Pourquoi l'euro va imploser

Publié le par Le blog des amis d'Ali

 

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Je vais pas être long, parce que la démonstration est, dans le fond, fort simple et d'une logique à toute épreuve.

Admettons que vous soyez un banquier et que se présentent devant vous quelques Messieurs qui, ensemble, constituent une société pas anonyme du tout.

Ils ont besoin d'argent et s'adressent à vous pour que vous leur en prêtiez.

Un banquier n'est pas un philanthrope, c'est même un homme qui prend de sacrées précautions.

Ces partenaires, vous les jaugez: parmi eux il y en a un qui présente très bien, il a un beau palmarès de réussites dans les affaires, c'est le genre ingénieur sobre, posé, travailleur, économe. L'autre est un beau parleur qui connut son heure de gloire mais qui, depuis, a perdu quelques plumes. Pareil pour les petits cousins de province, besogneux, certes, mais de peu de poids et dont la solvabilité, réelle pourtant, ne suffit pas. Reste le joueur de mandoline qui fait illusion, mais, vous le savez d'emblée, ne fera rien de plus. Quant au beau ténébreux qui joue des castagnettes, vous soupçonnez que sa tirelire est depuis longtemps cassée. De plus, dans le lot, ils ne vous parlent pas d'un frère Grec, mariée à une Portugaise divorcée d'un Irlandais, qui a des ennuis d'argent et pour lequel ils ont tous dû sacrifier quelques sous.

Alors ?

C'est très simple, en bon banquier vous allez prendre le moins de risques possibles, et vous adressant au plus respectable d'entre eux, vous lui direz que vous lui prêteriez sans doute aucun tout l'argent dont il a besoin, mais qu'au préalable il faudrait qu'il se porte garant de la solvabilité des autres. Vous verrez alors sa tête changer de couleur.

Vous l'aurez compris, ces Messieurs sont la zone euro, le plus solvable de cette dernière est l'Allemagne, la seule nation a avoir conservé son tissu industriel intact, les autres sont la France (le beau parleur...), l'Italie des mandolines, l'Espagne du beau ténébreux... les petites nations du Benelux ne sont ni indépendantes, ni crédibles à long terme, d'autant moins que la Belgique va imploser d'un jour à l'autre.

Les Allemands sont de bons européens comme ils disent, mais ils ne s'impliqueront pas dans la disqualification de l'euro en soutenant des politiques financières qui, à court terme, porteront préjudice à leur économie.

Les banquiers le savent qui manipulent les tensions entre pays de la zone euro... et qui parient sur l'éclatement de cette dernière.

Eclatement qui est inéluctable dès lors que la prise en charge des pays déficients (Grèce, Irlande et, demain matin le Portugal et l'Espagne, et, demain soir, la France et les résidus belges...) entraîne un effet de dominos quasi incontrôlable.

Attendez-vous donc dans les mois qui viennent à des crises chroniques au sein de la zone euro et à l'éclatement de cette dernière avec de très graves répercussions sur le fonctionnement l'Union Européenne qui mettront peut-être la pérennité de cette dernière en jeu.

En somme, l'euro qui devait couronner la construction européenne, aura été son facteur de désunion. Comme quoi la nature reprend très vte ses droits !

Le bout de la course verra la victoire des spéculateurs, des grandes banques, des fonds de pension et l'amorce d'une emprise chinoise sur la finance internationale, tant il est vrai que les créances détenues par les Chinois (880 milliards de dollars) font de ce pays un interlocuteur financier de premier rang.

Comme d'habitude, les Anglais auront tiré leur épingle du jeu...

L'Allemagne, qui retrouvera son mark, reprendra bien vite son rang...

Et pour les autres ?

Ce sera reparti, comme en 14 !

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