Kouchner, Yadé et les "droits de..."

On commémore les Droits de l'Homme aujourd'hui et c'est le moment que choisit ce Monsieur Kouchner, Ministre des affaires étrangères, pour conclure que, somme toute, un sous-secrétariat d'Etat aux droits de l'homme n'était pas vraiment nécessaire et que cette jeune et jolie Madame Yadé pouvait très bien s'occuper des femmes et des enfants dans un secrétariat "sans titre". Cela s'appelle: voiler les droits. Or des droits voilés ne sont plus des droits tout court !
Monsieur Kouchner, que certains appellent "l'intermittent du spectacle", est un médecin qui aime la guerre, un homme "un tiers mondialiste, deux tiers mondain".
Mieux vaut en rire !
http://www.lepoint.fr/actualites-politique/le-tacle-de-bernard-kouchner-a-rama-yade/917/0/298485
C'est un aveu d'échec. Bernard Kouchner a estimé mercredi avoir "eu tort de demander un secrétariat d'État aux droits de l'homme". Dans un entretien au quotidien Le Parisien-Aujourd'hui en France mercredi, le ministre des Affaires étrangères, qui s'est exprimé à l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, a reconnu son "erreur", regrettant une "contradiction permanente entre les droits de l'homme et la politique étrangère d'un État, même en France".
Si le chef de la diplomatie française a uniquement remis en cause "la structure" de cette fonction, et non "les personnalités" qui l'occupent, sa remarque semble sonner le glas pour Rama Yade, qui occupe ce poste depuis juin 2007. "Elle a fait, avec talent, ce qu'elle a pu", a reconnu son ministre de tutelle. "Vous ne pouvez pas tout faire respecter, et par conséquent vous êtes attaqués en permanence. Même quand vous agissez. Il est important que Rama Yade s'occupe avec passion des droits des enfants et de ceux des femmes, notamment en matière de violences sexuelles", a-t-il estimé.
"Il n'y a pas besoin de titre pour être efficace"
Malgré ces précautions, Bernard Kouchner a jugé qu'il ne fallait "pas de titre pour être efficace". Il a conclu sur un ton versant dans le sermon : "On ne peut pas diriger la politique extérieure d'un pays uniquement en fonction des droits de l'homme. Diriger un pays éloigne évidemment d'un certain angélisme."
Un tacle qui intervient après la décision de Rama Yade de ne pas mener une liste UMP aux élections européennes de juin 2009, estimant qu'un tel mandat était "prématuré" et ne lui permettrait pas de donner "le meilleur" d'elle-même. "Je suis davantage motivée par un mandat national que par un mandat européen", avait-elle fait savoir dimanche, lors du Grand jury LCI-RTL-Le Figaro. La déclaration de la jeune secrétaire d'État, 32 ans, aurait été peu goûtée du côté de l'Élysée. D'après Le Monde , "profondément déçu", Nicolas Sarkozy aurait exclu, après ses propos, de nommer Rama Yade aux Affaires européennes en remplacement de Jean-Pierre Jouyet.