M. Ahmadinejad a gagné les élections en Iran.

Publié le par Ali


M. Malbrunot m'épargne la rédaction d'un papier que je voulais écrire sur la tendance, un peu facile, qu'ont les journalistes occidentaux à se concentrer dans les quartiers nord de Téhéran, peuplés de gens cultivés, plus ou moins occidentalisés et portés, intellectuellement à la critique du pouvoir en place, quel qu'il soit. En fait, M. Ahmadinejad a gagné parce qu'il est le candidat des petites gens des quartiers populaires, des paysans, des petits artisans.
N'en déplaise à certains...
D'autre part, on nous présente le concurrent de M. Ahmadinjad comme l'homme qui veut "renouer" avec l'occident. Il le souhaite, certes, mais pas plus que le gagnant et avec autant de garanties de non ingérence. 
N'oublions pas que le pouvoir réel en Iran est détenu par l'Ayatollah Khameini qui, in fine, a toujours le dernier mot.

http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2009/06/iran-pourquoi-une-telle-suri.html

 

Iran: pourquoi une telle surprise?

 

nejad.jpgUne fois de plus, les Iraniens nous ont surpris. On attendait le « bon » Mir Hossein Moussavi et sa « vague verte » annoncée par la presse. Voilà qu’on se retrouve avec « le vilain » Mahmoud Ahmadinejad, connu pour ses diatribes anti occidentales, réélu à une large majorité, président de la République.

Que s’est-il passé ? Les explications sont multiples. Fraude massive ! dénoncent les partisans du vaincu Moussavi, qui portait les espoirs de la jeunesse, des femmes et – maladroitement sans doute - de l’Occident, et qui ont choisi de protester dans la rue.

Invoquer des bourrages d’urnes massifs, lorsque le vainqueur rassemble 62% des voix peut certes paraître osé. Mais le régime iranien dispose bel et bien d’une « réserve » de voix – 10% voire même 15%, selon des experts – que ses affidés peuvent mobiliser, s’ils constatent que la République islamique est menacée par un challenger ou des partisans, un peu trop bruyants dans la rue.

C’est ce qui s’était déjà passé, entre les deux tours de la présidentielle de 2005, lorsque le tentaculaire appareil d’état avait massivement reporté ses voix sur Ahmadinejad, faisant perdre contre toute attente Ali Akbar Rafsandjani, l’un des piliers pourtant de la République islamique.

« Cette fois-ci, le régime a de nouveau eu peur des grandes manifestations populaires pro Moussavi, comme celles qui ont eu lieu à Téhéran avant le premier tour », relève un ancien diplomate en poste en Iran. « Toute cette foule de jeunes scandant des slogans hostiles à Ahmadinejad a crispé le régime qui a décidé de passer à l’action », ajoute-t-il.

Le pouvoir dispose de puissants leviers pour activier cette « réserve » de voix, à commencer par les centaines de millers de Pasdarans (les Gardiens de la révolution) et de les bassidjs (une force supplétive), sans compter tous les fonctionnaires zélés du ministère de l’Intérieur, que le président sortant avait pris soin de verrouiller depuis un an.

« Vous savez qu’en Iran, on vote en inscrivant le nom du candidat sur le bulletin, explique un homme d’affaires, quand on est illétré au fin fonds du pays - et il y en a quand même pas mal - un Pasdaran dans le bureau de vote peut vous aider par exemple à bien voter », dit-il.

Qu’il y ait eu fraude fait guère de doute. Mais, seule, elle ne suffit sans doute pas à expliquer la réélection de Mahmoud Ahmadinejad.

« On a sous estimé son ancrage dans la société », estime l’ancien diplomate. Nejad est « une redoutable bête politique ». Il est populaire. Depuis 2005, il a davantage gouverné par la subvention que par la répression, même si celle-ci s’est abattue sur des opposants, et que l’inflation a fait fondre le pouvoir d’achat. Pour y remédier, il a distribué aux pauvres, aux ouvriers, aux ménages. Il a prétendu avoir rompu avec l’affairisme. Il a aussi flaté la fierté historique de tout un peuple, en tenant tête à l’Occident sur la question du nucléaire.

N’oublions pas encore qu’il a cadenassé l’appareil d’état, en nommant une majorité de gouverneurs dans les provinces qui ont massivement voté pour lui. Bref, Ahmadinejad s’est assuré un solide réseau de soutiens électoraux à travers le pays. Et puis, il a pu compter sur l’appui du Guide suprême, l’ayatollah Ali Khameneï, le numéro un du régime iranien. Même si ces dernières semaines, Khameneï s’était fait discret, ses prises de positions de début de campagne en faveur du candidat qui saura le mieux « résister aux pressions occidentales » n’ont trompé personne.

Et derrière, le Guide, c’est une bonne partie des ficelles du pouvoir, dont Ahmadinejad pouvait disposer. Et tous ne souhaitaient pas un second tour qui aurait vu l’ultraconservateur président affronter Moussavi, soutenu alors par tous les autres candidats. Priorité était donc de gagner dès vendredi.

L’ultime explication de cette surprise nous est fournie par un bon connaisseur de l’Iran : « la presse comme les diplomates en poste à Téhéran se concentrent trop sur les quartiers nord de Téhéran, où vivent les bourgeois et les jeunes occidentalisés qui portent des ray ban. Mais ce n’est pas l’Iran. L’Iran c’est 75 millions d’habitants. Or, vous comme nous avons beaucoup de mal à appréhender l’Iran des profondeurs, ou l’Iran des pauvres qui nous est inaccessible''.

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81 commentaires

Etes vous deja allé en iran, dans les villages, ou villes populaires ?

la propagande est importante, les télévisions d'états deversent leurs flot de propagande pro-ahjmaninejad. Ils n'entendnt que ca dans les villages et petites villes et finissent pas le croire. les sources d'information sont la télé dans la plupar des cas. et la religion, et come elle est controlé par le pouvoir... c'est profond !

Certaines personnes, en particuliers les vieux pontes, aiment toujours ce statut de la femme, rester en retrait, avec le foulard, dans la cuisine. Ils sont influant et rayonnent ou il n' ya pas accès a d'autres sources d'information. Le quartier nord de teheran est le quartier des jeunes qui veulent changer. il y a aussi cela a tabriz, esfahan et autre grandes villes. Il ne faut pas oublier que l'Iran a une énorme tradition culturelle et en particulier d'écrivain et de poète. c'est un peuple cultivé et avide d'apprendre.

cette pensée aussi se propage dans les mosqué, un lieu de vie iranien. les gens ont aussi peur de parler contre le régime, il ont peur de la répression. des coups

mais ou sont pasé nos dirigeants europeens avant le scrutin ? a part critiquer, que font-ils ? les iraniens ont besoin de soutien, de prise de position de l'europe qui pouvait faire changer la balance vraiment, qui pouvaient inciter au changement, a encourager. ils n'ont pas besoi qu'on disent que ahmaninedjad est un terroriste car ils vont ausi le prendre pour eux.

dire que iran = terroriste apres, est un peu facile de la part de nos gouvernement.

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