Monsieur Obama est le gendre idéal !

Publié le par Ali




M. Obama est intelligent, charismatique, sobre, élégant et cultivé. Il a tout du gendre idéal. Hélas, comme président des Etats-Unis, il lui manque de l’entregent, du retors, l’artifice des rusés, les manières des matois et l’experience des briscards de la politique.

Il serait temps, grand temps, qu’il apprenne que les hommes sont méchants (et les femmes mauvaises ajouterait Nietzsche) que les affaires du monde et des braves gens ne se règlent pas entre hommes de bonne volonté, mais entre obsédés du pouvoir et autres crapules du même acabit. C’est ainsi, cher Monsieur Obama, on ne change pas l’homme (ni la femme) avec de bonnes intentions. On lui colle parfois un revolver sur la tempe et il arrive que l’on appuie sur la gâchette.

Manifestement, empêtré dans son costume tout neuf  de prix Nobel de la paix, il ne sait plus à quel saint se vouer.

Son projet de couverture médicale généralisée pour tous les Etats-Uniens, ne passe pas. Il ne comprend pas. C’est un homme civilisé qui estime, qui ne l’estimerait pas ? que tout homme a le droit d’être soigné, même s’il ne peut payer les soins. Seulement voilà, la mentalité de trop de ses concitoyens veut que le pauvre l’est en punition de ses péchés et que l’expiation doit aller juqu’à son terme. Dieu le punit, l’homme ne le sauvera pas ! Bonjour le calvinisme pur et dur !

L’Afghanistan. Il sait que la partie est perdue, que chaque jour qui passe voit des morts, des blessés et des traumatismes inutiles. Il faut s’en aller, plier bagage, descendre les couleurs et ciao tutti ! Le dire est facile, mais que faire quand on sait que le retrait d’Afghanistan, bien plus que celui d’Irak, sera perçu comme une victoire du « terrorisme » et un camouflet donné à cet Occident donneur de leçons ?

Les banquiers. Il avait dit que c’en serait fini de la spéculation enragée, que la régulation freinerait les appétits obscènes de ces machines à pognon. Il l’a dit, ils l’ont écouté poliment quand il leur a filé quelques subsides, ils ont remboursé et puis se sont précipités, comme des drogués en manque, sur leur vice préféré : faire du fric en dormant !

Israël. Il avait pris le problème (la tragédie !) à bras le corps. Prononcé un très beau discours au Caire. Dit, redit, aux dirigeants d’Israël, qu’avec lui la colonisation c’était basta ! Qu’il fallait discuter et fissa ! L’autre, cette ombre grise et sinistre nommée Netanyahou n’a rien dit, rien répondu, l’a quitté sans un regard et est rentré « chez elle » pour entériner ce qu’il n’a de cesse d’exécuter : la déportation des arabes, la main-mise totale des juifs et le génocide à la clé pour les résistants !

Il  ne pouvait  concevoir, M. Obama, qu’un lobby de quelques juifs (qui ne représente pas dix pour cent de la communauté) peut avoir une telle influence, au risque de metre la planète à feu et à sang, de soulever les foules musulmanes dans le monde contre cet Occident obséquieux et méprisant. Il l’apprend à ses dépens. Il sera mis devant le fait accompli, les sionistes d’Israël attaqueront l’Iran et les sionistes des Etats-Unis et d’Europe pousseront des cris d’orfraies et l’Occident trouvera des mots pour justifier, des accusations de terrorisme, des motifs de défense toujours tellement légitime….la partition est archi-connue et la mélodie éculée !

Le tout est de savoir si le bon peuple la supportera encore, cette rengaine. S’il n’en a pas marre de ces éternelles jérémiades d’Israël qui ne fait que se défendres, qui ne souhaite que la paix et qui ne prend que ses précautions face à d’ignobles terroristes arabes qui…etc

Moi, je l’écris sans ambages, Israël c’est la guerre !

Et les occidentaux sont des mous !

Des mous qui creusent leur propre tombe. Inconscients, drogués par la télé et les journaux à la solde des pouvoirs et les pouvoirs à la solde des lobbies sionistes, financiers, industriels,  vinicoles, brassicoles...

Un bon peuple, mais bien con, qui s’imaginait qu’avec un président jeune, métis, au sourire élcatant et à la démarche souple, le monde allait changer.
Nenni ! Les vieux démons ne meurent pas comme ça. Ils restent dans la pénombre, dague à la main et frappent, en zélés sicaires, au bon moment.

Attendez-vous, mes amis, à d’autres désillusions, mais ne perdez pas l’espoir. C’est quand les yeux sont secs et la bouche muette que s’efface la résignation, que sourd la colère et coule le sang des tyrans !

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