Etats-Unis: après le rêve, la réalité...
Parce qu’il est noir, je suis heureux que le sénateur Obama ait été élu Président des Etats-Unis. Ce n’est pas un changement, mais une révolution et rien que pour ce chromatisme nouveau, je m’en réjouis. Et partage la légitime fierté de tous les noirs, des Etats-Unis comme du monde, qui voient leur diginité reconnue.
Et maintenant ?
Le Président Obama, saura-t-il tenir ses promesses et les espoirs qu’il suscite ?
Voyons un peu et dans le désordre
Va-t-il, comme promis, fermer Guantanamo ?
Instaurer une couverture médicale universelle dans un pays où cette proposition a valu la haine à Hillary Clinton ?
Rapatrier les troupes d’Irak dans les treize mois qui viennent, au risque de rentrer en vaincus ? Parlementer en Afghanistan avec les Talibans ?
En finir avec la politique expansionniste de l’Otan ?
Résister aux lobbies sionistes qui poussent à la guerre en Palestine ?
Faire de réels efforts pour qu’une solution digne et pacifique voit le jour au Moyen-Orient ?
Ecouter, enfin, les Palestiniens ?
Ecouter, enfin, les Iraniens ?
Considérer les Européens comme autre chose que des godillots et l’Europe comme un chasse gardée ?
Décoloniser l’Amérique latine ?
Croire enfin que s’il y a des pauvres, ce n’est pas seulement parce que les riches sont vertueux et que Dieu les aime, mais parce que l’injustice règne chez les hommes ?
Et mettre en place, ne fut-ce qu’un embryon de politique sociale en faveur des plus démunis ?
Mais il y a aussi autre chose : je ne sais pas si les forces occultes qui agissent dans l’ombre des Etats-Unis et du monde vont laisser le rêve se dérouler tel quel. Je me souviens de Kennedy assassiné par les sicaires de lobbies mécontents des réforme – fiscales entre autres - que ce Président souhaitait inaugurer.
A la place du futur Président des Etats-Unis, je ne baisserai pas ma garde.
L’Histoire repasse les plats.