Je fais ce que je veux de mes cheveux !

Publié le par Ali

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Je fais ce que je veux avec mes cheveux , Obama, le port du hijab et la France

Par Collectif des Féministes Pour l’Égalité, 26 juillet

Introduction

Dans un discours intitulé « Un nouveau départ », prononcé à l’université du Caire (Égypte) le 4 juin 2009, le président des Etats-Unis Barack Obama a, à plusieurs reprises, fait mention de la tenue vestimentaire de certaines femmes musulmanes, en l’espèce : le hijab. Ces propos ont suscité de nombreuses réactions dans l’ensemble de la presse française, ainsi que dans les milieux féministes traditionnels, pour la plupart pour le moins hostiles [1]. Nous, Collectif des féministes pour l’égalité, souhaitons ajouter notre voix quelque peu dissonante à ce concert par trop harmonieux et faire ainsi entendre une voix féministe exprimant un refus clair de toute stigmatisation des femmes musulmanes et demandant le respect de leurs droits.

Article

On peut certes émettre certaines réserves quant à la tonalité générale du discours de Barack Obama, qui tend à réduire les musulmanes et musulmans à leur seule dimension religieuse. De même, en choisissant de s’adresser aux « musulmans du monde entier » et à « l’islam », Barack Obama situe d’emblée son discours dans un cadre extrêmement large, au risque de privilégier une certaine orthodoxie – qui est globalement défavorable aux droits des femmes – oblitérant la pluralité des identités islamiques, et présentant l’islam, les musulmanes et les musulmans comme des réalités a-spatiales et intemporelles. Nous rappelons donc qu’il s’agit là d’un discours politique, et qu’il est par conséquent légitime qu’il soit appréhendé et critiqué comme tel [2].

Mais revenons sur les propos qui ont suscité la polémique en France. Au cours de son discours, Barack Obama mentionne par trois fois la tenue des femmes musulmanes :

« En outre, la liberté en Amérique est indissociable de celle de pratiquer sa religion. (…) C’est pour cette raison que le gouvernement des États-Unis a recours aux tribunaux pour protéger le droit des femmes et des filles à porter le hijab et pour punir ceux qui leur contesteraient ce droit. »

« Il importe que les pays occidentaux évitent d’empêcher les musulmans de pratiquer leur religion comme ils le souhaitent, par exemple, en dictant ce qu’une musulmane devrait porter. »

« Je rejette l’opinion de certains selon laquelle une femme qui choisit de se couvrir la tête est d’une façon ou d’une autre moins égale » [3]

Les propos de Barack Obama sont parfaitement clairs : il n’est nullement question – comme la majorité des voix s’étant élevées contre lesdits propos le prétendent – de défendre voire de promouvoir le port du hijab. Il est uniquement question de défendre, y compris par le recours au droit positif lorsque cela se révèle nécessaire, le droit de le porter pour les femmes qui le souhaitent. Il n’appartient à personne – quels que soient son sexe et son orientation spirituelle – d’imposer aux femmes une quelconque tenue vestimentaire. De même qu’il n’appartient à personne de restreindre quelque droit fondamental que ce soit, sinon pour garantir la dignité de la personne, la liberté individuelle ou l’ordre public.

Il n’est certes pas expressément fait mention des femmes, musulmanes ou non, à qui le port du hijab ou toute autre restriction vestimentaire est imposé, de manière directe ou indirecte, et nous le regrettons. Le discours présidentiel gagnerait notamment à être complété par les deux propositions suivantes :

« C’est pour cette raison que le gouvernement des États-Unis a recours aux tribunaux pour protéger le droit des femmes et des filles à porter le hijab comme à ne pas le porter et pour punir ceux qui leur contesteraient ces droits »

« Nous rejetons l’opinion de certains selon laquelle une femme qui choisit de se couvrir ou de ne pas se couvrir la tête est d’une façon ou d’une autre moins égale »

Toute liberté implique nécessairement l’existence d’alternatives contradictoires et/ou complémentaires. Nous réaffirmons par conséquent que le droit de ne pas porter le hijab a pour corollaire le droit de le porter. L’ensemble des propos de Barack Obama relatifs au port du hijab concernent des pays, notamment les Etats-Unis, dont la majorité de la population n’est aujourd’hui pas musulmane : il apparaît donc légitime qu’il y soit davantage question de la défense du droit des femmes musulmanes de porter le hijab, même si nous réaffirmons la nécessité de lutter afin que nulle ne soit contrariée dans sa liberté de ne pas le porter.

