour du départ de la prochaine campagne électorale.

Lui, il fera ce qu'il a toujours dit qu'il ferait après la politique: du fric !

Il ne serait pas le perdant, mais celui qui a permis à Fillon de mettre le pied à l'étrier.

Et, en cas de victoire, il recueillerait quelques lauriers, ce qui est toujours intéressant quand on devient avocat d'affaires.

Voilà, c'est une hypothèse comme une autre.

On me rétorquera que Sarkozy est borné (ce qui est vrai !), que c'est un releveur de défis (encore plus vrai) qu'il croit en sa bonne étoile, (tout-à-fait !)...

Mais c'est aussi un vaniteux qui place son amour propre au-dessus de pas mal de contingences...

Alors ?

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