Pour une écologie révolutionnaire

Publié le par Ali

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Il y a des savants, experts en leur domaine, qui posent le postulat suivant :

1° Un réchauffement climatique en évolution constante est observable depuis quelques décennies.

2° Ce réchauffement est dû à un processus solaire que nous ne connaissons pas parfatiement.

3° L’activité de l’homme n’influe pas, ou si peu, sur ce processus solaire, par conséquent quoi que l’homme fasse en matière de réduction des gaz carboniques, ce réchauffement suivra son cours.

Cela contraste étrangement avec cette vulgate apocalyptique dont nous abreuvent tous les médias depuis quelques mois, et tout particulièrement ces jours ci qui voient la réunion de Copenhague.
Je me garderai bien de prendre position. Après tout, c’est connu, les experts se contredisent et s’affrontent en joutes savantes auxquelles le profane n’entend pas grand-chose.
Et d’autant moins que la remise en cause d’un style de vie, fait de consommation à outrance et de déchêts pharaoniques, n’est pas pour me déplaire.
Mais je me pose quand même quelques questions.
C’est bizarre que les Etats-Unis et la Chine, deux pollueurs de première, semblent, pour la première fois, se rallier à l’opinion dominante et vouloir discuter sérieusement.
De là à croire que se cache une arrière pensée, il y a un pas que je franchis sans scrupule.
Et si toute cette agitation autour du réchauffement climatique était l’occasion rêvée de changer les règles du jeu et de la concurrence économique ?
Imaginons les Etats-Unis, l’Europe, la Chine, le Japon et la Corée s’entendrent pour figer l’expansion économique telle qu’on la connâit  et s’accorder, les uns avec les autres, sur leurs places respectives et leurs influences réciproques. Imaginons aussi qu’ils accordent à des pays émergents, comme le Brésil et l’Inde, un strapontin à leurs planétaires discussions.

Ils fausseraient ainsi le jeu de la concurrence et se partageraient les parts actuelles du marché.

Quant au futur, il sera préoccupant, car le réchauffement climatique est bien là qui exigera que l’homme s’adapte aux futures conditions d’existence. Il y aura des zones géographiques immenses à protéger, comme les Pays-Bas ou le Bengladesh. Des digues immenses devront se construire ça et là , des scénarios catastrophes, comme celui d’une émigration à l’échelle planétaire de populations en danger, devront être prévus et organisés.
A moins que le processus solaire dont question échappe à la sagacité des savants et leur réserve quelques bonnes ou mauvaises surprises.
Dans ce nouveau champ d’activité nos compères pourraient s’en donner à cœur joie sans crainte de concurrence extérieure, et bétonner ainsi leur position dominante dans le monde.
L’écologie ne serait donc pour eux qu’un tremplin vers une globalisation exclusive de tout partage.

Ce réchauffement climatique est l’occasion en or pour tous ces gouvernements de mobiliser par la peur leurs citoyens et contrer toute idée de contestation de leur système. D’aller plus loin même : suspension de certaines libertés d’expression, d’opposition, d’association et ainsi de suite. Au nom de l’écologie.

De quoi affermir leur pouvoir et le légitimer.
D’où mon scepticisme devant cette mobilisation générale qui veut que, subitement, ce qui était la règle devienne l’exception.

Le système ne doit pas être revu et corrigé. Il doit être éradiqué. Et il ne le sera certainement pas par ces dirigeants dont nous ne connaissons que trop l’implication avec des groupes financiers et économiques qui, dans l’état des choses du monde, n’ont en vue que leur intérêt particulier.

Intérêt qui, en dehors du leur, n’obéit à aucune loi et certainement pas celle de la nature.
L’écologie doit être révolutionnaire, elle doit changer la vision économique, sociale et politique de l’homme, elle doit le faire revenir à quelques fondamentaux de base : vivre simplement avec ce qu’il a et la sagesse de s’y conformer.
Prométhée a voulu conquérir le feu. Cela s’est terminé très mal pour lui.
Et nous suivons, aveugles et boiteux, son exemple.

 

 

 

 

 

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