Jusqu'à la lie !

Publié le par Le blog des amis d'Ali

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Jusqu'à la lie, qu'ils nous le feront boire leur calice de compromissions suspectes, de relations frelatées et de mensonges méprisables.

Voilà où ils nous mènent !.

Au moment où des évènements graves se passent dans le Moyen-Orient, téléguidés en tout ou en partie par les États-Unis et Israël, nos dirigeants français démontrent de manière éhontée les abîmes de leur impéritie. Sans décence aucune, avec ce sentiment de supériorité aussi brutal que stupide et. le mépris glacial de l'opinion populaire qui les caractérisent.

Dans n'importe quel pays dit « démocrate », pays qui ne nous sont pas toujours sympathiques, comme les États-Unis ou la Grande-Bretagne, leurs agissements eussent été dénoncés sans délai par l'ensemble de la presse et des institutions, et la démission des intéressés immédiate.

Nous nous souvenons de cette procureur belge qui avait rapporté à un journaliste que le ministre de la justice avait exercé sur elle des pressions dans un procès très médiatisé. Dans les vingt-quatre heures, le ministre, mais aussi tout le gouvernement, dut démissionner. Petit pays, grande probité...

Mais chez nous, pas touche ! L’État de droit divin malgré la République et sa devise.

Au-delà de ces pataquès , c'est toute la politique étrangère de la France qui est mise au pilori par des nations qui auraient, sans doute aimé entendre un discours différent, recevoir des conseils avisés, jouir d'une écoute sympathique et amie.

Ajoutons une ministre des affaires étrangères persona non grata en Tunisie, un gouvernement qui laisse son « ami et allié » américain redistribuer tout seul les cartes dans une région du monde où, il n'y a pas si longtemps, la voix de la France était une voix que les peuples aimaient entendre.

Et que dire de cette « europe » de Bruxelles, hémiplégique, sourde et muette, qui assiste, sans plus, à l'étouffement d'aspirations populaires légitimes. Et ne compte même pas les points.

Ces évènements auraient permis à la France comme à une Europe forte et singulière, d'affirmer sa personnalité et renforcer les liens qui, toujours, l'ont unis à cette partie du monde. A la place, le vide sidéral du silence et la gabegie diplomatique que l'on sait.

Un peu plus loin, au Mexique, c'est l'électoralisme érigé en dogme par M. Sarkozy qui prend le relais.

Petite France rabougrie, reléguée au rôle d'assistant pénitentiaire.

Cela ne nous étonne pas, nous les impérialistes européens, nous savons que le cadre ultra-libéral dans lequel nous pataugeons ne sera que celui des combines, des arrangements en coulisses et des pactes entre copains et gredins.

Pourquoi, à l'instar de ces peuples désespérés, ne descendons-nous pas dans la rue à notre tour ?

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