Madame Bachelot, démissionnez !

Publié le par Ali

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Je ne vous reproche pas, Madame, d'être bien née, fille d'un homme politique, d'avoir fait de bonnes études, docteur en pharmacie, d'avoir travaillé pour de grands laboratoires. Pas du tout !
Mais arrive, pour tout un chacun, le moment du seuil d'incompétence. Vous l'avez franchi depuis longtemps.
Certains en prennent conscience et, en bonne logique et toute honnêteté intellectuelle, en tirent les conséquences qui s'imposent. Ils s'effacent, cèdent la place à mieux armés.
D'autres s'obstinent, s'aveuglent devant les faits, les font mentir, déforment la réalité et crient à la conspiration face à la première critique.
C'est votre cas.
Mais les faits, voyez-vous, sont têtus et vous aurez beau les ignorer, ils s'imposent de par leur nature même. Ils sont là, dans leur cruelle exposition, vous ne pouvez les balayer d'un vulgaire revers de manche, fut-elle griffée.
Ces dizaines de millions de vaccins commandés dans une précipitation exhibitionniste qui rappelle
le bling-bling de votre Président de patron, ce mépris des médecins généralistes, ces centaines de millions de Tamiflu stockés en pure perte; à votre avis, cela s'appelle comment ?
Votre communication arrogante, votre refus de dialogue, votre assurance outrée, vous l'estimez digne de quelqu'un qui a des responsabilités comme les vôtres ?
Et aujourd'hui vous changez votre fusil d'épaule, sans un mot, comme si cela allait de soi, sans une explication modeste qui aurait au moins le mérite de reconnaître l'erreur.
Non !
La France, dans cette campagne, est la risée de l'Europe. Ce qui peut être secondaire, n'était-ce le prix faramineux que le Français moyen devra payer pour ce pétard mouillé.
Dans la moindre petite ou moyenne entreprise de notre pays, vous auriez été remercié pour incompétence. Et le licenciement n'aurait pas été jugé abusif.
Dans d'autres pays, le ministre que vous êtes aurait présenté sa démission.
Il y a des entreprises bien gérées, et des ministres conscients de leurs devoirs.
Alors ?

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