Vive les Grecs !

Publié le par Ali

L’espoir viendrait-il des Héllènes ? Cet immense sursaut d’indignation, de colère froide et de dégoût me surprend et me ravit. Enfin ! Ils descendent dans la rue, montrent avec les poings leur terrible frustration, leur mépris total de ces gens qui, dans leur cocon méprisant font et défont leurs vies.

Comme ils le font chez nous !

Qui sont les terroristes ?

Ces sociétés si anonymes et mondialistes qui délocalisent pour faire encore plus de proft et laissent, sans un regard, leurs ouvriers sur le carreau.

Ces banquiers arrogants qui ne disent même pas merci du magot qu’on leur octroie et le garde pour eux, se le prêtent, se le montrent, se l’exhibent comme un godemiché obscène !

Ces gouvernements décalés, à des années-lumières des préoccupations du petit peuple, qui ne savent pas ce que fin de mois veut dire et réforment les retraites, sacquent la sécurité sociale, privatisent jusqu’à la lie, parlent globe et désertifient la province.

Qui font peur et montent en épingle une délinquance qu’ils entretiennent, vous inventent des terroristes à chaque coin de rue, déchaînent leurs pandores, emprisonnent des enfants, baîllonnnent les juges, muselent la presse, font de putains des reines et de maquereaux des conseillers.

Vous savez à quoi cela me fait penser  ?

A la fin de règne d’un empire décadent, un crépuscule de dieux ivres et sauvages.

Ce ne sont pas des réformes qu’il nous faut, mais une Révolution et avec un grand « R » s’il vous plaît.

Révolutionner la dévolution des richesses, nationaliser les flux d’argent, les énergies, mettre la priorité sur l’éducation, en finir avec les mandarinats… faire tant de choses qui déplaîront à tant de nantis que cela ne se fera pas sans heurts violents, sans réaction sauvage des justement dépossédés… Une Révolution, c’est comme une omelette.

Bonheur que de savoir ces jeunes Grecs dans la rue, à faire trembler le bourgeois, le nantis, ceux qui les volent du plus précieux des biens : l’espoir.

Mais faut pas se leurrer d’illusions, le pouvoir a tiré le premier, il recommencera, ils tuent, ils ont toujours une bonne excuse pour le faire.

Non pas des pavés, camarades, des Kalachnikoffs !

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