Réchauffement climatique et vulgate apocalyptique

Publié le par Ali



Copenhague : la presse bien pensante nous lave le cerveau…

 

Incroyable. Mais vrai, hélas. 56 journaux du monde entier publient ce matin un éditorial commun. Qui reprend la vulgate apocalyptique sur le réchauffement de la planète, sans distance, sans esprit critique, sans indépendance. Voilà venu le temps où les journalistes se transforment en missionnaires verts. Et manquent à leurs devoirs… 

Vous vous levez, ce funeste lundi matin du 7 décembre, le jour où commence le sommet de Copenhague, vous savez bien, « quinze jours pour sauver la planète » et vous vous dites que la presse va vous informer, afin que vous, citoyen libre puissiez vous faire un jugement. Eh bien, allez donc pleurer et n’y comptez pas. La presse bien pensante a décidé non plus de nous informer, mais de nous convertir. 56 journaux du monde entier, à l’initiative du Guardian de Londres, ont décidé de publier un éditorial commun, en première page. Son contenu ? Il reprend point pour point la vulgate de fin du monde des réchauffistes. La mer qui monte, les refugiés politiques, la désertification, les guerres et les émeutes. Et bien sûr ces salauds de riches qui doivent payer pour ces pauvres pauvres. Le monde en noir et vert, sans nuance, sans distance. On a vu des journaux militants, mais qu’ils se regroupent à 56 en un grand panurgisme de la presse bien pensante, voilà qui ne s’est jamais produit. Ils en tirent gloire, d’ailleurs de leur audace de sauveurs du monde les 56, ils l’écrivent en tête de leur éditorial. Presse bien pensante, dise-je. En France, devinez qui s’y colle ? Bien vu, Libération et Le Monde, les bulletins paroissiaux de la religion de l’Homme nouveau, responsable et qui sauve sa planète. Après avoir lu en guise de prière du matin et de l’après midi ces deux quotidiens si tellement beaucoup engagés-responsables-citoyens vous verrez bien si leur shampoing de neurones fonctionne sur vous... La moindre des choses qui risque de leur arriver lorsqu’on lira ce texte magnifique dans vingt ans, le temps d’une génération, c’est qu’ils soient ridicules. Hélas, le ridicule ne tue plus, et c’est bien dommage. 

A cela quelques réflexions : j’ai été journaliste pendant quarante ans et je ne reconnais plus mon métier. Les journalistes d’aujourd’hui sont devenus des acteurs politiques, plus du tout des observateurs, ils souffrent de n’être que le quatrième pouvoir. Ils n’informent plus, ils militent, ils ne réfléchissent plus, ils réagissent, ils se sentent investis d’une mission messianique, tellement qu’ils sont devenus des prophètes. Et comme ils n’ont pour la plupart aucune culture scientifique… Pour le dire crûment, c’était bien la peine que les vieux se fassent chier alors qu’il existait encore dans ce charmant pays un ministre de l’information pour en arriver là… 

Cette grande salope de Lénine avait fixé à la presse du paradis soviétique, qui détient la vérité scientifique de l’organisation sociale et économique, le rôle de courroie de transmission. Pas une tête qui dépasse, ou bien zou ! Au goulag.

On se demande pourquoi les peuples sous le joug de cette monstruosité se sont battus pour secouer de leurs âmes ce lavage de cerveau permanent, puisqu’aujourd’hui les meilleurs autoproclamés de cette profession servent de courroie de transmission volontaire à une autre croyance, celle de la vertditude et du findumondisme . Il n’est même plus besoin de les forcer, de les obliger, de les menacer, ils sont devenus eux même gardiens du goulag, et tiennent les miradors sur lesquels ils restent perchés pour autant de glorieux piédestaux qui les rehaussent du vulgum pecus, et les arguments normalisés avec lesquels ils mitraillent les sceptiques, pour des messages de libération. Pauvres sots. Changez la première et la troisième lettre du dernier mot de la phrase précédente et vous serez plus proches de ma pensée. Mais je suis tellement désespéré que j’ai décidé de rester digne et civil… 

En fait je me dis que Lénine avait raison. Au nom d’une idée à prétention scientifique il avait réduit des centaines de millions de personnes en esclavage. Mauvaise pioche, il n’avait qu’a attendre que cela se fasse tout seul. Sachant que l’esclavage qui dure le plus longtemps est celui qui est librement consenti…

http://soldatinconnu.com/index.php/crachoir/79-articles/210-copenhague-la-presse-bien-pensante-nous-lave-le-cerveau.html/ 

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