Une interprétation théologique du sionisme chrétien

Publié le par Ali



 

Le sionisme "chrétien", essai d'interprétation théologique                      

 

Surprenant ! Des millions d’Américains attendent aujourd’hui d’être « enlevés » (rapture) par Jésus-Christ lorsque celui-ci reviendra sur terre pour établir son Royaume terrestre. Cette croyance est propagée par de nombreux livres à succès, des romans mais aussi des ouvrages « hétéroclites » c’est-à-dire qui mêlent la fiction et l’exégèse. Citons Hal Lindsey et son best seller «The Late Planet Earth». Avant d’être enlevés et d’échapper ainsi aux calamités qui vont s’abattre sur la terre (guerre atomique, règne de l’Antichrist), ces chrétiens encouragent vivement le retour des juifs en Palestine, car c’est seulement par la restauration pleine et entière du Royaume d’Israël que les juifs pourront se convertir et reconnaître enfin Jésus comme messie. 

Voilà résumée en quelques lignes la position des chrétiens évangéliques fondamentalistes qui n’est évidemment pas celle de tous les protestants, mais d’une sorte d’église parallèle dont les dérives attirent des milliers de sectateurs dans des congrès spectaculaires de soutien à l’Etat d’Israël. Ceci devrait nous faire réfléchir, et d’abord nous permettre de relativiser la fameuse influence du lobby juif. Certes, il n’est pas question de sous-estimer son rôle, ou de feindre d’ignorer le nombre important de juifs aux commandes de l’état. Mais nous ferions fausse route en croyant que les chrétiens sont manipulés par d’habiles marionnettistes, puisque en l’occurrence chacun des deux antagonistes croit se servir de l’autre pour arriver à ses fins. Les évangéliques ne sont nullement contraints de soutenir Israël, et la mise sous condition par la propagande n’explique pas tout. A l’origine de leur choix et de leur action, il y a une théologie qu’il faut examiner pour comprendre de quoi il retourne. Et si la réalité du sionisme chrétien qui résulte de cette théologie est familière des Américains (et pour cause), elle est très mal connue en France, ou édulcorée. 

Le mot « eschatologie » (étude des fins dernières) est très récent en théologie, puisqu’il ne fait son apparition qu’au début du 19ème siècle. Ce qui ne signifie pas que la fin des temps laisse jusque là l’Eglise indifférente, mais que la notion complémentaire de Royaume n’est d’abord pas séparable d’un ensemble de peuples (la chrétienté) et de son développement passé, présent et futur. Pour l’orthodoxie catholique pendant des siècles, ce sont les hommes qui constituent un royaume, alors que la royauté et le règne ne peuvent appartenir qu’à Dieu. Aux approches de l’an 1000, il y eut une grande peur de la fin de la monde, parce que, conformément aux enseignements de l’Eglise, les hommes pensaient que le Royaume de 1000 ans, annoncé dans les Ecritures, et déjà advenu avec Jésus, allait donc finir. Comme la vie continuait, il fallut admettre que les 1000 ans indiquaient une période indéterminée. Sans présumer de sa durée effective, nous pouvons dire avec raison que le Royaume de Dieu, dans son état présent (terrestre), c’est l’Eglise, c’est-à-dire des hommes qui suivent Jésus-Christ. Ils peuvent le suivre sans le savoir (si ils ne le connaissent pas), en devenant ses disciples de son vivant, ou encore membres de son corps mystique par l’eucharistie. Ce Royaume , c’est - ici-bas - l’Eglise militante qui tolère les pécheurs. Il y a croissance et prolongation de ce Royaume dans la vie éternelle. Le Royaume, c’est aussi - dans le ciel - l’Eglise triomphante qui exclue les pécheurs. Il y a donc deux étapes principales et un accomplissement à la fin du monde. Ainsi, le Royaume est déjà sur la terre, tandis que l’Eglise est déjà dans le ciel. 

