Raid israëlien: et la France, et l'Europe ?

Publié le par Le blog des amis d'Ali

   Yahia Gouasmi, président du Parti antisioniste, revient sur le massacre du 31 mai et dénonce la complicité passive de la France et de l'Europe

 

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Raid israélien sur la flottille humanitaire : Bilan (3ème partie) 

 

 

                                                          Et l’Europe et la France ?

 

              L’Union européenne a démontré, une fois de plus, sa totale soumission à Tel-Aviv et au lobby sioniste. Après les paroles verbales d’usage : « acte inacceptable »,  situation «grave et préoccupante, etc., l’alignement de la France sur la position de l’USraël, au Conseil de Sécurité, a été total. Fallait-il s’attendre à autre chose ? Sarkozy a même parlé « d’emploi disproportionné de la force ». Jusqu’à combien de morts une agression sioniste était-elle « proportionnée » ? Très vite, dès le lendemain de l’agression, une propagande sioniste insidieuse s’est répandue dans les médias. On a osé qualifier de « provocation » l’action humanitaire de la flottille. On aurait trouvé à bord… des couteaux, des barres de fer, etc. mettant sans doute en péril l’état nucléaire israélien !

Et il a fallu que la Turquie saisisse l’OTAN pour que M. Fillon demande la libération des Français séquestrés en Israël après leur rapt en pleine mer. On a senti une gêne, un malaise, complice du sionisme, et ce, dans toute la classe politique ficelée par le CRIF. Cela n’a pourtant pas empêché des manifestants par milliers, dans les principales villes de France, de crier leur indignation en demandant la levée immédiate du blocus. Drapeaux palestiniens mais aussi turcs, présence de rabbins antisionistes parmi les manifestants, volonté de marcher sur l’Ambassade d’Israël à Paris malgré les cordons de police, très vite, les faux amis de la Palestine (PCF, NPA, etc.) se sont sentis débordés par la combativité des manifestants.

 

              Mais il faut aller plus loin. Il faut se demander pourquoi le soutien à la Palestine en France, ne rassemble pas davantage de nos concitoyens ?

Parce que la cause palestinienne est trop souvent entre les mains des personnes qui ne peuvent ou ne veulent pas voir le lobby sioniste en France, des personnes que mille liens politiques relient au CRIF, à qui ils servent de soupape de sûreté. A chacun de réfléchir et de s’interroger sur la difficulté qu’il y a en France à parler d’Israël et du sionisme, en allant au fond des choses.        

 

              Seule une vision claire et sans complexe du lobby sioniste en France permettra une véritable solidarité avec la Palestine. Voilà la tâche de chacun : expliquer inlassablement autour de soi que la levée du blocus de Gaza commence à Paris, par la levée du blocus politique et idéologique que le CRIF exerce à tous les niveaux. Pour notre part, nous ne cesserons de nous y employer et toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.

 

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