Medvedev à Notre-Dame: doxa to Theo !

Publié le par Ali


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C'est dimanche, je sais pas chez vous, mais ici (en Provence), le temps est à la neige et au froid. Belle perspective de soirée au coin du feu !
Medvedv est allé se recueillir à Notre-Dame devant l'icône qui contient des reliques de la Sainte Couronne. Dieu soit loué ! Je préfère ça à George Bush nous faisant le catéchisme évangélique à la noix et les bombes au napalm en prime.
Vive la Russie ! Et vive l'alliance entre les peuple d'Europe et le peuple russe. A bas l'atlantisme bâtard, corrompu par le génocidaire libéralisme cosmopolite. 
Notre avenir, c'est l'Est !
Justement, à propos de libéralisme, voici M. Attali, cet homme si intelligent et cultivé, donc dangereux, qui revient sur le devant de la scène avec tout un ensemble de propositions (c'est fou ce qu'il en a de propositions, M. Attali) qui toutes, sans exception, vont vers une solution de « gouvernance mondiale » des politiques économiques et financières.
Ne poussez pas des cris d'orfraies. Ce qu'écrit M. Attali, dans son registre, est tout-à-fait logique. Dès lors qu'on prône un marché libéré des protections qu' offfrent les frontières, eh bien, il faut réguler en passant sur la tête des autorités nationales et imposer des directives obligatoires pour tout le monde. Et les faire respecter par une institution mondiale. CQFD
Moi, je veux bien si le peuple, dûment et librement informé, donne son aval pour ce type de gouvernance. 
Chiche !
Cela se fera comme l'a fait, hier, M. Sarkozy au Salon de l'Agriculture. Il est venu comme un voleur, avant l'heure, au pas de course, les épaules encore plus secouées de tics, l'oeil fuyant, le regard mauvais, la lippe méprisante, le visage de cendre creusé par les rides. Les oreilles bouchées qui ne voulaient entendre les cris et les lazzis.
Il a dit qu'il ne fait pas de folklore, lui. Il a raison ! Il travaille pour ses commanditaires. Et bien.!
Bon, on termine par une petite chanson, et comme je suis de bonne humeur je vous en offre même deux par  le groupe « Mydros ». Ce sont des greco-hongrois, leurs grand-parents communistes se sont réfugiés en Hongrie après la guerre civile grecque en 1948. Les petits-enfants ont renoué avec leurs racines. Ils chantent du rebetiko, du tsiftetel, du hasapiko. Et bien avec ça ! Une touche de jouvence, une candeur un peu naïve mais touchante. Et que les puristes ne viennent pas me casser les pieds !
Dans « Kato sto gialo », ils chantent l'histoire d'une fille qui va sur la jetée attendre le bateau qui, de l'étranger, lui ramènera son amoureux. Mais il n'est pas là... air connu, la vie s'en va, comme l'amour, comme tout...et même la mort mourra !
« Siko horepse kouklimou » est le roi du répertoire « tsifteteli », soit un rythme qui vient de l'Anatolie et que se partagent, avec  la même passion Grecs et Turcs.
« Mia fora monaha zoume
me ston pseftiko dounia
prepi ligo na haroume
ninanai, ninanai yavrum »
On ne vit qu'une fois,
sur cette terre i!llusoire
faut qu'on se fasse un peu de bien...ninanai... »

attali

 

 

"Les marchés font le pari que quelque chose va s'effondrer." Lisez la suite de la chronique de Jacques Attali.

Comme on pouvait le prévoir depuis que le G20 de Londres a choisi de sortir de la crise des finances privées par l'augmentation illimitée des dettes d'Etat, la crise financière mondiale dérape en crise des finances publiques. A force d'inventer des moyens de plus en plus tordus d'emprunter sans le dire, les marchés ne croient plus que les gouvernements sauront rétablir leurs équilibres, et font le pari que quelque chose va s'effondrer. D'abord, pronostiquent-ils, des pays tomberont, comme on l'a vu déjà avec l'Islande, l'Irlande et la Grèce. Puis l'euro lui-même disparaîtra, car il ne pourra durablement exister sans solidarité fiscale entre les pays partageant la même monnaie. Puis ce sera le tour du système financier mondial, si on continue à y émettre de la monnaie de façon aussi illimitée, bien au-delà de la production réelle de richesses. Pour l'empêcher, il ne suffira pas de bloquer la spéculation: elle révèle une tendance profonde, qui ne saurait être inversée par la seule interdiction des paris sur son évolution. Il faut aller plus loin et rétablir des financements sains au niveau des Etats.

La proposition de Dominique Strauss-Kahn

Pour y parvenir, le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, vient d'émettre une proposition très rationnelle, qui peut conduire au meilleur comme au pire, selon la façon dont elle sera mise en oeuvre. Il vient en effet de demander que soit donné à l'institution qu'il dirige un mandat de supervision du système financier international, avec droit d'intervention dans les affaires budgétaires des nations, pour éviter que les pays continuent à s'endetter sans contrôle, promettant en échange d'ouvrir aux Etats dont le comportement budgétaire deviendrait raisonnable des lignes de crédit à court terme en complément de celles que leur accordent déjà, de façon presque illimitée, les marchés financiers et les banques centrales. Il a même proposé de fournir aux Etats en difficulté "un actif de réserve émis mondialement, semblable, bien que différent dans des aspects importants, aux droits de tirage spéciaux (DTS)".

 

 

 

 

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