Pour que (sur)vive la Belgique

Publié le par Le blog des amis d'Ali

  

Nous voici en Belgique, temps froid, soleil, ciel bleu. Sur le plan politique, l’horizon est bouché.  Les Belges sont maussades, ils disent ne plus avoir de gouvernement,

mais c’est faux !

Il y a dans ce pays trois gouvernements: celui de la region flamande, wallone et le petit dernier pour Bruxelles. C’est suffisant pour gérer les écoles, les administrations régionales, les transports, les impôts locaux et tout ce qui s’en suit. Reste le fédéral, soit les affaires étrangères, l’économie, la justice et l’armée dont s’occupe  mezzo voce le gouvernement démissionnaire.

L’imbroglio est total. Comme un couple qui ne peut plus vivre ensemble et se demande si, somme toute, il ne vaudrait pas mieux divorcer. Pourquoi pas ?

Cette situation belge illustre ce que nous avons toujours pensé: la region est la véritable identité des peuples d’Europe. Les nations, elles, sont modernes, pas même deux siècles pour la plupart d’entre elles, elles sont factices, imposées et leurs dérives totalitaires patentes.

En Allemagne, un Bavarois n’est pas un Prussien, lequel diffère d’un Saxon ou d’un Rhénan, le Flamand, en Belgique, n’est pas un Wallon, comme le Méridional en France ne se reconnaît pas toujours dans un Picard ou un Breton.

Les Flamands auront, dans les mois qui viennent, leur propre identité “nationale”, ils se sépareront de cette Belgique de laquelle ils ne veulent plus, et ce sera normal.
Ils ont leur identité à eux et assureront, alors,  leur destin.

Restent les autres, les Wallons et les Bruxellois. On entend à propos d’eux des opinions diverses. Certains veulent le rattachement à la France, d’autres au… Luxembourg ou, plus surréaliste encore…à l’Allemagne…

Et si la Belgique survivait tout simplement avec ses francophones, devenant ainsi une region homogène en Europe ? 
Se rattacher à la France, Etat encore trop centralisé, jacobin, autoritaire et castrateur reviendrait à sacrifier une identité régionale encore très marquee et engendrerait frustrations et deceptions dont les derniers des Belges ne mesurent pas vraiment l’ampleur. La France aime ses enfants pour autant qu’ils soient tous semblables, soumis et obéissants. Le contraire de ces braves gens gouailleurs, indépendants et amoureux de leurs différences.

L’Europe qui est la nôtre est celle de peuples unis par l’Histoire, la religion (la catholique) et la langue véhiculaire (qui fut le latin). Celle de la Rhénanie, de la Sicile, de la Bourgogne, des provinces du sud des Pays-Bas, de la Catalogne et de toutes les autres auxquelles nous rattache le sentiment commun d’avoir vécu ensemble des moments de paix comme de guerre, d’amour comme de ressentiment.
C’est l’Europe du Saint Empire Germaniqe étendu à la France, l’Espagne et le Portugal et coiffée d’un gouvernement unique et 
 

 

identitaire face aux autres puissances du monde.

La Belgique des francophones aura son role à jouer. Les francophones belges sont des gens talentueux, qui prendront bien vite conscience de leur identité originale et auront dans cet espace impérial la place qui est la leur.

Rien à voir avec cette Europe de la place Schuman, cette construction factice à la solde des intérêts mercantiles cosmopolites et réducteurs.
C’est l’avenir qui les attend, il sera heureux !

 

 

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