De plus, Barack Obama consacre une section entière de son discours à la promotion de l’éducation des filles et des femmes musulmanes. On pourra certes arguer que les déclarations d’intention ne prennent leur valeur que lorsqu’elles sont suivies de mesures effectives, mais il est purement et simplement malhonnête de réduire le contenu du discours présidentiel à l’égard des femmes à la seule défense de leur liberté de porter le hijab.

Nous soulignons, pour finir, que Barack Obama n’omet pas de préciser que la question de l’égalité des femmes ne saurait constituer une question proprement islamique. Il invite en cela l’ensemble des sociétés à poursuivre la lutte en faveur des droits des femmes. Nous remarquons que cet aspect du discours n’a opportunément fait l’objet d’aucun commentaire de la part des diverses voix féministes s’étant élevées contre la position présidentielle vis-à-vis du port du hijab, de même que n’a pas été commentée l’affirmation selon laquelle

« nous ne pouvons pas déguiser l’hostilité envers la religion sous couvert de libéralisme ».

Si la France, État laïque, n’a aucunement vocation à défendre une quelconque orientation spirituelle per se, nous rappelons qu’il relève de son devoir d’assurer effectivement l’égalité de l’ensemble de ses citoyennes et citoyens. Priver d’accès à l’éducation les fillettes et jeunes filles portant le hijab – qu’elles aient ou non choisi cette tenue – sous couvert d’émancipation, contrevient manifestement à ce devoir, et entrave profondément et durablement l’émancipation effective des femmes.

Mais il est certes autrement plus confortable de hurler avec les loups, et de déclarer à l’instar d’une Annie Sugier [4] que

« porter soi-disant “librement” un accessoire vestimentaire qui, dans toute une partie du monde, est une obligation légale imposée à toutes les femmes (…) représente une allégeance à l’égard des théocraties qui y font la loi ».  [5]

Un tel raisonnement conduit à affirmer que, puisque certains systèmes politiques et/ou sociaux persécutent, sur la base d’un argumentaire religieux, les femmes qui vont tête nue, la France, État laïc, est fondée à persécuter les femmes qui couvrent leurs cheveux. On ne peut assurer – à moins de faire le deuil de toute honnêteté intellectuelle [6] – que le port du hijab dans des contextes aussi divers que Brasilia, le Caire, Dakar, Kuala Lumpur, Londres, Los Angeles, Moroni, Nouakchott, Paris, Pristina, Ryadh ou Téhéran ne procède que d’une seule et même logique : « signifier leur statut de deuxième rang » aux femmes, par le biais du « signe le plus radical de [leur] oppression », au « sens humiliant ».

Dans la continuité de nos réflexions et de nos actions depuis cinq ans, le Collectif des féministes pour l’égalité persiste à dénoncer la loi promulguée le 15 mars 2004 qui, si elle prétend viser tous les signes religieux, s’attaque avant tout aux filles musulmanes qui portent le hijab, et a pour conséquence leur déscolarisation. Nous dénonçons aussi le mensonge de Nicolas Sarkozy et l’aplomb avec lequel il a osé répliquer au président Obama que

« en France, toute jeune fille qui veut porter le voile peut le faire » [7].

En France, non seulement les filles voilées ne peuvent fréquenter l’école publique, mais que ce soit partout, dans la rue, dans les transports en commun, dans les administrations, à l’université, ou encore dans les commerces, la stigmatisation constante de l’islam, largement relayée par les médias et la classe politique – Nicolas Sarkozy inclus – est source d’humiliations et de discriminations quotidiennes.

