Deux mots à un sioniste compulsif
| Je constate, une fois de plus, qu’il est mythes, des dogmes, qu’il vaut mieux ne pas bousculer. Celui du « peuple juif « en est un. Ainsi donc, la déportation des juifs en 72 après J.C, n’est qu’une histoire mise en scène par les chrétiens pour faire croire à une vengeance divine du « déïcide » des juifs. Titus a rasé le Temple, réduit en esclavage des milliers de juifs, mais jamais, au grand jamais, il n’a déporté ce peuple. L’aurait-il voulu qu’il n’en avait pas les moyens. N’est pas nazi qui veut ! Les juifs, rappelle M. Sand, ont pratiqué le prosélytisme tout au long de l’Antiquité. C’est le christianisme, devenu religion d’Etat dans l’Empire romain, qui y a mis un terme. Tous les historiens de l’Antiquité le confirment. Il y a donc eu des juifs greco-romains et puis, en Afrique du Nord, des Berbères convertis, ancêtres des juifs dits « sépharades ». En Palestine, après la destruction du Temple, les juifs sont restés et, au cours des siècles suivants, se sont convertis au christianisme et à l’islam. Les juifs de la Torah et de l’Evangile, conclut notre historien, sont les pères des Palestiniens d’aujourd’hui. On comprend que ce genre de thèse ne plaise pas aux sionistes purs et durs pour qui le « peuple juif » est un dogme sacré et indiscutable. Quant aux « azkhenazes », ces juifs d’Europe centale si différents des autres, M. Shlomo reprend la thèse de l’origine Khazars de cette ethnie. Les Khazars, un peuple turco-caucasien, qui s’est en masse converti au judaïsme au neuvième siècle de notre ère, pour ensuite se répandre en Europe centrale où il s'est mélangé aux slaves. Encore une thèse tabou. Tabou, parce que le mythe, l’invention du peuple juif, ne date que d’un siècle environ, poursuite M. Sand. Il a fallu développer ce mythe pour conforter les thèses sionistes du retour dans la matérialité de la Terre Sainte. Auparavant, les juifs, Azkhenases ou Sépharades, se considéraient comme les « habitants » de la Torah. Leur « terre » était, est encore, la Torah. Le commentateur compulsif qui, aujourd’hui, a inondé mon blog de considérations spécieuses, m’accuse d’être, sous couvert d’antisionisme, un antisémite. La ficelle est grosse et éculée. Pas touche au sionisme, sans quoi l'accusation de racisme anti-juif fuse. Allons ! Il existe des hommes, des juifs, qui sont d’authentiques anti-sionistes, Noam Chomsky par exemple et tous ces rabbins orthodoxes pour qui l’existence d’Israël est une insulte à l’esprit de la Torah. Il y a en Israël même des milliers de militants du mouvement « La Paix maintenant » qui sauvent l’honneur des juifs. Il y a des centaines de milliers de juifs à travers le monde qui sont indifférents au sort d’Israël, simplement parce qu’ils se considèrent d’abord comme Européens ou Américains. Etre juif, c’est pratiquer la religion mosaïque. Rien de plus, rien de moins. Celui qui ne la pratique pas, n’appartient pas à cette communauté religieuse, encore moins à un peuple, tout au plus peut-il se rattacher à une origine religieuse ancêstrale. Ce fut le cas de gens comme Freud ou Einstein. Il est absolument scandaleux et illogique que, sous prétexte d’être circonsis, tout un chacun, né à Brooklyn, Paris ou Varsovie, peut se rendre à Hébron et proclamer haut et fort : ceci est ma terre. Le sionisme c’est le vol des terres, la déportations de populations indigènes, le renouveau de « bantoustans » si décriés dans l’Afrique du Sud de l’apartheid. C’est le règne de la force brutale, de l’assassinat ciblé et revendiqué comme tel, celui du mensonge et de la provocation. L’antisionisme, c’est un humanisme pour qui le rétablissement de la vérité et de la justice prime sur toutes les autres considérations. C’est la défense des opprimés, des plus faibles et des spoliés. Israël, qu’on le veuille ou non, finira par disparaïtre. En 2030, il y aura autant de juifs israëliens que d’arabes. Israël ne sera plus, de facto un Etat juif. La démographie galopante dans les territoires occupés sera une pression insoutenable pour ce pays empêtré dans ses contradictions internes. Alors, avant que l’irréparable n’arrive avec son cortège de malheurs, il serait bon que les juifs dans le monde se ressaisisent et oeuvrent pour que la Palestine soit reconnue en tant que telle, soit un seul pays pour les deux communautés. Il est encore temps, mais il n'y en a plus à perdre ! Photo: sur un mur du quartier juif orthodoxe de Mea-Sharim à Tel-Aviv
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