Venons-en aux quatre points principaux (qui pourront faire l’objet de développements ultérieurs) 

* Les évangéliques fondamentalistes (baptistes, pentecôtistes) , se revendiquant de l’autorité suprême de l’Ecriture (sola scriptura) sur la Tradition, lisent autrement la promesse du Royaume. Selon eux, le temps de l’Eglise correspond à une dispensation (du latin dispensatio, traduction du mot grec signifiant économie), c’est-à-dire une période autonome qui doit prendre fin pour laisser la place aux temps messianiques. Le Royaume de Dieu est à venir, et le millenium (la période de 1000 ans sous l’autorité du pouvoir temporel du Christ) verra sa réalisation sur la terre après la grande tribulation, courte période de calamités (guerre nucléaire, Antichrist). La grande tribulation n’annonce donc pas la fin du monde, mais au contraire une ère nouvelle de paix, que d’aucuns appellent l’Ere du Verseau. Retenons bien que le Royaume est au devant de nous, et que l’Eglise ne lui est plus co-extensive. 

* Ce temps de paix verra disparaître les nations, les frontières linguistiques et les traditions enracinées. Les religions elles-mêmes sont amenées à se dissoudre, surtout le christianisme dans sa forme actuelle ; les dogmes seront dépassés, la liturgie n’aura plus de raison d’être de même que les sacrements. Le chrétien ravi par Jésus, verra Dieu face à face ; les ultimes mystères lui étant dévoilés, quel besoin aurait-il de continuer une pratique religieuse dont le caractère désuet éclatera aux yeux de tous ? Il faut donc nous efforcer d’imaginer un Royaume de Dieu où le corps mystique du christ relègue la croix aux accessoires et inaugure sur terre le temps de l’Esprit après celui du Père (le mosaïsme) et du Fils (le christianisme). Cet âge d’or n’enlèvera cependant pas aux hommes leur libre choix en ce qui concerne les doctrines religieuses, puisque ces doctrines seront vides de sens. 

* Le régime politique du millenium pacifie tous les peuples par la force ; c’est une théocratie qui ne fait donc aucune distinction entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel. Le Règne de Jésus-Christ, qui désigne l’exercice de son pouvoir royal, surtout dans son aspect temporel, correspond à une véritable domination planétaire, exercée avec une « main de fer ». Les hommes seront jugés, bien qu’il ne s’agisse pas encore du jugement dernier, et les tribunaux marcheront à plein rendement. Le roi est le roi des rois, et puisqu’il est Dieu, ne se reconnaît aucune autorité supérieure. Il est donc bien « roi du monde ». 

* A l’heure du Seigneur, les vivants sont « ravis » par Jésus qui les soustrait au monde et les transforme en leur octroyant un corps de lumière. Les élus, non seulement ne vont pas subir les épreuves de la tribulation, mais seront « changés » sans avoir à connaître la mort et la résurrection. A l’heure du Seigneur, il y aura des vivants qui ne mourront jamais. Cette transformation sera précédée par la résurrection des saints, et c’est ainsi que les élus - vivants et morts ressuscités - tous revêtus de leurs corps spirituels, formeront une seule et même chair. La question se pose alors de savoir comment le règne social, terrestre de Jésus-Christ pourra s’exercer. Si Jésus revient visiblement parmi les hommes, peut-il rester 1000 ans au milieu de ses sujets ou doit-il déléguer son pouvoir ? 

Cette description rapide du Royaume va maintenant nous permettre de cerner le rôle des juifs dans ce scénario de film catastrophe. Nous savons qu’un certain nombre doit se convertir. A quel moment cette conversion advient-elle et surtout quelles en sont les conséquences sur l’administration et la nature du Royaume ? 

Le mot administration est celui qui convient. La dispensation est en effet une économie, une administration, une intendance de la propriété d’autrui. Le monde est une « maison » dirigée par Dieu, sorte de chef d’entreprise. Si Dieu, qui a fort à faire, délègue son pouvoir, il devra trouver le meilleur économe pour administrer la race humaine ou une partie de celle-ci à moment donné. Le but ultime n’étant plus le salut des âmes, mais sa propre gloire. Dieu veut sa propre gloire, et pour cela la société qu’il dirige doit en quelque sorte lui être profitable. Quitte à changer de gérant si cela devient nécessaire. 

