Obama Président: et alors ?
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| Les jeux sont faits. Sauf fraude électorale (ce qui n’est pas du tout à exclure), Obama deviendra Président des Etats-Unis. Et alors ? Ben, à part la couleur, pas grand-chose. Une restauration partielle de l’image des Etats-Unis, en Afrique notamment, comme en Europe. Les autres parties du monde demeurant pour le moins indifférentes, tant elles supputent que l’un et l’autre n ‘ont comme différence que leur conception de la « gestion ». Car c’est de cela qu’il s’agit : d’une gestion. Les hommes politiques, les vrais, ne sont pas légions. Eux, ils veulent « changer » les choses et, partant, le monde. Les autres, l’immense majorité, ne pensent qu’à gérer les problèmes, les tensions, les conflits, uns par uns, par petits paquets. Politique des « petits pas » comme disait ce Monsieur Kissinger de sinistre mémoire. Les Pères fondateurs des Etats-Unis d’Amérique étaient des politiques au sens vrai du terme. Ils ont changé les choses et, à leur corps défendant sans doute, ils ont changé le monde. Il n’y aurait pas eu de Révolution française sans la guerre d’Indépendance aux Amériques. Lénine et ses camarades ont, eux aussi, changé le monde, de même – rendons leur cette justice- ces hommes qui, au lendemain de la dernière guerre, ont créé la Communauté européenne du charbon et de l’acier, prélude à cette Union si décriée. Chez nous, un De Gaulle, dans la guerre et, ensuite, dans la paix, a changé le cours de notre nation. Mais ce genre d’homme meurt sans successeurs. Et Obama ? A moins d’une divine surprise, il gèrera. Mieux que McCain ? Cela reste à voir. Comment imaginer l’indépendance d’une homme élu après une campagne électorale d’un milliard de dollars ? Il y aura, c’est forcé ! des retours d’ascenseur. Je vous invite donc, chers lecteurs, à un minimum d’esprit critique. La forme sera différente, l’essence demeurera la même. Les Etats-Uniens n’ont jamais été à la hauteur de la tâche que l’Histoire leur a dévolue. Il ne faut pas les en blâmer, ils ne le souhaitaient pas. Ils furent forcés par les évènements à assumer un rôle qu’ils n’avaient ni espéré, ni choisi. La vieille Europe s’est suicidée en août 1914 et, qu’on le reconnaisse ou non, elle est bien morte, politiquement s’entend. Alors quoi ? Eh bien, à défaut d’un homme providentiel, bandons nos volontés individuelles pour que le changement radical s’impose petit à petit. Cela peut prendre du temps, cela demande surtout du courage, de la persévérance et une volonté à toute épreuve. J’en appelle à l’union de tous ceux qui le souhaitent. Qu’ils unissent leurs forces sans considération de leurs positions idéologiques, de droite ou de gauche. Je vois dans l’émergence d’une conscience écologique, dans la dénonciation du sionisme, dans la déconstruction du capitalisme sauvage et de l’impérialisme d’où qu’il soit, suffisamment de motifs d’union. L’heure n’est plus au « tout sauf Sarkozy », il est temps qu’elle devienne celle du « tout sauf ce qui fut » ! |