La Côte d'Ivoire, c'est bien de chez nous...

Publié le par Le blog des amis d'Ali

 

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Vous savez tous ce qui se passe en Côte d'Ivoire: deux présidents « élus », deux premier ministre, la pagaille, voire le massacre annoncé. Et l'on peut entendre chez les commentateurs radio, et lire dans la presse, en filigrane bien entendu, qu'après tout, c'est l'Afrique... que ces nègres  noirs ont encore beaucoup de choses à apprendre avant de saisir dans leur intellect sauvage, un fifrelin de la bonne et belle démocratie à laquelle, nous, peuples de l'occident civilisé, vouons un culte pieux et quotidien.

Passez muscade, la messe est dite !

Bien sûr, chez nous, pas de mascarade pareille. Vox populi, vox dei...

A part, bien sûr, quand le peuple s'exprime pas comme il faut.
Vous vous souvenez de mai 2005 quand les Français, à 55%, ont rejeté la ratification du traité portant constitution européenne ?

C'était l'expression la plus populaire qui soit. Balayée d'un revers méprisant de la main par un Sarközy, nouvellement élu. A la place, un traité de Lisbonne ratifié par un parlement croupion.

Démocratie ?

Et ces braves Irlandais, qui rejettent le traité de Lisbonne... priés de revoter, fissa, et bien cette fois ci...

Démocratie ?

Faut-il vous rafraichir la mémoire, et vous entretenir des conflits d'intérêts, un peu partout dans les cénacles politiques européens, et surtout chez nous, en France, pays donneur de leçons, s'il en est ?

Rappeler les abus de pouvoirs, les pressions sur la magistrature, sur la presse, le parlement, organe législatif s'il en est, prié d'approuver, sans réserves, ce que l'exécutif lui dit de voter... et le petit doigt sur la couture du pantalon, s'il vous plait..

Faut-il ajouter la main-mise des groupes industriels sur la presse écrite ? Le poids des lobbies divers et variés, qui font pressions sur les élus et les gouvernants pour imposer leur manière de voir et de faire. Nous pensons à la pétrochimie, à l'agro-alimentaire, aux fabricants de voiture, etc...etc...

Démocratie ?

Alors, avant de dénoncer la « gabegie » ivoirienne, balayons devant notre porte.

Mais où est passé le balai ?

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