Le ravissement des justes marque la fin du temps de l’Eglise, et les juifs ne peuvent en faire partie, car ils ont d’abord refusé le Christ. Pendant la grande tribulation, ils connaîtront les épreuves les plus dures de leur histoire. Beaucoup seront exterminés (Dieu étant un grand génocideur) mais certains feront repentance, et reconnaîtront Jésus comme leur messie. Ces convertis sincères qui auront subi le martyre, resteront juifs, seront ressuscités et pourront participer au Règne du Christ. Toutefois, ce qui importe maintenant au Seigneur qui a auparavant vaincu l’Antéchrist, c’est de trouver une forme visible à son Royaume terrestre pour le millenium qui commence. 

C’est alors que le Seigneur se souvient de la promesse faite au peuple juif. Promesse de retour et de puissance retrouvée. Avec le système des dispensations, l’Eglise n’a jamais été qu’une parenthèse. Israël et l’Eglise sont restés distincts. La Nouvelle Alliance n’a pas annulée la Première, de sorte qu’une fois le temps de l’Eglise révolu, Jésus-Christ peut littéralement restaurer Israël. Le Royaume de Dieu n’est donc pas l’Eglise mais le Royaume de David. La grande tribulation n’a pas vu la disparition du genre humain. Il reste des juifs et des païens. Il reste aussi une capitale (Jérusalem), un temple reconstruit (car il a fallu le reconstruire pour que l’Antéchrist puisse le profaner), des lévites (des prêtres pour sacrifier de jeunes taureaux), et des nations à asservir puisque, dans les temps messianiques, le roi gouvernera avec une « main de fer ». Certains millénaristes, appelés théonomistes, sont même en faveur d’une civilisation chrétienne régie par l’application intégrale de la loi d’Israël. 

Voici donc le millénium « chrétien » des fondamentalistes millénaristes, qu’ils soient postmillénaristes ou prémillénaristes, et s’ils sont prémillénaristes, qu’ils soient pré-tribulationnistes, mi-tribulationnistes, post-tribulationnistes ou encore pré-coléristes, distinctions que je ne développerai pas ici. On pourra s’étonner de lire encore le mot « chrétien » alors que c’est très explicitement d’un millenium juif qu’il s’agit. On est même tenté de trouver absurde cette construction théologique qui ressemble parfois à un morceau délirant de cinéma hollywoodien. Pourtant, on y trouve une certaine cohérence dans le délire et je vais montrer comment on peut en arriver là. 

1) La lecture littérale des Ecritures. Les évangéliques récusent l’allégorie et le symbole. Quand Jésus dit que les élus seront enlevés ou ravis (comme Hénoch ou Elie), ils prennent cela à la lettre. Ainsi, ils s’apprêtent à être arrachés de leur lit, à être transportés dans les airs, etc…Cependant, cela pose quelques problèmes. En effet, comment le Christ ressuscité ou son corps mystique (c’est-à-dire l’Eglise des saints) pourra-t-il gouverner sur la terre parmi les hommes ? Nous savons qu’à sa sortie du tombeau, le Christ n’est pas resté longtemps visible. Il est monté au ciel. C’est donc à partir du ciel que les saints régneront avec lui sur la terre. L’Eglise étant le peuple céleste de Dieu, les croyants ressuscités ne revivront pas ici-bas. Mais ils pourront agir sur la terre, parce que leurs corps spirituels ressembleront à celui de Jésus-Christ entre Pâques et l’Ascension. Puisque les saints, dont la demeure est au ciel, exerceront un ministère sur la terre, le pouvoir visible devra être délégué à ceux auquel Dieu a fait des promesses de pouvoir temporel : les juifs. 

