Sarkozy rattrapé par Karachi via Clearstream...

Publié le par Le blog des amis d'Ali

La vie nous réserve parfois des surprises, juges donc. Sarkozy rattrapé par l'affaire Karachi via Clearsteam, comme c'est curieux.

Curieuses et nauséeuses qe toutes ces affaires de commissions rétrocédées afin de financer une campagne électoriale d'un Monsieur "bien sous tous les rapports"... à prmière vue du moins.

Voici, depuis Médiapart: http://www.mediapart.fr/journal/france

 

 

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L'enquête du juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke sur les dessous politico-financiers de l'affaire de Karachi a connu des avancées spectaculaires ces derniers jours. Un ancien haut dirigeant de la Direction des constructions navales (DCN) a révélé début novembre au magistrat qu'une partie des commissions suspectes du contrat des sous-marins Agosta, qui auraient permis en 1995 le financement occulte de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur grâce, notamment, à Nicolas Sarkozy, a transité par la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream.

Entendu le 9 novembre par le juge, Gérard-Philippe Menayas, directeur financier et administratif de la DCN entre 1992 et 2008, a également cité à de nombreuses reprises le nom de Nicolas Sarkozy durant son audition. Selon plusieurs documents et témoignages dont Mediapart a déjà fait état, l'actuel hôte de l'Elysée est concerné à divers titres par cette affaire qui n'a manifestement pas fini d'empoisonner sa présidence. D'abord en tant que ministre du budget et directeur de campagne d'Edouard Balladur, entre 1993 et 1995, puis comme candidat lui-même à l'élection présidentielle, en 2007.

 

 

© Reuters

Normalien, agrégé de mathématiques et spécialiste des mouvements financiers, y compris les plus obscurs, M. Menayas, 63 ans, a aussi livré au juge des informations précieuses sur les circuits financiers et sociétés-écran mis en place dans plusieurs paradis fiscaux pour le versement des commissions suspectes du contrat Agosta.

 

 

D'un montant de 826 millions d'euros, ce marché d'armement recouvre la vente, en 1994, de trois sous-marins de la DCN par le gouvernement Balladur au Pakistan dans des conditions politiques, industrielles et financières que plusieurs anciens responsables de l'armement français ont dénoncées.

 

Onze salariés français de la DCN, qui travaillaient précisément à l'exécution du contrat Agosta, sont morts en mai 2002 dans un attentat à la voiture piégée à Karachi.

 

En marge de l'enquête anti-terroriste du juge Marc Trévidic sur les causes de l'attentat, le juge Van Ruymbeke enquête sur les troubles dessous financiers de cette vente d'armes au «caractère exceptionnel», comme l'a qualifiée M. Menayas dans le cabinet du magistrat.

Outre M. Menayas, le juge Van Ruymbeke a également entendu ces derniers jours l'ancien ministre de la défense Charles Millon (le 15 novembre) et Renaud Donnedieu de Vabres (le 10), membre du cabinet du ministre de la défense François Léotard, en poste à l'époque du contrat Agosta.

Au cours de son audition, M. Donnedieu de Vabres a notamment affirmé que «le contrat Agosta n'a pour (lui) rien à voir avec le financement de la campagne de M. Balladur». 

Quant à Charles Millon, il a au contraire confirmé les révélations faites dans notre livre, Le Contrat, selon lesquelles il avait découvert, une fois en poste en 1995 après l'élection de Jacques Chirac, un système de corruption politique lié au contrat Agosta.

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