Combien de temps encore la France exclura-t-elle les femmes au prétexte de les émanciper ?

Textes de Collectif des Féministes Pour l’Égalité

Article<\/span> <\/h2>

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On peut certes \u00e9mettre certaines r\u00e9serves quant \u00e0 la tonalit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale du discours de Barack Obama, qui tend \u00e0 r\u00e9duire les musulmanes et musulmans \u00e0 leur seule dimension religieuse. De m\u00eame, en choisissant de s\u2019adresser aux \u00ab\u00a0musulmans du monde entier\u00a0\u00bb et \u00e0 \u00ab\u00a0l\u2019islam\u00a0\u00bb, Barack Obama situe d\u2019embl\u00e9e son discours dans un cadre extr\u00eamement large, au risque de privil\u00e9gier une certaine orthodoxie \u2013 qui est globalement d\u00e9favorable aux droits des femmes \u2013 oblit\u00e9rant la pluralit\u00e9 des identit\u00e9s islamiques, et pr\u00e9sentant l\u2019islam, les musulmanes et les musulmans comme des r\u00e9alit\u00e9s a-spatiales et intemporelles. Nous rappelons donc qu\u2019il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019un discours politique, et qu\u2019il est par cons\u00e9quent l\u00e9gitime qu\u2019il soit appr\u00e9hend\u00e9 et critiqu\u00e9 comme tel\u00a0[2<\/a>].<\/span> <\/p>

Mais revenons sur les propos qui ont suscit\u00e9 la pol\u00e9mique en France. Au cours de son discours, Barack Obama mentionne par trois fois la tenue des femmes musulmanes\u00a0:<\/span> <\/p>

\u00ab\u00a0En outre, la libert\u00e9 en Am\u00e9rique est indissociable de celle de pratiquer sa religion. (\u2026) C\u2019est pour cette raison que le gouvernement des \u00c9tats-Unis a recours aux tribunaux pour prot\u00e9ger le droit des femmes et des filles \u00e0 porter le hijab et pour punir ceux qui leur contesteraient ce droit.\u00a0\u00bb<\/em><\/span> <\/p>

\u00ab\u00a0Il importe que les pays occidentaux \u00e9vitent d\u2019emp\u00eacher les musulmans de pratiquer leur religion comme ils le souhaitent, par exemple, en dictant ce qu\u2019une musulmane devrait porter.\u00a0\u00bb<\/em><\/span> <\/p>

\u00ab\u00a0Je rejette l\u2019opinion de certains selon laquelle une femme qui choisit de se couvrir la t\u00eate est d\u2019une fa\u00e7on ou d\u2019une autre moins \u00e9gale\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0[3<\/a>]<\/span> <\/p>

Les propos de Barack Obama sont parfaitement clairs\u00a0: il n\u2019est nullement question \u2013 comme la majorit\u00e9 des voix s\u2019\u00e9tant \u00e9lev\u00e9es contre lesdits propos le pr\u00e9tendent \u2013 de d\u00e9fendre voire de promouvoir le port du hijab. Il est uniquement question de d\u00e9fendre, y compris par le recours au droit positif lorsque cela se r\u00e9v\u00e8le n\u00e9cessaire, le droit de le porter pour les femmes qui le souhaitent. Il n\u2019appartient \u00e0 personne \u2013 quels que soient son sexe et son orientation spirituelle \u2013 d\u2019imposer aux femmes une quelconque tenue vestimentaire. De m\u00eame qu\u2019il n\u2019appartient \u00e0 personne de restreindre quelque droit fondamental que ce soit, sinon pour garantir la dignit\u00e9 de la personne, la libert\u00e9 individuelle ou l\u2019ordre public.<\/span> <\/p>