2) On pourrait s’étonner que les lévites aient un rôle quelconque au temple, puisqu’il faut s’attendre avec le millenium non pas à une modernisation de l’Eglise mais à une forme nouvelle de la religion éternelle qui sera au christianisme ce que celui-ci a été au judaïsme. Comment alors admettre le retour complet ou partiel de l’ancienne Loi judaïque tombée en désuétude ? C’est que, si les saints rendent à Dieu un culte purement spirituel ou connaissent de nouveaux rites dont le sens leur sera entièrement connu, il n’en est pas de même sur la terre qui poursuit sa marche dans l’histoire. Et puisque le trône de David a été relevé, il n’est que justice de consoler les juifs trop longtemps mis à l’écart. On pourra célébrer la Pâques au temple de Jérusalem, et tant pis si l’agneau de Dieu est remplacé par un quelconque sacrifice sanglant.. Les formes extérieures de la religion n’auront d’ailleurs que peu d’importance et une certaine liberté religieuse sera tolérée malgré ou à cause de l’organisation théocratique. Seule la croix sera proscrite, car le Christ Roi est en gloire et non souffrant. 

3) Pour se convertir, tous les juifs doivent revenir en terre sainte. Et si ces juifs sont athées ou apostats à leur propre religion, cela n’en est que préférable puisqu’ils sont tenus en réserve pour un prochain rôle. Le sionisme chrétien n’est pas précisément fondé sur un philosémitisme, quand on nous explique que les deux tiers des juifs du monde entier périront pendant la grande tribulation. Il y aura aussi des élus, mais ils seront peu nombreux (144 000). En fait, la défense de l’état juif dépend du rôle sacrificiel de ses habitants. Certes, la récompense matérielle est dans la réalité du millénium, mais le prix à payer est un véritable holocauste. Qui fera périr les juifs ? Dans les guerres à venir, ce seront principalement la Russie et des pays du Moyen-Orient (Gog et Magog). Mais il faut savoir que presque toutes les nations voudront voir périr Israël. Dans ces conditions, on devine l’urgence à soutenir David contre Goliath.

4) La Sainte Alliance particulière au peuple élu, qui ne peut se contracter qu’après une purification par le sang, ressemble à l’ancienne Alliance, elle peut même en être le décalque, mais elle est aussi une dispensation nouvelle. Israël aura la supériorité sur toutes les nation. Telle est la certitude des fondamentalistes chrétiens qui anticipent dans le millenium la bénédiction promise au peuple juif. C’est là une conviction « chrétienne », partagés par des millions de goyim aux Etats-Unis. Le lobby juif n’y est pour rien. Certes, du point de vue du salut et de la vie éternelle, au-delà du millénium et du Jugement Dernier, il n’y a plus ni juif ni grec, cela même un évangélique l’admet ; mais son problème n’est pas le salut des âmes et l’éternité, c’est la gloire de Dieu et l’ « économie » de l’entreprise terre. 

5) « Tout est accompli » (par l’expiation des péchés sur la croix), mais tous les desseins de Dieu ne sont pas encore réalisés. Il faut que « toutes choses lui soient soumises ». Comment ? Par une implacable théocratie israélite qui - dans le millénium - encourage l’amour de Jésus même sans le savoir, puisque le Christ est Roi souverain (non présent physiquement) et David prince visible et régent. Pendant ces mille ans, la mort existera toujours, mais on vivra plus longtemps, l’ignorance et le péché seront partagés, mais moins répandus. On pourra commodément sacrifier au temple à l’ancienne mode et adorer Jésus en vérité (lui qui sonde les reins et les cœurs). On ne se croira pas revenu au temps de David, on sera revenu au temps de David. Vraiment, que de temps perdu avec la dispensation de l’Eglise, alors que le pur christianisme, le christianisme vraiment originel d’avant l’Eglise et les dogmes, c’est tout simplement… le judaïsme. Vivement les temps messianiques ! 

