Le Bonheur réprimé des Pink Floyd

Publié le par Ali

Balthus4
Balthus: la chambre turque
Dimanche d'élections, faisons notre devoir de citoyen et puis, pensons à autre chose en attendant les résultats. Un peu de philo pour changer, pourquoi pas ?

Le désir rend-il malheureux ?

Oui répondent les bouddhistes et psychanalystes du style Lacan. Oui, aucun désir ne peut être comblé, il restera toujours une frustration au bout du compte.

Donc, concluent-ils, supprimons le désir !

Un peu comme si le médecin auquel vous vous adressez pour un mal au bras vous conseille de le couper...

Alors ?

La recherche du bonheur n'est pas que la satisfaction des désirs, c'est aussi la maîtrise des désirs pour diminuer notre dépendance à leur égard et les accorder au monde dans lequel on évolue.

Le bonheur a pour origine la sagesse qui résulte de la connaissance, puis de la maîtrise de nos désirs.

La suppression de tous les désirs est pour les stoïciens comme pour les bouddhistes, sagesse car tout plaisir est, par nature, inextinguible.

Mais peut-on abolir tous les plaisirs ?

Non, répondent les stoïciens: il faut distinguer le désir qui vise son objet et le plaisir et la volonté qui vise, elle, outre l'objet sur lequel elle porte, le bien et la vertu.

Le désir qui se convertit en une tendance raisonnable est légitime ou, si vous préférez, est légitime le désir qui ne convoite pas le plaisir.

Pour Epicure, le sage doit, par la connaissance, modérer ses désirs. La connaissance permet de dévoiler les causes qui génèrent le plaisir et les moyens de les juguler. Epicure enseigne aussi que le bonheur est un plaisir connaturel, intense et ne perturbant en rien l'être qui l'éprouve; c'est un plaisir "constitutif" (en grec cela se dit "catastématique")

Le bonheur ce n'est donc pas rester assis (en zazen) sur un petit nuage et se laisser flotter passivement au gré de ses pensées. Chez l'homme heureux, aucun plaisir ne limite le bonheur.

Kant dans sa "Critique de la Raison Pratique" (1788) note que:

"Le bonheur est l'état dans le monde d'un être raisonnable à qui, dans tout le cours de son existence, tout arrive suivant son souhait et sa volonté."

Schopenhauer, le parangon du pessimiste, note en 1818 que le bonheur humain est vain car le plaisir, le contentement ne sont que la cessation d'une douleur laquelle sera, aussitôt, remplacée par une nouvelle ou cette langueur qui s'appelle l'ennui.

Il finira bouddhiste, le pauvre...

Des questions subsistent encore après ce bref survol...

Le bonheur individuel dépend-t-il du bonheur des autres ?Le bonheur humain est-il par nature évanescent et ne vaut-il pas mieux se préparer à un bonheur dans l'au-delà  ?

C'est ce que disent certains... 

Mais rien ne vaut le bonheur que l'on tient dans la main.

Un petit bonheur, même de rien du tout, vaut toutes les espérances...

En attendant, ce n'est pas le bonheur ailleurs, et, à la philo, répondent les armes...

Des Femmes palestiniennes affrontent les soldats israéliens.

C'est avec le foulard sur la tête que les femmes palestiniennes ont affronté les soldats israéliens. Contrairement aux ergoteurs et ergoteuses laïques assis sur leur cul dans leur bureau, ces femmes palestiniennes lutte pour leur droit d'exister et malgré leur croyance religieuse elles ont le courage d'affronter des hommes armés qui n'hésitent pas à faire feux sur elle... après on me parlera du côté rétrograde des femmes soumises portant le voile! ...

Heurts entre Palestiniens et soldats israéliens près de Jérusalem

Des affrontements ont opposé samedi des soldats israéliens à plusieurs dizaines de femmes palestiniennes à un point de passage entre la Cisjordanie et Jérusalem.

Les heurts se sont produits à l'occasion d'une manifestation de Palestiniennes au point de passage de Qalandiya. Les manifestantes ont tenté de forcer le passage en scandant « Jérusalem-Est arabe, notre capitale éternelle ».

Les soldats les ont dispersées à l'aide de grenades lacrymogènes, et de jeunes Palestiniens ont alors jeté des pierres sur les soldats. L'armée israélienne a indiqué que quatre personnes avaient été interpellées, mais qu'aucun blessé n'avait été signalé.

Les heurts de samedi s'inscrivent dans un climat de tensions grandissantes entre les deux communautés à Jérusalem-Est, annexée en 1967 par Israël, mais revendiquée par les Palestiniens comme la capitale de leur éventuel futur État.

Plusieurs manifestations ont été organisées au cours des dernières semaines contre la décision de l'État hébreu d'inscrire deux sites de Cisjordanie à son patrimoine national. L'annonce cette semaine du feu vert du ministère israélien de l'Intérieur à la construction de 1 600 logements à Jérusalem-Est a également provoqué la colère des Palestiniens.

Vendredi, Israël avait bouclé la Cisjordanie pour empêcher des manifestations palestiniennes dans la Ville Sainte.

Source
 La Presse
États-Unis: une droite radicale en pleine résurgence
de Richard Hétu,

(Findlay, Ohio) Richard Mack, un ex-shérif de l'Arizona, a le sens du spectacle. Vêtu d'un complet-cravate de bonne coupe, cet homme au physique imposant et à la chevelure de jais arpente la scène en modulant sa voix pour obtenir le meilleur effet possible auprès de son auditoire.

«Je vais vous dire quelque chose, déclare-t-il sur le ton de la confidence. J'espère que cela ne choquera personne et que personne ne partira. Je l'ai dit sur mon site web et je l'ai écrit dans mon livre: les terroristes ne représentent pas la plus grande menace à laquelle nous faisons face. La plus grande menace à laquelle nous faisons face est le gouvernement fédéral», ajoute-t-il en haussant la voix.
Loin de s'offusquer d'un tel message, les spectateurs applaudissent chaleureusement le conférencier, dont l'opuscule de 50 pages, intitulé The County Sheriff: America's Last Hope (Le shérif de comté, dernier espoir de l'Amérique), est un appel à peine voilé à la sédition. Parmi l'auditoire composé uniquement de Blancs se trouvent des hommes qui servent ou ont servi dans l'armée ou les forces de l'ordre, dont le shérif du comté.
Partout où il passe ces jours-ci, Richard Mack fait salle comble. L'auditorium de l'Université de Findlay n'a pas fait exception mardi soir: plus de 400 habitants de cette petite ville située dans le nord-ouest de l'État de l'Ohio se sont déplacés pour entendre l'ancien shérif du comté de Graham, qui s'était recyclé en vendeur de Cadillac en Arizona jusqu'à ce que l'élection de Barack Obama à la Maison Blanche...
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Pink Floyd: One of these days
Mythique, transcendantal, on ne présente plus le groupe légendaire....

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