Il n\u2019est certes pas express\u00e9ment fait mention des femmes, musulmanes ou non, \u00e0 qui le port du hijab ou toute autre restriction vestimentaire est impos\u00e9, de mani\u00e8re directe ou indirecte, et nous le regrettons. Le discours pr\u00e9sidentiel gagnerait notamment \u00e0 \u00eatre compl\u00e9t\u00e9 par les deux propositions suivantes\u00a0:<\/span> <\/p>

\u00ab\u00a0C\u2019est pour cette raison que le gouvernement des \u00c9tats-Unis a recours aux tribunaux pour prot\u00e9ger le droit des femmes et des filles \u00e0 porter le hijab comme \u00e0 ne pas le porter<\/em> et pour punir ceux qui leur contesteraient ces droits\u00a0\u00bb<\/span> <\/p>

\u00ab\u00a0Nous rejetons l\u2019opinion de certains selon laquelle une femme qui choisit de se couvrir ou de ne pas se couvrir<\/em> la t\u00eate est d\u2019une fa\u00e7on ou d\u2019une autre moins \u00e9gale\u00a0\u00bb<\/span> <\/p>

Toute libert\u00e9 implique n\u00e9cessairement l\u2019existence d\u2019alternatives contradictoires et\/ou compl\u00e9mentaires. Nous r\u00e9affirmons par cons\u00e9quent que le droit de ne pas porter le hijab a pour corollaire le droit de le porter. L\u2019ensemble des propos de Barack Obama relatifs au port du hijab concernent des pays, notamment les Etats-Unis, dont la majorit\u00e9 de la population n\u2019est aujourd\u2019hui pas musulmane\u00a0: il appara\u00eet donc l\u00e9gitime qu\u2019il y soit davantage question de la d\u00e9fense du droit des femmes musulmanes de porter le hijab, m\u00eame si nous r\u00e9affirmons la n\u00e9cessit\u00e9 de lutter afin que nulle ne soit contrari\u00e9e dans sa libert\u00e9 de ne pas le porter.<\/span> <\/p>

De plus, Barack Obama consacre une section enti\u00e8re de son discours \u00e0 la promotion de l\u2019\u00e9ducation des filles et des femmes musulmanes. On pourra certes arguer que les d\u00e9clarations d\u2019intention ne prennent leur valeur que lorsqu\u2019elles sont suivies de mesures effectives, mais il est purement et simplement malhonn\u00eate de r\u00e9duire le contenu du discours pr\u00e9sidentiel \u00e0 l\u2019\u00e9gard des femmes \u00e0 la seule d\u00e9fense de leur libert\u00e9 de porter le hijab.<\/span> <\/p>

Nous soulignons, pour finir, que Barack Obama n\u2019omet pas de pr\u00e9ciser que la question de l\u2019\u00e9galit\u00e9 des femmes ne saurait constituer une question proprement islamique. Il invite en cela l\u2019ensemble des soci\u00e9t\u00e9s \u00e0 poursuivre la lutte en faveur des droits des femmes. Nous remarquons que cet aspect du discours n\u2019a opportun\u00e9ment fait l\u2019objet d\u2019aucun commentaire de la part des diverses voix f\u00e9ministes s\u2019\u00e9tant \u00e9lev\u00e9es contre la position pr\u00e9sidentielle vis-\u00e0-vis du port du hijab, de m\u00eame que n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 comment\u00e9e l\u2019affirmation selon laquelle<\/span> <\/p>

\u00ab\u00a0nous ne pouvons pas d\u00e9guiser l\u2019hostilit\u00e9 envers la religion sous couvert de lib\u00e9ralisme\u00a0\u00bb<\/em>.<\/span> <\/p>

Si la France, \u00c9tat la\u00efque, n\u2019a aucunement vocation \u00e0 d\u00e9fendre une quelconque orientation spirituelle per se<\/em>, nous rappelons qu\u2019il rel\u00e8ve de son devoir d\u2019assurer effectivement l\u2019\u00e9galit\u00e9 de l\u2019ensemble de ses citoyennes et citoyens. Priver d\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9ducation les fillettes et jeunes filles portant le hijab \u2013 qu\u2019elles aient ou non choisi cette tenue \u2013 sous couvert d\u2019\u00e9mancipation, contrevient manifestement \u00e0 ce devoir, et entrave profond\u00e9ment et durablement l\u2019\u00e9mancipation effective des femmes.<\/span> <\/p>

