Le Mexique et l'arrogance de Sarkozy

Publié le par Le blog des amis d'Ali

 

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Jamais les Américains qui considèrent pourtant les Mexicains comme des sous-hommes n'auraient fait une bourde pareille.

Faut dire que le Président de cette puissance a autre chose à faire que de se mêler des problèmes d'un de ses ressortissants avec une justice étrangère.

Vous imaginez le Président Charles De Gaulle le faire ?

Quand cela arrive, les diplomates demandent l'application des traités, portent assistance juridique à leur national, et ne mettent surtout pas de l'huile sur le feu. C'est le ba,ba de la diplomatie, pas besoin d'être premier conseiller d'ambassade pour le comprendre.

Mais avec monsieur Sarkozy, les choses prennent une dimension toute autre.

Bonne occasion de remonter un peu dans les sondages, qu'il se dit. On va leur montrer à ces Mexicains de quel bois se chauffe le « Président de tous les Français, même ceux des prisons du Mexique ». Et de recevoir les parents de cette malheureuse, de parler en leur présence à la détenue (elles ne sont donc pas si inhumaines que cela, les geôles du Mexique...), de monter le tout en affaire d’État, et de déclarer que toutes les activités de « l'année du Mexique » le seront sous le parrainage d'une détenue condamnée, ne l'oublions pas, pour un crime de droit commun.

Les Mexicains qui ont de la fierté, ont tout simplement annulé l'invitation. Il y aura une année du Mexique...sans le Mexique !

Ajoutons à cela les propos de madame Alliot-Marie, qualifiant l'arrêt de la Cour de cassation mexicaine de « déni de justice ». Elle est ministre des affaires étrangères, cette madame !

La justice française, qui, pour le Président Sarkozy est coupable de « graves manquements », a donc des leçons à donner à ses homologues mexicains. Qui se souvient encore de « l'affaire d'Outreau » ?

Le moindre portier de l'ambassade de France à Mexico aurait pu signaler à note Omniprésiden qu'au Mexique, l'enlèvement de braves gens, riches ou non, est devenu l'activité number one de la pègre locale, laquelle, saignée à blanc par la lutte contre les narcotrafiquants, se recycle dans ce business.

Que donc, les Mexicains, à juste titre, sont traumatisés par cette menace quotidienne qui leur pèse dessus. Et qu'ils ne badinent pas avec la répression des bandidts.

D'autre part, le cas de Mademoiselle Cassez a interpellé des pans entiers de la société mexicaine: l'Eglise, l'ex-minitre de la justice, des personnalités diverses qui toutes réclament une révision de son procès. Quel sera, désormais, l'impact de leurs demandes quand la France, à travers les maladresses de son président, heurte la susceptibilité nationale de ce pays ?

Je vous le demande...

Voilà où on en arrive quand un président fait de son magistère une campagne électorale permanente.

Pas de quoi pavoiser.

Et si nous vous disions que mademoiselle Cassez, au Mexique, elle y restera tant que monsieur Sarkozy sera à l'Elysée ?

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