Kouchner: d'autres révélations

Publié le par Ali

Bakchich persiste dans les révélations sur Bernard Kouchner et Christine Ockrent.
Le premier, à peine Ministre,  aurait fait conclure au Quai d'Orsay un juteux contrat de santé publique avec le Kurdistan.
Ce sont des amis à lui qui l'ont exécuté. Le coût avoisinait les 280.000 euros pour une intervention de 25 jours qui  consistait à y organiser une conférence tout à fait secondaire présidée par un ami du Ministre, le docteur Aeberhard, nommé, depuis, professeur à Paris VIII sur proposition d'un autre ami du Ministre, membre de son cabinet, M. Pierre Lunel.
Quel bonheur d'avoir des amis !
M. Lunel, cependant, fait l'objet d'une instruction judiciaire au Tribunal de Bobigny sur sa manière de gérer son poste à Paris VIII qui laisse transparaître un étrange mélange des genres...voire plus.
Au Kurdistan toujours, c'est encore un ami qui a été nommé ministre plénipotentiaire par Kouchner, M. Frédéric Tissot, et la première mission de celui-ci fut de matérialiser le projet de contrat proposé par Kouchner.
Et puis de tenir la place bien chaude pour son copain de Ministre, pas de concurrence dans le secteur, comme l'apprendra à ses dépens une mission économico-politique française, dirigée par M.le député Mariani qui devait se rendre au Kurdistan. Las, cela eut l'heur de déplaire au « french doctor » qui donna des instructions précises à son ami sur place.
M. Tissot mis au parfum a aussitôt torpillé auprès des autorités kurdes cette mission, faisant même passer son accréditation pour un faux ! Et avec succès, mission annulée !
Surfant sur sa lancée, bakchich nous révèle que M. Kouchner est encore aujourd'hui gérant de la société BK consultants, ce qui n'est peut-être pas très grave en soi, mais contraire à la Constitution.
Sans doute un oubli.
Et quid de la confusion certaine des genres entre Kouchner, RFI et sa femme Christine Ockrent ?
Que pouvons-nous conclure de tout ce qui se révèle par ci ou par là sur des activités qui, stricto sensu, ne sont pas illégales mais révèlent une conception très mercantile du pouvoir et une absence totale de l'esprit du service public.
Une phrase de M. Kouchner, la semaine dernière sur France2, a été particulièrement retenue: si on devait poursuivre tous les ministres ou ex-ministres qui exercent des fonctions de consultants...
Ah bon ! Ainsi, il est de notoriété publique que d'anciens ministres, forts de leur carnet d'adresses le monnayent auprès des puissants et des nantis; de là à ce que des ministres en exercice en fassent autant, il n'y a qu'un pas que d'aucuns n'hésitent pas à sauter, pour s'étouffer d'indignation quand on  révèle leur turpitude.
Il y a quelque chose de pourri dans la R.F et même si les remugles de ces révélations sont nauséabonds, je persiste à croire qu'il faut les respirer jusqu'au bout.
C'est à ce prix que l'air sera purifié !
                                     
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