Le sionisme est un colonialisme

A la lecture d'un de mes papiers, un lecteur m’interroge :
"Les juifs d’Israël doivent rentrer chez eux. " ??????? La plupart y est né ! (sic) C'est où chez eux ???
Erreur !
Cinquante pour cent des juifs d’Israël ne sont pas nés dans ce pays. C’est énorme. Ce l’est encore plus si l’on tient compte que trente pour cent des Israëliens sont arabes (ils seront cinquante pourcent en 2030)
Vous imaginez un pays – n’importe quel pays- dont cinquante pour cent de la population serait native d’un autre pays ?
Les juifs d’Israël proviennent majoritairement de l’Europe (entre autres, 1.000.000 de « juifs « de Russie – je mets « juifs » entre guillemets car leur judéité est sujette à caution par le rabbinat), viennent, ensuite, les Américains du Nord, les Marocains, les Moyen-Orientaux, les Ethiopiens et Yéménites.
Mais ce n’est pas tout !
Quarante pour cent des Israëliens n’ont pas une connaissance approfondie de l’hébreu, langue officielle de l’Etat avec l’arabe.
Quand ils sont interviewés, remarquez leur accent anglais, français ou russe. C’est celui de New-York, de Belleville ou de Moscou…
Vous imaginez un pays – n’ importe quel pays – dont une des langues officielles est ignorée par quarante pour cent de la population ? Je n’en connais qu’un seul : la Belgique. On sait les déchirements que connait ce pays.
L’identité nationale c’est la communauté linguistique et la conscience historique. Rien de tel en Israël.
Et, cerise sur le gâteau : soixante pour cent des Israëliens ont deux nationalités.
Vous imaginez un pays ….
Révélateur !
Pour les juifs, la Palestine, plus qu’un pays, c’est un refuge. Et cela, c’est la faute aux Occidentaux qui les ont persécutés durant des siècles et voulaient les remiser quelque part, n’importe où. Ils appellaient cela la « solution finale au problème juif ». Le premier à avoir utilisé cette expression fut l’antisémite français Edouard Drumond.
Ce n’est pas la faute aux Arabes, ni aux Musulmans. Eux paient nos crimes !
Alain Badiou, un philosophe contemporain, a écrit que le sionisme, dans un premier temps, était une expérience nouvelle, l’établissement d’une nouvelle société, celle des kiboutzim, un socialisme communautaire anti-capitaliste. Après, sous la pression des lobbies juifs américains, ce dernier s’est muté en néo-colonialisme juif. Avec toutes les tares et les crimes qu’engendrent la mentalité colonialiste.
Le sionisme est un colonialisme. Le colonialisme est criminel. Le sionisme l’est aussi !
Il y eut toujours une minorité juive en Palestine. Tout comme au Yemen ou au Maroc et partout ailleurs. Ces juifs palestiniens sont des Palestiniens. Cette terre est la leur. Les juifs de New-York, Paris, Anvers ou Minsk doivent rentrer chez eux.