On aura compris, j’espère, par ces quelques paragraphes, comment les évangéliques fondamentalistes mettent en œuvre une sorte de christianisme régressif tout en ayant l’illusion de travailler à la seconde venue du Christ et à l’instauration du Royaume. Il m’a fallu un certain temps en commençant cette enquête, pour me rendre compte que le Royaume de Dieu des chrétiens évangéliques s’identifie purement et simplement au Royaume messianique judaïque. Ce qui m’a d’abord trompé, c’est le nom sans cesse répété de Jésus-Christ. Mais il y a en fait superposition des deux figures messianiques, la juive et la chrétienne, le messie juif étant nécessairement – dans une optique chrétienne – le même que le messie chrétien, mais non reconnu lors de sa première venue. Seulement, au lieu que la figure juive fantomatique, chimérique, se dissolve devant la grandeur du Christ Roi, c’est le fantôme qui absorbe le Messie, ou plutôt en est le singe, car celui qui trône dans le temple de Jérusalem et se prête à toutes ces mascarades n’a de Jésus-Christ que le nom. Alors ? 

Souvenons-nous que les théologiens qui récusent la mise à distance du Royaume dans un futur improbable et mal défini, acceptent, comme les évangéliques, la réalité de l’Antéchrist, c’est-à-dire de celui qui vient avant le retour du Christ et se fait passer pour lui. Cet imposteur agira – il y a unanimité – pendant la grande tribulation. Nous savons que l’antéchrist va tromper les foules et les théologiens. Je fais maintenant une hypothèse ; puisqu’il est possible à l’occasion d’une guerre ou d’événements graves (crise économique, épidémie) de croire à tort venu le temps de la grande tribulation, il est tout aussi possible à l’occasion d’une brusque accélération de l’histoire, de voir se constituer un gouvernement mondial. C’est très improbable, mais le joug de Sion à l’échelle planétaire n’est pas strictement impossible. Dès lors, si de mystérieuses disparitions se produisent dans le monde (suspects, ennemis politiques) il ne sera pas difficile, la rumeur aidant, de (faire) croire à un « ravissement » surnaturel. Tout sera en place pour le pseudo millenium, pour un pseudo règne de mille ans, le judaïsme s’étant substitué ouvertement au christianisme mais se réclamant toujours du Christ. Le despote théocrate trônant à Jérusalem serait alors le véritable Antichrist (tout en prétendant l’avoir vaincu) identifié par les Pères. Et donc aussi l’ Antéchrist dont le règne sera court, car en réalité nous ne serons pas dans le millénium mais dans la grande tribulation (dont la durée varie entre 3,5 et 7 années) qui précède le vrai retour du Christ sinon à la fin du monde, du moins à la fin d’un cycle. 

J’espère sincèrement me tromper dans ce pronostic, car dans le cas contraire, le sionisme triomphant que la propagande présentera comme un âge d’or et qui sera en réalité un âge de fer, a encore de beaux jours devant lui et s’apprête à précipiter le monde entier dans le chaos. Cela dit, une chose me parait maintenant presque certaine : l’Antéchrist, en tant que Maître du Discours, cherchera à nous tromper sur le temps qualifié par une confusion entretenue entre tribulation et millénium (« la guerre, c’est la paix »). 

Lorsque nous répétons la célèbre parole du Christ : « Mon Royaume n’est pas de ce monde », la traduction correcte serait plutôt : « Ma royauté (ma qualité royale, ce qui fait que je suis roi) ne provient pas de ce monde, vient du ciel ». Une totalité vivante comme le Royaume de Dieu est ecclésiale à des niveaux de réalités différents. L’Etre se décline selon des états multiples, et une dimension spirituelle parmi d’autres (par exemple angélique) n’exclut pas la place des hommes quelque part sur la terre. L’important est de ne pas confondre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel, le visible et l’invisible. 

Pardon , mais quand des charlatans viennent nous dire que Jésus veut que l’on reconstruise le temple à Jérusalem pour y être le maître du monde dans un royaume juif restauré, je reste dubitatif.

 

Guy Mosjoen

E&R

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