L'affaire qui embarasse Sarkozy

Publié le par Ali

 

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Mon papier du 21 juin denier, intitulé« Combinazione est français et partouze italien »  avait abordé cette question épineuse que le Président de la République surveille, paraît-il, comme le lait sur le feu.

En clair, l’attentat de Karachi qui le 8 mai 2002 a coûté la vie à onze Français n’est pas le fait d’islamistes  mais d’ »officiels » pakistanais » furieux de ne pas avoir touché des commissions qui leur avait été promises au moment de la conclusion du contrat.

« Libération » revient ce samedi sur cette affaire et nous en livre les derniers dévellopements.

Promises par qui, ces commissions ?  Le journal cite le procureur Claude Marin : « Un document non daté et non signé laisse supposer des relations ambiguües avec les autorités politiques en faisant référence au financement de la campagne électoriale de M. Balladur en 1995 (…) Le contentieux a été l’occasion de menaces proférées par les dirigeants de sociétés écrans de révéler la nature des missions qui leur avaient été confiées. »

En 1994, Sarkozy est ministre du budget, il est le seul habilité à autoriser des commissions dans ce type de contrat. Ill est aussi dans l’équipe de M. Balladur, candidat à la présidence de la République et concurrent de M. Chirac.
Certains imaginent, dès lors, à tort ou à raison, que la tentation fut grande de demander des rétrocessions de commissions pour financer la campagne du candidat Balladur.

Mais c’est  Chirac qui est élu élu et le reliquat des commissions à payer ne l’a pas été. D’où la colère et la vengeance des bénéficiaires pakistanais…

Faut-il voir un lien entre cette affaire et la détermination du président Sarkozyde supprimer le juge d’instruction de la scène judiciaire ? Certains, et non des moindres, franchissent le pas.

Un homme détient dans un coffre d’une banque de Zurich des documents « explosifs » qu’il refuse de rendre, c’est Marc Boivin, l’ancien responsable du fabricant de sous-marins qui a supervisé la structure de répartition des flux financiers liés à cette affaire : Eurolux, société de droit luxembourgeois. Le contenu de ce coffre peut-on lire, prend de la valeur et  Boivin compte l’exploiter autant que de besoin.

Les familles des victimes, elles, sont priées de s’en tenir à la version officielle, ce qu’elle refusent de plus en plus et espèrent en la sagacité et l'indépendance du juge d’instruction, Marc Trevidic, pour faire la lumière sur toute cette affaire.
On a des raisons de croire qu’elles se font des illusions.

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