Israël: un droit à l'existence ?
En 1948, les conditions de reconnaissance d’un « Etat juif » en Palestine étaient très clairement posées par l’ONU : création d’un « Etat juif » concomittant avec celui d’un Etat palestinien.
Clair, non ?
Or, dès l’aube de sa genèse, cet « état hebreu » a violemment attaqué les populations palestiniennes, détruisant des villages, contraignant les populations à l’exode ou les déportant. Devant la brutalité des exactions sionistes, les gouvernements arabes voisins demandèrent à ces populations de fuir, de se réfugier, en attendant la réaction de l’ONU.
Las ! Alors que l’on pouvait légitimement s’attendre à des sanctions, comme ce sera le cas, plus tard, pour d’autres pays (Afrique du Sud, Irak, Serbie…) rien ne vint.
L’état sioniste n’a jamais respecté aucune résolution des Nations Unies et n’a jamais, au grand jamais, été sanctionné. Pourquoi ?
Et les sionistes de répandre la légende d’une Palestine qui ne serait qu’un désert parcouru par des Bédouins et leurs troupeaux. Un désert, qu’eux seuls, bien sûr ! sont capables de mettre en valeur. Et de faire de leur « Israël », une colonie euro-américaine au Moyen-Orient.
Les choses sont très simples :
Reconnaîre, sans plus, le droit à l’existence d’Israël, c’est nier le vol des terres, c’est nier les déportations des populations autochtones ! C’est reconnaître l’injustice !
La position du Président Ahmadinejad est beaucoup plus logique. Israël, dans l'état actuel des choses, n’a rien à faire au Moyen-Orient. Israël a été conçu comme un refuge pour les Juifs dans le monde. Or, ce ne sont pas les Musulmans qui ont massacré les Juifs. Pourquoi devraient-ils payer ?
Si les Juifs ont le droit « historique » de retourner à Jérusalem, pourquoi pas les Grecs à Constantinople ou à Syracuse et les Arméniens en Arménie turque ?
L’Histoire est là, qui ne repasse pas les plats.
La création d’un Etat palestinien, ce n’est pas pour demain. Les sionistes n’en veulent pas, comme ils ne veulent pas de la paix. Ces deux facteurs jouent contre eux. Israël est un Etat né de la paranoïa et qui ne vit que grâce à elle.
Et puis et surtout, Israël sert la politique des Etats-Unis au Moyen-Orient et elle la sert très bien. Grâce à ce mentor, les sionistes ont encore quelques beaux jours devant eux.
Mais plus pour très longtemps. Le temps joue contre eux ! L’argument de l’ »anti-terrorisme » ne va plus leurrer beaucoup de monde. Nombreux sont ceux qui se posent enfin la question du « pourquoi ? » et non plus du « comment ? ». Ils réalisent, enfin, que le « terrorisme » naît de l’injustice des Occidentaux et que, seul, le rétablissement du droit est gage de paix entre les nations.
Ce rétablissement, qu’on le veuille ou non, sera le fait de mouvements authentiquement révolutionnaires comme le Hezbollah et le Hamas. C’est un fait, déjà constaté par le philosophe Michel Foucault, que le mouvement islamiste a pris le relai des factions marxistes dans le processus révolutionnaire.
Vont-ils réussir ? L’Histoire est là pour nous rappeller que ce sont toujours de petits groupes décidés, animés d’une foi aveugle qui bouleversent le monde.
1950: camp de réfugiés palestiniens.