Pasqua et la mémoire vénimeuse...

Publié le par Ali



Et la semaine se termine sur une première : la poursuite en correctionnelle d’un ancien Président de la République. Et ce, contre l’avis du Parquet, par la seule volonté d’une juge d’instruction. Ce juge dont on veut se passer à l’avenir, lui préférant les magistrats du parquet, plus dociles et soumis à l’autorité du Ministre. Beau camouflet pour le Président en exercice, quant à l’ancien, il prend, un peu brutalement, conscience qu’il est un citoyen comme les autres et un justiciable présumé innocent, comme il se doit.
Innocents, ils le sont aussi présumés, ces Messieurs Balladur, Chirac et Sarkozy qui, dans cette louche affaire de pots-de-vin concédés et partiellement rétrocédés lors de la livraison de trois sous-marins au Pakistan qui coûta la vie à une dizaine de nos compatriotes.

A Karachi, deux « assassins », islamistes bien sûr ! viennent d’être acquittés faute d’éléments probants à leur charge. Alors quoi ?.

Il faudra bien rendre compte un jour de ces allers-retours plein de fric et à destination d’on ne sait pas quoi au juste, mais que l’on devine aisément : la campagne électorale de Balladur et la cagnotte de la camarilla au lendemain de la défaite.

En attendant, Chirac s’expliquera sur les emplois fictifs de la ville de Paris. La suite viendra à heure et temps, si du moins la justice n’est pas muselée d’ici là.

Et si les journalists font leur boulot. Le Pakistan a envie de cracher le morceau, espérons qu’il y ait un relais, ce n’est pas évident tant cette affaire est grave pour Sarkozy et ses amis. Tout faire pour qu’on en parle pas est une consigne stricte de l’Elysée !

Tout cela, n’est pas bon pour la droite, vous en conviendrez sans peine. C’est la mettre sur le même plan que les plus vulgaires des margoulins, ceux-là  mêmes qu’elle dénonce à longueur de discours et de déclarations. Tous vendus, doit se dire le bon peuple et il n’aura pas tort non plus.

Autre surprise de la semaine : la condamnation à trois ans de prison, dont un an ferme, de M. Pasqua, ancien ministre, ancien dirigeant du SAC (Service d’actions souvent très spéciales), ancienne figure emblématique du gaullisme de combat, ex-intime de Chirac dont il est devenu l’adversaire sinon l’ennemi.

Il dit qu’il va parler, balancer des noms, et que dans l’affaire des ventes d’armes à l’Angola, « ils » savaient tous, c’est-à-dire Balladur, Chirac, Sarkozy… tiens, les mêmes, quelle coïncidence !

Entre nous, vous ne trouvez pas qu’il y a quelque chose de pourri dans notre République ?

Eh bien, parlez, Monsieur Pasqua ! Balancez, comme vous dites. Jusqu’à présent, mise à part la verve colorée qui fleure bon votre île natale, nous n’avons pas retenu grand chose. Voudriez-vous faire peur que vous ne vous y prendriez pas autrement.
Des noms ! Découvrez-la nous, cette mémoire venimeuse !

Et tant qu’on y est, l’affaire Boulin, ce ministre de Giscard, retrouvé noyé dans trente centimètres d’eau, déclaré suicidé et dont l’enquête repart cette semaine, au bout de tant d’années de démentis et dénis, vous pourriez nous en parler, monsieur Pasqua ?

C’est drôle tout de même, Chirac rattrapé au bout de tout ce temps et puis Boulin dont on reparlera dans les semaines à venir.
Il y a de ces boomerangs qui vous reviennent parfois en pleine figure.
Et ça fait des dégâts !

La grippe mexicaine (ou porcine si vous préférez, ou H1N1 si vous voulez faire savant), où est-elle ? 

Dans les poches des laboratoires, pardi !

Allez, tout n’est pas perdu, le bon peuple n’est pas vraiment dupe, il ne se bouscule pas au portillon, il renâcle à l’idée de se faire inoculer un vaccin dont il ne sait pas grand-chose sinon qu’il est sorti en deux temps, trois mouvements des pochettes-surprises des laboratoires.
Madame Bachelot (ministre de la santé et pharmacienne) assure qu’il n’y a pas collusion entre les pouvoirs publics et les firmes pharmaceutiques. Allons-donc !

Ceux qui pourraient le croire sont des malades.
Qu’il faudra soigner !

 

 

Commenter cet article