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Mais il est certes autrement plus confortable de hurler avec les loups, et de d\u00e9clarer \u00e0 l\u2019instar d\u2019une Annie Sugier\u00a0[4<\/a>] que<\/span> <\/p>

\u00ab\u00a0porter soi-disant \u201clibrement\u201d un accessoire vestimentaire qui, dans toute une partie du monde, est une obligation l\u00e9gale impos\u00e9e \u00e0 toutes les femmes (\u2026) repr\u00e9sente une all\u00e9geance \u00e0 l\u2019\u00e9gard des th\u00e9ocraties qui y font la loi\u00a0\u00bb.<\/em> \u00a0[5<\/a>]<\/span> <\/p>

Un tel raisonnement conduit \u00e0 affirmer que, puisque certains syst\u00e8mes politiques et\/ou sociaux pers\u00e9cutent, sur la base d\u2019un argumentaire religieux, les femmes qui vont t\u00eate nue, la France, \u00c9tat la\u00efc, est fond\u00e9e \u00e0 pers\u00e9cuter les femmes qui couvrent leurs cheveux. On ne peut assurer \u2013 \u00e0 moins de faire le deuil de toute honn\u00eatet\u00e9 intellectuelle\u00a0[6<\/a>] \u2013 que le port du hijab dans des contextes aussi divers que Brasilia, le Caire, Dakar, Kuala Lumpur, Londres, Los Angeles, Moroni, Nouakchott, Paris, Pristina, Ryadh ou T\u00e9h\u00e9ran ne proc\u00e8de que d\u2019une seule et m\u00eame logique\u00a0: \u00ab\u00a0signifier leur statut de deuxi\u00e8me rang\u00a0\u00bb<\/em> aux femmes, par le biais du \u00ab\u00a0signe le plus radical de [leur] oppression\u00a0\u00bb<\/em>, au \u00ab\u00a0sens humiliant\u00a0\u00bb<\/em>.<\/span> <\/p>

Dans la continuit\u00e9 de nos r\u00e9flexions et de nos actions depuis cinq ans, le Collectif des f\u00e9ministes pour l\u2019\u00e9galit\u00e9 persiste \u00e0 d\u00e9noncer la loi promulgu\u00e9e le 15 mars 2004 qui, si elle pr\u00e9tend viser tous les signes religieux, s\u2019attaque avant tout aux filles musulmanes qui portent le hijab, et a pour cons\u00e9quence leur d\u00e9scolarisation. Nous d\u00e9non\u00e7ons aussi le mensonge de Nicolas Sarkozy et l\u2019aplomb avec lequel il a os\u00e9 r\u00e9pliquer au pr\u00e9sident Obama que<\/span> <\/p>

\u00ab\u00a0en France, toute jeune fille qui veut porter le voile peut le faire\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0[7<\/a>].<\/span> <\/p>

En France, non seulement les filles voil\u00e9es ne peuvent fr\u00e9quenter l\u2019\u00e9cole publique, mais que ce soit partout, dans la rue, dans les transports en commun, dans les administrations, \u00e0 l\u2019universit\u00e9, ou encore dans les commerces, la stigmatisation constante de l\u2019islam, largement relay\u00e9e par les m\u00e9dias et la classe politique \u2013 Nicolas Sarkozy inclus \u2013 est source d\u2019humiliations et de discriminations quotidiennes.<\/span> <\/p>

Combien de temps encore la France exclura-t-elle les femmes au pr\u00e9texte de les \u00e9manciper\u00a0?<\/span> <\/p> <\/div>

Textes de Collectif des F\u00e9ministes Pour l\u2019\u00c9galit\u00e9<\/span> <\/h2>

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