Soral et la "Révolution tunisienne"

Publié le par Le blog des amis d'Ali

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Des récents troubles au Maghreb et de deux, trois intellos stupides et pontifiants

 


Comme je le disais l’autre soir chez Taddeï, sur France 3, face à deux idiotes et deux escrocs du concept – je rappelle au passage que Maffesoli, qui a prétendu faire monter le niveau, est ce même charlatan post-moderne qui a validé, de son poste au CNRS, la thèse en astrologie d’Élisabeth Tessier ; quant au jargonneur Bernard Stiegler, qui a prétendu me donner des leçons de crédibilité, il est passé, lui, du braquage de banque à la direction de l’IRCAM sans même être musicien !

Comme je le disais donc l’autre soir chez Taddeï, face à ces deux escrocs, la colère du peuple ne devient Révolution que si elle est accompagnée de l’extérieur par un pouvoir organisé. Thèse vérifiée en France en 1789, en Russie en 1917 et ces quinze derniers jours en Tunisie, puisque nous savons maintenant que Ben Ali a été chassé du pouvoir, non pas par les émeutes qu’il a lui même provoquées pour justifier une virile reprise en main, mais parce que son armée l’a lâché sur ordre des Américains. Une énième couleuvre avalée au passage par le gouvernement français qui n’était au courant de rien, mais qui en a pris l’habitude depuis que la chute de l’URSS, et la fin de la guerre froide, nous a progressivement ôté tout rôle à jouer en Afrique et dans le monde arabe.

Une fois le petit théâtre révolutionnaire pour médias démonté et trahie la légitime colère du peuple, l’éviction de Ben Ali va donc se résumer à la mise au pas d’un national-libéralisme, familial et mafieux, par les gestionnaires de l’oligarchie mondialiste. Avec pour donner le change sur le plan sociétal, l’ouverture de deux, trois McDonald’s et la pornographie autorisée sur Internet. Un changement qui est aussi une éviction des intérêts français au profit des Américains que la crise mondiale rend de plus en plus cannibales, y compris avec ses dominions occidentaux.

De la chance pour certains d’être nés Français malgré les souchiens et certaines manipulations

Cette mise au point faite pour le plaisir d’avoir eu raison face à mes détracteurs, l’affaire tunisienne me fournit surtout l’occasion de rappeler à nos jeunes concitoyens, originaires du Maghreb, combien c’est une chance pour eux d’être de nationalité française, comparé au sort réservé à la jeunesse de Tunisie et d’Algérie. Cette Algérie des généraux où un scénario “jasmin” à la George Soros, (grand sponsor des révolutions colorées), a beaucoup moins de chances d’aboutir, l’armée détenant là-bas ces pleins pouvoirs économiques qui permettent de mater dans le sang toute insurrection populaire, comme elle le fit déjà dans les années 90 avec le FIS, à concurrence de 150 000 martyrs.

Rappeler surtout à ces Français chanceux combien il devient dangereux, à l’heure ou leurs anciens protecteurs antiracistes se retournent contre eux au nom de l’anti-islamisme, de s’enrôler dans la croisade anti “souchiens”. Dangereux, pour ne pas dire suicidaire, de suivre certains double-nationaux qui, au lieu de tourner leur colère contre la junte militaire de leur pays d’origine, l’Algérie, s’ingénient à importer ici le “conflit de civilisations”. Raison qui expliquerait peut-être qu’une certaine porte-parole des “Indigènes de la République” se retrouve salariée de l’Institut du Monde arabe. Payée par un Institut qui ne représente en rien l’islam – comme le dénonce stupidement Riposte laïque – mais l’islamo-sionisme des Saoudiens ; d’où, à sa tête, non pas un musulman pieux, mais Dominique Baudis, ancien patron du CSA, membre du comité d’honneur France-Israël et actuel employeur de la passionaria Houria Boutelja…

Conclusion : c’est compliqué la politique. Et c’est vicieux !

 

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Bloc-notes-No58-5417.html

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