Jean Sarkozy de cliques en claque...

Publié le par Ali

Le Père et le Fils

« Le fils prend ses cliques et le père prend une claque ». Très bonne formule à la une de « Libération », car c’est bien de ça qu’il s’agit ; de la première claque prise en pleine figure par le Prince.  La presse continue sur le même ton quasi liturgique sur l’air du : « le Fils se sacrifie pour le Père » et les organes de se disputer le lieu, le jour, voire l’heure de ce douloureux calvaire. C’était mercredi soir dit « Le Figaro », non ! jeudi matin rétorque l’autre, un troisième mettra peut-être tout le monde d’accord : cela s’’est passé entre mercredi soir et jeudi matin. Nous ne savons pas s’il y eut une dernière Cène, le mythe comblera, j’en suis sûr, ce vide insupportable.

Nous pourrions continuer sur ce mode badin, mais restons sérieux et concluons que, pour la première fois, le Prince a compris que trop c’était trop et qu’il fallait rétrograder fissa pour éviter non pas une Bérézina (qui viendra en son heure) mais une bombe à retardement qui pourrait exploser en 2012, date clé s’il y en a bien une…
Et le gamin dans tout ça ? Il parle bien… très bonne diction, copie conforme de celle de son père. Il pourrait se recycler dans l’imitation… fermez les yeux, vous croyez entendre l’Autre. Il a une porte de sortie toute trouvée, le petit, les cabarets lui sont grands ouverts. Avec son nom il fera salle comble.

Et puis, chapeau ! aux services de communicaton du palais de l’Elysée. Ils s’y sont tous mis sur le mode confesseur du : j’ai pris la mesure de…j’assume mes repsonsabilité…j’en ai parlé non pas au Président mais à mon Père, je reste au service des….
C’était beau comme une anthologie de Kleenex.

Quand même, je ne sais pas vous, mais moi je n’en reviens pas de l’arrogance du Père et de la servilité des courtisans en place, à commencer par ce Frédéric Lefebvre, psalmiste patenté des litanies sarkozystes et imprécateur féroce de tout ce qui touche à la Sainte Famille.

Qu’un homme porté à la tête de l’Etat  ait un tel mépris pour ce dernier et tout ce qu’il représente ; électeurs, élus, Constitution, lois, règlements, coutumes,  est proprement ahurissant et prouve, une fois de plus, que ce que je me suis évertué à écrire depuis quelques mois ne s’avère pas tout-à-fait faux : Sarkozy n’est pas Français, c’est une élément rapporté d’une satrapie lointaine, étrangère à nos valeurs. Il y a en lui du Chef clanique qui veut qu’on lui baise la main et encense son Nom, celui des Siens et le fric qui va avec.

Ses manières brutales, ses parti-pris cassants et sans appel, son abyssale inculture interpellent le brave citoyen qui fut, jadis, habitué à autre chose, sinon dans le fond, du moins dans la forme.

Le 22em jour du dixième mois de l’an 3 de l’ère sarkozyenne, le Fils s’immola en direct et devant quelques millions de téléspectateurs. Première reculade, premier revers.

Il faut un commencement à tout, même à une fin ! 

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