Lybie, cantonales...et maintenant ?

Publié le par Le blog des amis d'Ali

 

 

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Fougueux, impétueux, impulsif, imprévisible, Nicolas Sarkozy, après le fiasco nommé Michèle Alliot-Marie, s'imaginait retrouver force, vigueur et grâce auprès de ses électeurs en prenant la tête de ce que son conseiller appelle stupidement « une croisade » en Libye.

Las, le ballon a fait pschitt et se dégonfle de son contenu d'arrogance, d'amateurisme et de complaisance suspecte.

Qui dirige ce patchwork criard qu'est la coalition ? Les Américains, qui s'en défendent, mais... ? La France, qui le voudrait, mais dont les autre ne veulent pas ? L'OTAN, dont les autres veulent, mais pas la France ?

Qui la soutient ? La Ligue arabe, dont on nous a dit qu'elle était pour, mais qui critique ? L'Union Africaine qui ne semble jamais l'avoir soutenue ?

Bref, c'est l'imbroglio le plus complet.

Et sur le terrain, pas de quoi pavoiser.

Certes, l'armée régulière libyenne a dû reculer face aux coups de butoirs des avions de la coalition, de quoi permettre aux insurgés de reprendre souffle, mais c'est bien tout. On réalise à présent que sans intervention sur le terrain, les bombardements aériens ne sont qu'un emplâtre sur une jambe de bois.

Et si la coalition va sur le terrain, nous lui souhaitons bien du plaisir !

Nicolas Sarkozy s'imaginait, avec cette aventure libyenne, reprendre quelques points dans les sondages catastrophiques qui sont les siens depuis des mois. Le calcul est faux ! Les Français ne sont pas les Américains qui, à partir du moment où Bush a déclaré la guerre en Irak, en faisant croire à ses compatriotes que Sadam Hussein c'était Ben Laden bis, ce sont sentis plus patriotes qu'adversaires de Bush et ont permis sa réélection. Les Français ne réagiront pas de cette manière.

Ils ont besoin d'enseignants, Sarkozy en supprime. De médecins, d'infirmières d'équipements pour des hôpitaux de plus en plus vétustes, Sarkozy les met au régime sec. Ils ont besoin de travail, il n'y en a pas. Ils ont besoin d'espoir. Avec Sarkozy, tout juste des cauchemars. Alors, une guerre dans les sables libyens, pas de quoi réveiller une fibre patriotique qui, tout le monde le sait, passe après ces préoccupations triviales que sont la recherche d'un boulot, joindre les deux bouts et passer la fin du mois sans trop de découvert.

Dimanche dernier, ils ont exprimé leur dégoût en votant massivement pour le seul parti qui ne soit pas dans la ligne du système: celui bleu Marine de la fille Le Pen. Ils ont eu raison !

Le Front National pourrait représenter la seule alternative valable à un système déconsidéré, corrompu, éloigné des préoccupations des Français et au nombrilisme aveuglant.

Il pourrait même constituer la seule perspective réellement révolutionnaire qui soit, pour autant qu'il amende son discours islamophobe primaire, son côté franchouillard beauf, s'inscrive dans une ligne de rupture politique et économique et appelle à l'union de tous les Français, sans exclusive d'origine.

Rappelle les principes d'indépendance de l’État et réfléchisse à une Europe nouvelle, plus homogène, moins bureaucratique et proche des populations

Pour cela, il reste à Marine Le Pen de prouver qu'au pouvoir, ne fut-ce que dans les conseils régionaux, son parti puisse se montrer à la hauteur de ce qu'il promet à ses électeurs.

Nous suivrons cela de près.

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