Dieudonné inquiété par le Parquet

Publié le par Ali





Le Parquet de Paris aurait ouvert une enquête sur Dieudonné, accusé d’avoir utilisé l’expression « lobby sioniste ». Fichtre ! A ce compte là, nous serons des milliers à nous retrouver sur le banc de l’infâmie.

A supposer que l’information soit correcte (elle émane de France 3), parler de « lobby sioniste » serait donc, si l’enquête aboutit, constitutif d’incitation à la haine raciale et/ou religieuse, à un propos raciste, excluant et injurieux.

Un peu d’anatomie, s’il vous plaît.

Le terme « lobby » signifie groupe de pression. Des groupes de pressions, il y en a des milliers. Rien qu’à Bruxelles, auprès de la Commission Européenne, quinze mille lobbyistes sont accrédités. Vous avez bien lu : 15.000.
On les retrouve partout : lobbyistes agricoles, vinicoles, brassicoles, de la chimie, du pétrole, du commerce, de l’industrie, du voyage, des régions européennes, des dentistes… liste non limitative, cela va de soi.
Faire pression sur les pouvoirs, influencer les lois et règlements, cela ne date pas d’hier et fait partie de l’exercice normal de la démocratie. Pas de quoi fouetter un chat.

Tenez, à Bruxelles précisément se prépare, deuis des mois et des mois, une Charte Européenne de la chimie. Enorme boulot qui consiste à encadrer tout le secteur chimique européen. Et la chimie, c’est la pharmacie, le pétrole, les plastiques et ainsi de suite.
Eh bien, c’est le texte élaboré par le lobby de la chimie qui est discuté, amendé, renvoyé pour complément d’enquête par les technocrates bruxellois qui travaillent en « partenariat », comme ils disent, avec ce lobby hyper-puissant.
Personne ne s’en offusque, tout ce beau monde bruxellois trouve cela normal.

Aux Etats-Unis, il y a, depuis des lustres, un lobby qui défend les intérêts des juifs au même titre qu’il y en a qui défendent les intérêts des moldo-slovaques, filles-mères et autres gays. La classe politique les reconnaît, sacrifie à leur rites et coutumes et personne ne s’en offusque.

Qu’il y ait un lobby sioniste, quoi de plus normal ? Il s’agit, ni plus, ni moins de défendre et d’illustrer un pôle d’intérêt comme d’autres défendent les intérêts du savon de Marseille.

Qu’un lobby quelconque excède sa mission de groupe de pression et, par toutes sortes de pressions, légales ou non, force la main à ses interlocuteurs, est une autre histoire qui n’est pas le sujet de ce papier.

Dénoncer les manœuvres d’un lobby, quoi de plus légitime ? On imagine fort bien, à Bruxelles, le lobby de la chimie dénoncer les « manœuvres » du lobby écologique et ce dernier faire de même à l’encontre du premier. C’est le jeu !

Et voilà que la suspicion est jetée sur le terme « lobby sioniste ». On ne pourrait pas le mentionner…

Dénoncer les outrances, voire plus, de ceux qui, à tout prix et surtout à celui de la vérité, supportent la politique de l’Etat d’Israël, serait un acte raciste, anti-sémite et qualifié en tant que tel par la loi.

Mais où va-t-on ?

Il y a un lobby sioniste, ce n’est plus à prouver, et ce que nous dénoncons, ce sont ses outrances, sa volonté d’annihilier tout  ce qui va à l’encontre de son intérêt propre au détriment de l’intérêt général.

Et ce dernier ne souhaite pas être entraîné dans ce conflit aux côtés de ceux qui privilégient la force brutale et la spoliation dans cette région du monde.

Et s’il souhaite, en plus, s’impliquer dans le rétablissement de la justice et de l’équité, pourquoi le menacer ?

Poser la question, c’est y répondre.


 

 

 

 

 

 

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